[1er avril] Les légumes oubliés bientôt en boite chez Bonduelle ?

Bonduelle va lancer une nouvelle gamme de conserves et veut mettre en boites les légumes oubliés de nos jardins : panais, topinambour, rutabaga… vont-ils faire leur grand come-back dès la saison prochaine ?

Rédigé par Séverine Bascot, le 1 Apr 2018, à 13 h 00 min

Leader mondial du légume préparé, Bonduelle veut aussi devenir un acteur majeur de la transformation agroécologique. Aujourd’hui la marque a décidé d’aller encore plus loin et de faire du consommateur un producteur de légumes oubliés, ces anciens qui reviennent en force, mais que les cultures modernes boudent. Une bonne idée : après tout, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Explications

Les légumes oubliés chez Bonduelle : des conserves saisonnières en nombre limité

Le célèbre fabricant annonce la commercialisation d’une gamme de conserves de légumes ne correspondant pas aux standards habituels de la vente. Une nouvelle initiative pour élargir sa gamme, rassurer les consommateurs et lutter contre le gaspillage alimentaire.

Avec l’interdiction pour les particuliers d’utiliser les pesticides les plus tristement célèbres, Bonduelle veut ainsi profiter des récoltes saines et souvent (trop) abondantes des potagers privés. Le but non caché ? Offrir des conserves « innovantes » afin de réveiller le rayon légumes en boite et recruter de nouveaux consommateurs.

Il s’agira d’une gamme saisonnière, produite en quantité limitée, et plutôt haut de gamme. Ces produits seront destinés aux amateurs de légumes – une cible plutôt féminine (35 ans et plus) – qui aiment cuisiner et bien manger, sont écoresponsables et constamment à la recherche de nouveautés.

Des obstacles pas insurmontables

Bonduelle fait face à de nombreux problèmes pour parvenir à établir un cahier des charges pas trop contraignant afin de ne pas tuer dans l’oeuf l’enthousiasme que la démarche pourrait susciter auprès du public des jardiniers amateurs.

Semences et récoltes

Tout d’abord, la marque doit s’assurer de la qualité des semences utilisées par les particuliers participant au programme. De plus, il lui faut aussi mettre en place des moyens de tester les résidus de pesticides ou d’engrais éventuellement présents sur les légumes, ainsi que leurs qualités organoleptiques. Et tout ça afin de pouvoir proposer au consommateur un produit fini homogène et de qualité égale d’une boite à l’autre !

Le circuit logistique

Autre enjeu : organiser un circuit logistique pour la récolte des échantillons de tests et la livraison des légumes aux usines de conserves.

Sachant que Bonduelle est déjà engagé dans un système de mutualisation des transports et dans l’utilisation de transport « alternatifs » comme le train ou le bateau, il ne lui reste qu’à compter sur l’engagement des jardiniers privés pour respecter les modalités, heures et lieu de collecte…

légumes oubliés bonduelle

Usine Bonduelle à St Priest © ricochet64 / Shutterstock

Sachant que Bonduelle est déjà engagé dans un système de mutualisation des transports et dans l’utilisation de transport « alternatifs » comme le train ou le bateau, il ne lui reste qu’à compter sur l’engagement des jardiniers privés pour respecter les modalités, heures et lieu de collecte…

Les équipements industriels

Dernier enjeu de taille : les conserveries Bonduelle vont devoir adapter ou développer les outils de production, et notamment pour les opérations d’épluchage (pas évident pour un légume comme le topinambour par exemple) et le taillage avant mise en boite…

Cette démarche s’inscrit également dans la lutte contre le gaspillage alimentaire puisqu’il peut permettre aux jardiniers passionnés d’écouler une production parfois boudée par l’entourage. Et avec la conserve et le surgelé à déguster plus tard, on limite naturellement le gâchis…

Même les restes de production sont valorisés puisqu’ils finissent au compost. Une belle manière de faire évoluer la perception de la conserve !

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Illustration bannière : Légumes oubliés – © iMarz
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