Les sodas suspectés d’être à l’origine de l’avancée des premières règles chez les filles

Les effets délétères des boissons sucrées sont avérés depuis plusieurs années : les sodas augmentent les risques de surpoids, voire d’obésité, et le cortège des maladies qui vont avec : diabète, troubles cardio-vasculaires, cancers.

Rédigé par Sonia C, le 24 Jul 2016, à 10 h 14 min

Récemment, des chercheurs d’ Oxford ont révélé les résultats d’une étude tendant à mettre en évidence un nouvel impact négatif de la consommation importante de soda chez les jeunes filles, à travers le suivi mené sur cinq ans, de 1996 à 2001, d’une cohorte de 5.583 filles âgées de 9 à 14 ans. Au début de l’enquête, aucune de ces enfants n’était encore réglée.

Nouvelle révélation « choc » d’une étude anglaise sur les sodas

Cette expérience a permis de révéler qu’en moyenne, la consommation journalière de l’équivalent d’une canette et demi d’un soda non light avançait significativement l’âge des premières règles, d’environ 2,7 mois. Ce qui peut paraître anodin l’est pourtant beaucoup moins quand on sait que la précocité des règles a une influence sur le risque de cancer du sein, un an d’avance augmenterait ce risque de 5 %.

En cause : l’excès de sucre, bien sûr

Les glucides simples contenus en grande quantité dans les boissons rafraîchissantes : rappelons qu’une canette de coca contient l’équivalent de quatre morceaux de sucre qui passent rapidement dans le sang, d’autant plus qu’ils sont véhiculés par un « aliment » liquide. L’augmentation brutale de la glycémie a pour effet immédiat un pic insulinique afin de stocker le glucose dans certains organes clés.

Cependant, outre ce rôle de rééquilibrage, il faut savoir que l’insuline influe également sur le métabolisme des hormones sexuelles. Des pics répétés d’insuline provoqués par la consommation fréquente et sur plusieurs années de boissons sucrées gazeuses pourraient donc être corrélés à une avancée de l’apparition des premières menstruations.

À l’inverse, la consommation de jus de fruits ou de boissons light n’a entraîné aucune modification physiologique. C’est donc bien les sucres ajoutés artificiellement qui sont incriminés.

Source : Human Reproduction, janvier 2015

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Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

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