Pourquoi le changement d’heure peut nous donner la pêche ?

Ce week-end, fêtards, dormeurs, sériphiles vont devoir accorder leurs montres car on passe à l’heure d’hiver : dimanche à 3h du matin, il sera 2h. En plus de nous donner une heure supplémentaire pour flâner au lit, le changement d’heure nous permet d’avoir un rythme de vie plus adapté à notre besoin en lumière.

Rédigé par Juliette De La Salle, le 29 Oct 2016, à 16 h 53 min

Chaque dernier week-end de mars et d’octobre c’est la même question : est-ce que ce sera une heure de sommeil en plus ou en moins ? Dans chaque cas, l’avantage est que notre horloge biologique est modifiée.

Les impacts du changement d’heure

La partie du cerveau qui gère l’horloge biologique (l’hypothalamus) est connectée à la rétine, qui perçoit la lumière. Ainsi, lorsque le rythme de notre journée est modifié, notre perception lumineuse, que ce soit en quantité ou en intensité, est également modifiée. En hiver, avec une heure de plus, il faut s’habituer à avoir plus de lumière le matin et moins le soir. En été, avec une heure de moins, c’est l’inverse.

La lumière influe sur la production de la mélatonine, « l’hormone du sommeil » qui va provoquer l’endormissement et garantir la récupération : elle est produite en quantité lorsqu’il fait sombre. La lumière stoppe sa production et permet de se réveiller.

matin, changement d'heure

Concrètement, il faut s’endormir dans un endroit où il fait très sombre et se réveiller avec beaucoup de lumière. Et c’est précisément ce que nous permettent de faire les changements d’heure : harmoniser nos besoins en lumière avec celle disponible naturellement. Lundi, le réveil sera plus aisé car il se fera en même temps que le lever du jour.

Changement d’heure : « On est encore mieux adapté »

Le corps a besoin de temps pour se faire à ce nouveau rythme. Durant cette période transitoire, il est possible d’être fatigué. « Il y a un effet dans l’immédiat, le temps de quelques jours, mais ce n’est pas dramatique. Deux ou trois jours après on est encore mieux adapté », explique Jorge Mendoza, chercheur à l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives du CNRS. Pour minimiser le temps d’adaptation, il est conseillé de se mettre aux nouveaux horaires directement.

Selon le chercheur, les désagréments ressentis lors des changements d’heure sont parfois des réponses psychosomatiques : « c’est délicat, car on présente souvent le changement d’heure comme quelque chose de dangereux, alors que ça n’a pas d’effets drastiques. »

montre-heure-hiverPar contre, le corps ne peut s’adapter à de petits changements d’horaires que de manière ponctuelle. « Si on fait cela une fois par semaine, c’est un problème. Si on décale trop violemment notre rythme du week-end par rapport à celui de la semaine de façon automatique, cela peut être dangereux pour la santé ».

Utiliser la lumière

Pour mieux profiter encore du changement d’heure, il faut adapter son quotidien aux cycles lumineux. « Il faut savoir utiliser la lumière au moment et avec l’intensité qu’il faut » préconise Jorge Mendoza. En éteignant tous les écrans lorsque l’on sait que l’on va se coucher, ou en ouvrant ses volets le matin en se réveillant, par exemple.

Il conseille également de s’exposer au maximum à la lumière du jour qui, elle, joue sur la motivation, l’humeur ou encore la concentration. En hiver on parle parfois de « dépression saisonnière » car l’horloge biologique est moins stimulée à cause du manque de lumière.

changement-heure-hiver-bien-etreAlors dimanche profitez d’une heure de plus pour dormir, mais continuez de manger à la même heure !

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