Nerf vague : son rôle crucial dans votre bien-être et pourquoi le connaître

Aussi appelé nerf X ou pneumogastrique, le nerf vague est un des principaux acteurs de notre système nerveux autonome. Découvrez comment il fonctionne.

Rédigé par Elodie Mercier, le 29 Aug 2023, à 17 h 02 min
Nerf vague : son rôle crucial dans votre bien-être et pourquoi le connaître
Précédent
Suivant

Le nerf vague régule bon nombre de fonctions indispensables au fonctionnement optimal de notre corps. Où se situe-t-il ? Quels mécanismes conditionne-t-il ? Pourquoi est-il important de le stimuler et d’en prendre soin ? Toutes les réponses sont dans cet article !

Le nerf vague, l’agent de contrôle de votre corps

Pour commencer il n’y a pas un nerf vague mais deux : le droit et le gauche qui se diffusent de manière symétrique au niveau anatomique.

Qu’est-ce que le nerf vague ?

Il est appelé ainsi en référence au mot vagabond car il parcourt une grande partie de notre corps, devenant ainsi le nerf le plus généraliste du corps humain. C’est un des éléments principaux du système nerveux autonome qui contrôle la majeure partie des fonctions automatiques de notre organisme comme la fréquence cardiaque, la respiration, la digestion…. Il fait partie du système nerveux parasympathique, la branche relaxante du système nerveux autonome.

Quel est le trajet du nerf vague ?

Il prend naissance dans le tronc cérébral, structure archaïque située à la base du cerveau qui contrôle toutes nos fonctions réflexes permettant l’équilibre de nos fonctions vitales. Il se dirige ensuite via le foramen jugulaire vers le cou créant ainsi plusieurs rameaux nerveux :

  • Le rameau auriculaire qui contrôle les sensations au niveau de l’oreille.
  • Il y a aussi le rameau pharyngien gérant le réflexe de déglutition, l’ouverture et la fermeture des voies respiratoires supérieures et le réflexe nauséeux.
  • Le rameau laryngé qui permet la mobilité des cordes vocales.
nerf vague

Représentation 3D du nerf vague – © SciePro

En descendant vers le thorax, il se sépare de nouveau en plusieurs branches :

  • Le plexus cardiaque qui contrôle la fréquence et la puissance du muscle cardiaque ainsi que le diamètre des vaisseaux sanguins via des récepteurs sur l’aorte.
  • Le plexus pulmonaire qui innerve les bronches et gère leur diamètre d’ouverture et donc la capacité respiratoire.

Le nerf vague et le système digestif

Enfin au niveau de l’abdomen, il va innerver les principaux organes du système digestif en se divisant en cinq rameaux :

  • Le premier qui s’occupe de l’oesophage et de l’estomac en gérant les contractions de ces derniers ainsi que le PH gastrique et la sécrétion des enzymes digestives.
  • Le deuxième innervant le foie assurant les fonctions de détoxification, de gestion des sucres et des graisses avec la vésicule biliaire.
  • Le troisième va au pancréas pour la sécrétion de l’insuline et du glucagon, nécessaire à l’équilibre glycémique mais aussi à la sécrétion des enzymes digestives ( protéase,
    lipase et amylase) qui vont décomposer les aliments en nutriments.
  • Le quatrième innerve l’intestin grêle assurant le péristaltisme intestinal et l’absorption des macro et micronutriments.
  • Le cinquième s’occupe du gros intestin et du microbiote intestinal ainsi que des reins et de la vessie, gérant ainsi une partie du contrôle de la tension artérielle.
    Certaines branches supplémentaires innervent également le thymus et la rate, organes majeurs de notre système immunitaire.

Le nerf vague agit donc comme un chef d’orchestre pour toutes ces structures anatomiques et ces fonctions physiologiques, son bon fonctionnement est capital pour notre survie.

Quels sont les signes principaux de dysfonctionnement du nerf vague ?

Tout d’abord une mauvaise respiration qui sera située en partie haute du thorax, souvent superficielle et rapide. Elle ne permet pas une oxygénation profonde des tissus et organes et entraîne un stress oxydatif accru au niveau des cellules.
Il y aussi un fonctionnement cardiaque plus anarchique avec une variabilité cardiaque réduite, c’est à dire que la capacité du coeur à s’adapter à l’effort et à répondre calmement aux situations exceptionnelles est diminuée. Le coeur s’emballe facilement et la fréquence cardiaque a du mal à redescendre.

Tout le processus digestif est aussi impacté avec des troubles du transit, des ballonnements, des aigreurs d’estomac, une malabsorption des nutriments et des carences, des perturbations du microbiote intestinal…

nerf vague

L’électrothérapie est parfois utilisée pour stimuler le nerf vague – © Goami

Le système immunitaire est affaibli et déréglé à cause d’un état d’inflammation latent causé par le manque de sécrétion d’acétylcholine, principal neurotransmetteur anti inflammatoire du système nerveux parasympathique. Des maladies auto immunes, des infections à répétitions et des douleurs articulaires peuvent en être les symptômes. Le mauvais fonctionnement du filtre hépatique entraîne aussi une intoxication progressive de l’organisme, participant aussi à l’inflammation.

Des troubles du sommeil et un stress chronique s’installent, rendant de plus en plus compliqué la stimulation du tonus vagal par hyperactivation du système nerveux sympathique qui lui est antagoniste.

Comment faire pour en prendre soin au quotidien ?

Plusieurs points clés seront à mettre en oeuvre :

  • Apprendre à bien respirer, manière abdominale avec des exercices comme la cohérence cardiaque par exemple.
  • Manger lentement, dans le calme et mastiquer pour laisser au système vagal le temps de se mettre en action et de préparer une digestion optimale.
  • Réduire notre exposition au stress via des activités comme la méditation de pleine conscience ou encore le yoga et l’activité physique.
  • Veiller à une qualité de sommeil correcte et à des temps de repos régulier hors écrans.
  • Adopter une alimentation saine et riche en micronutriments de qualité. Eviter les produits ultra transformés et les sucres rapides, très inflammatoires.

L’astuce en plus : l’auriculothérapie

Il est possible de stimuler le nerf vague en acupuncture via le rameau auriculaire situé à l’entrée du conduit auditif. A la clé, un tonus vagal amélioré et un bien−être majoré !

Lire aussi

Médecine générale : adapter l’environnement aux patients pour mieux les soigner

Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Élodie est conseillère en aromathérapie et phytothérapie ainsi qu’animatrice en gestion du stress et en cohérence cardiaque. Elle accompagne au...

Aucun commentaire, soyez le premier à réagir Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis