Les Herbes de Provence viennent… de Pologne !

Les herbes de Provence enchantent nos plats d’été, barbecues et ratatouilles. En revanche, elles ne bénéficient aucun label et sont donc souvent importées, des pays de l’Est principalement. Nos conseils pour y voir plus clair.

Rédigé par Annabelle, le 26 Jul 2016, à 18 h 24 min

Alerte aux fausses herbes de Provence ! Emblèmes du terroir provençal, elles sont largement concurrencées par d’autres herbes, de qualité parfois médiocre, mais qui se font passer pour ce fameux mélange typique de cette douce région du Sud de la France. La dénomination « herbes de Provence » n’implique en effet aucune obligation au fabricant : c’est une simple appellation générique, non protégée. Apprenez à les distinguer !

Les véritables herbes de Provence

C’est sans doute le mélange de plantes aromatiques le plus connu et le plus utilisé dans nos cuisines. Les herbes de Provence désignent une association bien précise de thym, romarin, sarriette, origan et basilic.

herbes provence pologne

Un sachet doit contenir le mélange suivant :

  • 26 % d’origan,
  • 26 % de sarriette,
  • 26 % de romarin,
  • 19 % de thym,
  • et 3 % de basilic.

Tout mélange qui comporte la mention « Herbes de Provence » ne provient pas toujours de la région ; la plupart du temps, les aromates proviennent de l’étranger. Ainsi donc, il est conseillé de repérer sur l’emballage les mentions « produit en Provence » ou « Origine Provence Garantie ».

Les herbes de Provence Label Rouge

Depuis 2003, les Herbes de Provence véritables peuvent bénéficier d’un Label Rouge. Celui-ci garantit une grande qualité de produit. Pour avoir le droit d’apposer le Label Rouge, les Herbes de Provence doivent répondre aux exigences du cahier des charges élaboré par l’AIHP (Association Interprofessionnelle pour les Herbes de Provence) et l’ULASE (organisme de certification des produits agricoles et alimentaires).

Celui-ci impose :

  • une traçabilité complète de tout le processus ;
  • une teneur en huiles essentielles, une couleur, une granulométrie et une composition constantes ;
  • une parfaite qualité macrobiologique.

La composition est effectuée avec un dosage très précis et des contrôles sont réalisés à chaque étape de production. L’AIHP a également déposé un dossier pour obtenir une Indication Géographique Protégée (IGP) pour le Thym de Provence.

Si la qualité des plantes aromatiques de Provence est telle, c’est qu’elles sont produites dans des conditions climatiques optimales, sur des terrains adaptés. L’air chaud et sec garantit aux herbes une haute teneur en huiles essentielles. Les méthodes de production et de triage restent inchangées, fruits d’un savoir-faire ancien et reconnu, et de nombreuses étapes sont encore réalisées à la main.

Ainsi, le choix des variétés, l’irrigation des cultures, la période de récolte, les conditions de stockage et de séchage, etc., sont autant de critères qui entrent en compte pour obtenir ces mélanges aromatiques de grande qualité.

« C’est très délicat, tout se joue parfois à quelques heures. Si la récolte est sortie du champ avant d’être sèche, elle risque de moisir, et si elle l’est trop, tout s’effritera sur place. C’est comme pour l’irrigation. Il faut de l’eau, mais il faut aussi savoir arrêter au moins une quinzaine de jours avant la récolte, pour obtenir la concentration la plus élevée possible d’huiles essentielles dans la plante. C’est ce qui fait la force de son parfum », explique un producteur des précieuses herbes.

Lire page suivante : herbes de Provence, attention aux imitations

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13 commentaires Donnez votre avis
  1. Maintenant vous l’ avez dans le C…l est alors a t’on trouvé qui a tué grand maman . Tu bouffes tu ne bouffes pas tu crèves quand même . Bon après tout c’est l Europe non ? Si tu es pour l’ Europe tu ferme ta gueule et tu laisse travailler l’Europe tu n’ as le droit de l’ouvrir , si tu est contre tu peux l’ouvrir , si non il ne faudrait pas vouloir non plus le beurre et l’argent du beurre non mais dés fois!! Ben alors !!! où irait’on si tous le monde ce mélanger

    Questions au internautes de Marseille Oui c’était ma ville jusque’ a ce que l’on assassine grand maman .Alors cher collègue ( il est interdit de rire HA ! Ha! Moi je me mare mais bon ) pour arrêter de rire il y a t”il toujours du thyms et du romarin en bordures de routes et sur nos collines . aujourdh’hui il doit m^me si il y en a interdit de cueille si il y a toujours Aller baye je reviendrais voir si ‘il y a eu une réponse.

    QUI A TUE GRAND MAMAN ESSE LES HOMMES OU, Qui a tué grand maman esse les hommes ou . qui a tué g ….

    • Ce serait judicieux cher “Anonyme” (pas le courage de mettre son nom ou un pseudo, haha) d’apprendre un minimum l’orthographe et à formuler ses phrases avant d’écrire des bêtises plutôt incompréhensibles.
      Dans notre Sud de la France, personne n’interdit de cueillir du thym ou du romarin (ça tombe mal, j’y habite depuis 50 ans) ou quoi que ce soit. Il y a même des coins où il est meilleur que d’autres, faut juste choisir.
      Effectivement, en Pologne (et sûrement ailleurs) des gens cultivent des herbes qui sont comme les nôtres, et, petits futés, certains revendeurs, de purs français, eux, (rarement les producteurs surexploités eux-mêmes) nous les refourguent pour des Herbes de Provence produites chez nous.
      Si on n’est pas assez malins pour vérifier un peu d’où viennent les choses, et s’informer (Satoriz ne travaille qu’avec des producteurs français et sélectionnés, par exemple. Ils ont fait un article dans Sat’info sur le sujet)…inutile de râler dans le vent sur l’Europe et Dieu sait quoi encore.
      On est sensés être attentifs et surveiller ce qu’on mange et ce qu’on achète au lieu de critiquer au pif.
      Et “bye”, c’est de l’anglais. De bye bye…et non “baille” du verbe bailler…à se décrocher la mâchoire !!!!
      Allez, bonne cueillette sur les collines de Marseille…c’est pas interdit, sauf arrêté municipal (se renseigner, quand même 😀 !)

  2. D’origine polonaise, je vous informe que le mélange polonais s’appelle, en Pologne, “herbes anglaises”… il est donc possible que les pourcentages ne soient pas ceux du véritable mélange provençal.
    Par contre je me demande comment un mélange appelé “herbes anglaises” devient à son arrivée en France “herbes de Provence” ??? une idée
    (pour la qualité.. poussez pas : il y a du très bon. Par contre tout dépend du type de qualité acheté par le revendeur français.. s’il y en a qui se contentent du bas de gamme…)
    Solution : ça pousse très bien dans des pots !! en plus ça éloigne les moustiques…

  3. ne serait-ce pas à nos gouvernants de mettre unfrein à ces fausses appellations ?

  4. le probleme vient des arcans (NB: voyou en argot) qui vendent pseudos huiles et herbes de provence sur nos marchés… il y a eu un reportage sur fr2 il y a 2 ans de cela : il n’y a plus de thym et autres de provence car trop cher en main d’oeuvre… donc origines afrique du nord, turquie,… idem pour les sauces tomates -même italiennes- qui sont importées de chine avec les pesticides de chez eux ?!?!? bref, l’europe s’est faite trop vite par des décideurs qui veulent pas se tirer de balle dans le pied…

    • Si il y a encore du thym en Provence puisqu’une coopérative en Francen en Provence est la seule qui travaille avec des producteurs Provençaux de thym entre autres qui produisent les herbes de Provence labélisées label rouge herbes de Provence. D’autre part, sachez qu’il y a une démarche en cours pour le thym justement à savoir : la reconnaissance IGP thym de Provence (Indication Géographique Protégée) que l’INAO devra valider.

    • En amont l’INAO valide la démarche puis enfin Bruxelles devra donner son accord qui est attendu fin 2016 pour les plus optimistes. Même s’il est vrai que les herbes de Provence produites en Provence ne sont que 5% de toutes les herbes vendues en France, n’enterrez pas la filière qui tente par les labels de se démarquer. Il y a peut-être une démarche des consommateurs à mettre en route pour faire reconnaître les labels et protéger leur patrimoine gastronomique. 😉

  5. Je ne comprend pas que les fameux fonctionnaires de Bruxelles si prompts à légiférer sut tout et n’importe quoi (purin d’ortie, chocolat qui n’est est pas mais autorisé pour les barres de confiserie, etc.) ne réagissent pas au sujet des appellations.
    D’accord avec marina quand elle dit que les pizzas se font partout, mais ça n’a rien à voir tant qu’on ne dit pas “Pizza d’Italie”. La pizza est une recette. Les herbes de Provence sont un produit d’un terroir spécifique. Pourquoi la Hongrie a obtenu que l’appellation de vin “Tokay d’Alsace” soit interdite au titre que le Tokay est originaire de Hongrie ? Alors qu’on fait du champagne et du burgondy en Californie sans problème ?
    Zutàlafin.

  6. Merci pour cette info ! On croit halluciner, non ? Ceci explique peut-être que le thym vendu avec son pied soit souvent plein de terre, donc croquant, mais on s’en aperçois qu’après l’avoir cuisiné…
    Pourriez-vous prévoir une possibilité de partager vos infos sur les réseaux sociaux ?
    Merci par avance

    • Julien de consoGlobe

      Bonjour !
      Nous avons diffusé l’info sur notre page Facebook. N’hésitez pas à la faire circuler pour qu’un maximum de personnes soit au courant. Ces nouvelles méthodes de contre-façons sont à connaître, pour que nous soyons tous avertis. Cela évitera de se faire avoir !

  7. ce n’est pas une nouveauté ça fait des années que ça dure .il faut être très vigilant.

  8. Je comprends la peur des producteurs français, toutefois, les arguments invoqués sur le point de vue qualité sont minces. En été, le soleil brille partout et dans les pays de l’est on a parfois plus 40 dégrés car ils jouissent d’un climat continental.Toutes les pizzas ne sont pas faites en Italie et heureusement car chacun peut y aller à sa manière.Les aromates sont produits dans tous les pays méditerranéens depuis des centaines d’années et personne ne peut prétendre que ceux du sud de la France sont meilleurs, seule l’appellation herbes de Provence pourrait être abusive bien que cela se limite à désigner un mélange d’herbes fait dans une certaine manière.On connait plein de producteurs locaux qui importent de l’étranger du vin, de l’huile d’olive, des couteaux, des roses, de la lavande, etc. et qui les revendent avec le made in France.On dira alors, que si c’est bon, c’est bon. Peu importe d’où qu’il vient.

  9. Bonjour, on peut trouver les herbes de Provence produites à Trets (13) notamment dans les boutiques SATORIZ. Je n’en ai pas encore acheté mais j’ai hâte de finir celles qu’il me reste pour comparer.

Moi aussi je donne mon avis