Made in Bangladesh : reportage photo de Jules Toulet

La fièvre du textile et du prêt-à-porter a envahi le Bangladesh, ce pays de 160 millions d’habitants. Depuis quelques années, des ateliers de couture, loin des standards occidentaux, voient le jour. Ici, pas de main d’oeuvre féminine, les machines ne sont loin d’être alignées au centimètre et il y a ni salaire horaire, ni contremaître. Photo reportage de Jules Toulet.

Rédigé par Séverine Bascot, le 19 Mar 2016, à 8 h 00 min

La découpe de pièces destinées aux vestes de costume est un exercice délicat qui requiert de l’expérience. Elles seront ensuite intégrées dans les doublures. Comme les épaulettes, les poches, les manches ou encore les cols. C’est une étape obligatoire avant la formation sur les machines à coudre qui prend plusieurs mois. Une veste sur mesure coûte environ 2500 takas (environ 25€).

Hossain, responsable de la confection des patrons et de la découpe des tissus © Jules Toulet

Hossain, responsable de la confection des patrons et de la découpe des tissus © Jules Toulet

Hossain est un tailleur avisé, il est responsable de la confection des patrons et de la découpe des tissus. Il participe à la production d’habits de sport et notamment des t-shirts de cricket contrefaits dont raffolent les jeunes Bangladais. Son collègue se charge des stocks et de la comptabilité de la production.

Une opération délicate : le tracé des patrons © Jules Toulet

Une opération délicate : le tracé des patrons © Jules Toulet

Le tracé des patrons requiert un véritable savoir-faire. C’est une opération délicate qui est confiée aux plus compétents. Ici Arif veille à la bonne formation de Mehedi qui plus tard se verra confier la responsabilité de tous les patrons de cet atelier.

Machine à produire du fil en polyester  © Jules Toulet

Machine à produire du fil en polyester © Jules Toulet

Cette machine produit du fil en polyester de toutes sortes de couleurs. Cela permet de répondre à la demande de la trentaine d’ateliers répartis dans l’immeuble. Le responsable à droite a reçu une formation en mécanique dans une école de Dhaka. La moitié de la population bangladaise est illettrée, rares sont les lecteurs de journaux dans les ateliers.

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