Le sucre de coco : succombez à sa saveur exotique

Élaboré à partir de la sève des fleurs de cocotiers selon un procédé artisanal, le sucre de coco est encore assez méconnu mais il a pourtant de quoi faire parler de lui.

Rédigé par Sonia C, le 27 Oct 2017, à 14 h 00 min

Le sucre de coco est issu de la sève des fleurs de Coco Nucifera, un arbre poussant en Inde, en Amérique du Sud et dans les zones tropicales du Pacifique. Un cocotier qui nécessite de la patience, puisqu’il lui faut près de 20 ans pour donner sa première inflorescence !

Alternative au sucre blanc : le sucre de coco

La sève est récoltée traditionnellement à la main après avoir escaladé les cocotiers vertigineux. Les cueilleurs attachent les tiges des fleurs de coco, puis en tapant dessus pour en récupérer la sève.  Le précieux liquide s’écoule alors dans un récipient accroché dessous en quelques heures.

Le liquide est ensuite chauffé pour en évaporer l’eau, ce qui lui donne un aspect sirupeux et une belle couleur brun caramel et permet de développer tous ses arômes. Quand la sève n’est pas chauffée, elle fermente et devient du vin de coco.

Le sucre de coco de A à Z (vidéo en anglais, activez les sous-titres)

Une fois cristallisé, le sucre de coco s’apparente en texture au rapadura (sucre de canne non raffiné et pourvu de sa mélasse), saupoudrez-le dans vos yaourts ou mettez-en une cuillerée dans votre boisson chaude. Vous pouvez également l’utiliser en pâtisserie, où sa facilité à se dissoudre en fait un allié de choix dans la réalisation de vos desserts.

Son goût de noix de coco et teinté de caramel, le rend original et goûteux. On en trouve sous deux formes :

  • de couleur foncée, son parfum est assez prononcé
  • de couleur claire, la saveur de noix est atténuée

Intérêt nutritionnel

On retiendra essentiellement son très faible index glycémique, compris entre 25 et 35, qui le rend très intéressant dans le cas d’un régime contrôlé en sucre. En effet, sa consommation modérée n’entraîne pas de pic de glycémie et donc limite l’hypersécrétion d’insuline normalement provoquée par l’ingestion de sucres rapides. Ainsi, même les personnes diabétiques peuvent l’utiliser.

Le sucre de coco est également riche en vitamines du groupe C et B, une famille de vitamines intervenant dans de nombreux mécanismes de régulation du métabolisme. Il contient aussi des oligo-éléments (potassium, fer, zinc…).

Enfin, sa teneur en antioxydants lui confère un indice ORAC de 2200, ce qui le place en bonne position parmi les composés qui luttent contre les radicaux libres et le vieillissement cellulaire.

sucre de coco

Sucre de fleurs de coco © coffeehuman

Un sucre « propre »

L’ONU a déclaré le sucre de coco « sucre durable« , car la culture de Coco Nucifera est peu gourmande en intrants chimiques et son rendement représente plus du double de celui de la canne à sucre. De plus, rien n’est détruit dans le processus : les cocotiers restent en place et continuent à donner des bourgeons qui servent à faire soit du sucre soit des noix de coco.

Certains cocotiers peuvent produire jusqu’à 25 kg de sève par jour, ce qui représente de grandes quantités de sucre, même si celle sert généralement plus à la fabrication d’alcool et de vinaigre.

En outre, ce sont les petits exploitants (à faible revenus) qui bénéficient indirectement de l’intérêt que les pays développés commencent à porter au sucre de coco.

Sans forcément devenir un ingrédient de tous les jours – en effet, cela reste du sucre et en plus, il est assez cher – , il apportera un goût d’évasion et de dépaysement original et bienvenu de temps à autre sur votre table.

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Illustration bannière : Sucre de coco – © Africa Studio
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Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

4 commentaires Donnez votre avis
  1. Certes, le sucre de coco est riche en fructose, mais en cela, il n’est pas différent du miel, par exemple, un aliment consommé pourtant depuis des millénaires et toujours porté aux nues pour ses multiples vertus. Alors, bien sûr, le sucre de coco est à consommer avec modération, mais ce n’est pas une surprise : c’est l’excès en toutes choses qui est préjudiciable, mais une consommation raisonnable et raisonnée n’est en rien néfaste. A ce titre, le sucre de coco qui agrémente de temps à autre les desserts est donc fortement intéressant pour son IG, et la balance atout/inconvénient en termes de santé penche favorablement du côté des bienfaits! Enfin, le fructose n’est pas une molécule « toxique »! Soyons réalistes et scientifiques!

  2. Les industriels de l’agro alimentaire et les publicitaires ne savent plus quoi inventer pour tromper la méfiance légitime et croissante des consommateurs face au sucre. En voilà un bel exemple. Attention aux sucres à faible indice glycémique présentés comme sains pour de très mauvaises raisons, genre sirop d’agave et maintenant sucre de coco, ils sont beaucoup plus nocifs que les autres. La raison de leur faible indice glycémique est qu’ils sont composés en majorité de fructose libre séparé de la pulpe des fruits qui le contenait. C’est le glucose qui fait monter la glycémie. Le fructose libre ne la fait pas monter car il n’est pas assimilable, il fonce vers le foie où il s’accumule en « mauvaises » graisses. Par processus chimique, cela donnera également de l’acide urique qui attaque les reins et provoque la goutte., Les fructoses libres sont aujourd’hui la 1ère cause de goutte devant l’alcool et les viandes et poissons (pour ceux qui ont une anomalie génétique seulement). En bref, sirop d’agave, sirop de maïs, sucre de coco = poisons.

    • Pour ma part je consomme du sirop d’érable grade C ou encore
      du sucre de canne non raffiné.
      En effet, j’aurais pu être tentée d’essayer le sucre de coco
      tellement l’article y invite mais vous sauvez tous les lecteurs de la catastrophe. Merci, Agnès, pour votre précieuse info!

    • Je n’aurais pas pu le dire mieux que vous : en effet, les sucres très chargés en fructose sont globalement soupçonnés d’être nettement plus toxiques et moins digestes.

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