Méditer en pleine conscience, une voie pour tous

Rédigé par Philippe C, le 3 Jan 2013, à 15 h 13 min

Exemple, la leçon n°6 : « donner un espace à ses émotions »

* L’oeuvre  :

La Mélancolie de Lucas Granach l’Ancien

* L’analyse de l’oeuvre :

Il y a ici du réel, de l’irréel ; de la tension et du calme ;  de l’action mais aussi de l’ennui ; on comprend, mais pas tout,… : un peu comme notre propre expérience émotionnelle

 

* L’explication, l’auteur :

En résumé, que nous dit-il sur le sujet ?

Accepter les émotions, c’est désamorcer leur pouvoir sur les pensées ;

Ne pas chercher à les modifier. Pas tout de suite. Juste se rendre présent ;

Bien respirer, ne rien vouloir d’autre que s’attacher à respirer en observant ce qui est ;
– La respiration, la présence sont un peu comme une lampe dans la nuit : « ok, il fait nuit, mais on sait où l’on est » ;

– « Les graines de sérénité ne poussent que sur une  terre de lucidité, pas sur le déni ».

 

* La leçon :

Bien respirer, ne rien vouloir d’autre que s’attacher à respirer en observant ce qui se passe en nous.

* Ce qui reste ensuite :

Juste en regardant l’oeuvre, instantanément on se rappelle, on se dit : « ah, oui, je me souviens : il y a du réel, de l’irréel, de la tension, du calme, des choses qu’on comprend, d’autres pas, bref un peu comme notre propre expérience émotionnelle« . Et même par la suite, si on pense à se souvenir, à visualiser encore et encore l’oeuvre et  à se dire encore et encore : « ah, oui, je me souviens,… », et bien ça marche !

En complément à des techniques nécessitant un expert en cas de besoin (EMDR, A.R.C., psychanalyse,…), si l’on suit simplement ces leçons, les effets sont là ! Mais Philippe, me diront certains, qu’est-ce que ça veut dire « ça marche » ? Le « ça« , qu’est-ce que c’est dans « la vraie vie »  ?

Réponse : c’est à vous de le déterminer, d’appliquer tous les jours (ne serait que 30 secondes pour 1 leçon) : vous verrez, vous ne pourrez plus vous en passer. Mais j’ai bien dit « tous les jours »…

Mise en application de la leçon n°6 – « Donner une espace à ses émotions »- pour un cas extrême

Perte d’un proche : La tristesse, la colère, le sentiment d’injustice,…bref, tout un flot d’émotions possibles et fortes qui nous envahit ou peut nous envahir. C’est arrivé, c’est fait. Impossible d’annuler cette disparition. C’est comme si on voulait annuler un pas que l’on vient de faire : c’est inutile.

1- Rapide souvenir de l’analyse du tableau : … des choses que l’on comprend, d’autres pas => que l’on accepte et/ou que l’on n’accepte pas…. Cela s’applique à notre cas.

2- Souvenir de l’explication. Par exemple, l’histoire de la lampe dans la nuit. « Oui, je suis dans la nuit ; j’ai perdu cet être cher,  je suis perdu…mais j’en suis conscient, je me regarde souffrir, je sais ce qu’il m’arrive« .

Il faut en convenir : le fait de prendre du recul et de me dire « j’ai perdu X qui m’était cher«  ne va pas me consoler, mais en me le disant, tout en respirant profondément, on va commencer à désamorcer la puissance de la douleur sur mes pensées.

Désarmorcer la douleur

Certes, je vais continuer ma vie avec douleur (voir leçon « Avancer, même blessé« ) mais, avec cette approche, un petit « quelque chose » aura changé. Je vais certes, pourquoi pas, suivre en plus quelques séances d’EMDR ou autre pour m’aider à mieux désamorcer ma douleur, mais entre temps ou en même temps, « je tape » dans la pleine conscience, j’applique ces leçons sans trop me poser de question : ça me rend la vie un peu plus supportable, même belle dans le fond.

Christian Boiron, dans « La Source du bonheur » explique un peu la même chose, peut-être un peu plus directement (sic).

« Y penser un petit peu chaque jour pour vérifier et enrichir l’ensemble de ses raisonnements est nécessaire au maintien du bonheur. Rester en contact, veiller à ne pas faire de rejet, à ne pas avoir de réflexe d’évitement par rapport au sujet (…).

« Faire de la mort son compagnon quotidien ne rend pas triste, au contraire (…). L’agitation et l’angoisse viennent généralement du refus de la mort, du refus de la maladie, du refus de la souffrance. Ce sont ces refus qui peuvent faire passer les êtres humains à côté de leur vie, à côté de l’amour. »

Facile à écrire, j’en conviens…

 

En vivant donc en pleine conscience, cette légère et instantanée distance que l’on prend en rapport avec la vie, avec nos émotions, avec ce que l’on fait, ce que l’on vit,… simplement en « la constatant », en la contemplant*, lui donne tout son sens et une saveur incomparable à notre existence. Plus besoin de « faire », de « maîtriser » ou « d’avoir », mais juste « être » pour être heureux.

* »contempler », c’est regarder sans espérer, ni convoiter, ni commenter.

Et au final, qui bénéficie des bienfaits de cet démarche patiente, quotidienne et belle ? Notre santé, pardi ! Avec la méditation en pleine conscience, moins de douleur et plus de bien-être, mais avec de la patience et de la constance. Allez voir sur le Net, « c’est » pas des bêtises !

Prenez soin de vous ! Bonne année à tous !
(Pour un peu, j’écrivais « bonne année, bonne santé » : ça aurait été un peu facile !…)

*

Je veux témoigner

Lisez également sur la pleine conscience :

* « Méditation : le nouvel anti-stress ?« 

philippe-cuttat-reflexologiePhilippe, réflexologue diplômé et praticien depuis 10 ans, praticien Reiki (Niveau III) dans la région de Lyon. Retrouvez tous ses conseils sur sa page Santé Préventive et posez lui vos questions !

NOTE IMPORTANTE : Veuillez noter que Philippe n’est pas médecin ni thérapeute. Les conseils décrits dans ses interventions sont issus de ses rencontres avec des praticiens de thérapies énergétiques, des savoirs traditionnels et des ouvrages qui y font référence. Il vous invite à éprouver vous-même ces techniques, sans vous déconseiller toutefois d’avoir recours à la médecine conventionnelle.


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« Réflexologue diplômé et praticien depuis 10 ans, praticien Reiki (Niveau III) depuis 8 ans, j’ai la « santé préventive » dans la peau depuis tout...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. L’expression « pleine concrescence » est un leurre qui fait croire à une espèce d’état mental supérieur, alors qu’il ne s’agit que de développer l’attention.

    C’est certes utile pour la diminution du stress, et ça apporte des bienfaits mais d’une certaine façon ça empêche de développer l’imagination et ça atrophie d’autres instances créatives et des habitudes de réflexion et d’introspection qui aident alors là oui, à explorer l’inconscient et à avoir plus de conscience.

  2. Mêmesi l’on n’a pas l’intention de « pratiquer » la méditation, lire le livre de Christophe André nous apprend beaucoup de choses sur nous-même.
    Je médite depuis six mois: je me sens plus tolérant, plus patient et surtout j’ai appris à profiter de chaque instant, à profiter de la vie qui est magnifique.
    Ne pas attendre de cette pratique des miracles immédiats, on risque d’être décu, mais pratiquer patiemment, tous les jours.

    • quel est le titre du livre?

  3. ça ne marche qu’a Bugarach,eh!eh!.

  4. Merci philippe de ces infos super intéressantes!

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