Idée reçue. Faire un barbecue, c’est écologique

Le retour des beaux jours rime souvent avec le crépitement de la grille et les tablées en plein air. Pourtant, entre l’impact carbone du charbon, la fumée et les nouvelles recommandations nutritionnelles, le traditionnel rituel d’été interroge. Rassurez-vous : il est tout à fait possible de concilier plaisir et responsabilité ! Du choix du combustible aux alternatives végétales gourmandes, découvrez les gestes simples et indispensables pour adopter le barbecue écologique sans perdre une once de convivialité.

Rédigé par , le 16 Jul 2026, à 9 h 13 min
Idée reçue. Faire un barbecue, c’est écologique
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Que ce soit en famille, entre amis ou entre voisins, le barbecue reste un grand classique de l’été. Il évoque la détente, les grandes tablées et les repas qui s’étirent au jardin.

Pourtant, derrière cette image conviviale se cache un impact environnemental bien réel. Charbon de bois, fumées, gaspillage alimentaire, viande rouge, allume-feu et risque d’incendie pèsent dans la balance. Bonne nouvelle : il existe des gestes simples pour préparer des grillades plus écologiques, sans renoncer au plaisir.

Ce qu’il faut retenir

  • Le barbecue au charbon émet davantage de fumées, de particules fines et de composés polluants.
  • Le barbecue au gaz brûle plus proprement que le charbon, mais reste une énergie fossile.
  • La meilleure option reste de réduire la viande rouge et de préciser les légumes grillés.
  • Pour la santé, les aliments doivent cuire sur les braises, jamais au contact direct des flammes.
  • En période de sécheresse, un barbecue doit toujours rester loin de la végétation.

Barbecue au charbon de bois : convivial, mais pas vraiment écolo

Le barbecue au charbon de bois reste le favori des puristes. Il apporte ce goût fumé très recherché. Cependant, c’est aussi le mode de cuisson le plus problématique pour l’air et le climat. Pour comprendre les enjeux globaux, vous pouvez lire notre analyse : faire un barbecue, est-ce vraiment écologique ?.

Lorsqu’il brûle, le charbon de bois émet des gaz à effet de serre, des particules fines, du monoxyde de carbone et des composés organiques volatils. Ces fumées dégradent la qualité de l’air local, surtout dans les jardins peu ventilés.

De plus, la combustion du bois et du charbon peut produire des hydrocarbures aromatiques polycycliques, appelés HAP. Certains, comme le benzo(a)pyrène, sont considérés comme préoccupants pour la santé.

Enfin, tout dépend aussi de l’origine du combustible. Dans plusieurs régions du monde, la production de charbon de bois contribue à la pression sur les forêts. La FAO rappelle que le bois-énergie représente encore une part majeure du bois prélevé dans le monde.

Autrement dit, un charbon « naturel » n’est pas forcément neutre. Il le devient seulement si le bois provient d’une filière durable, bien gérée et réellement renouvelée.

Recycler les cendres de barbecue : de nombreuses utilisation au jardin et à la maison !

Une grillade aux hydrocarbures ?

Si vous utilisez un barbecue au charbon de bois, l’allumage mérite aussi votre attention. Les allume-feu liquides à base de pétrole peuvent dégager des composés irritants.

Prenez plutôt le temps de choisir un allume-feu de barbecue écologique ou d’utiliser une cheminée d’allumage avec du petit bois très sec. Évitez les papiers imprimés, les solvants et les liquides inflammables.

Important : les allume-feu doivent être entièrement consumés avant de poser les aliments sur la grille. Ils ne doivent jamais servir à raviver un feu en cours de cuisson.

Pour limiter les émissions, choisissez un charbon de bois épuré, avec plus de 85 % de carbone. Les produits certifiés FSC ou PEFC sont également préférables. Ils garantissent une gestion forestière plus encadrée.

En revanche, mieux vaut éviter les briquettes parfumées ou traitées. Elles contiennent parfois des liants, additifs ou accélérateurs de combustion.

Charbon, gaz ou électrique : quel barbecue choisir ?

Le choix du barbecue ne se résume pas au goût. Il dépend aussi de l’usage, de la fréquence et du type d’aliments cuits.

  • Le charbon donne une saveur fumée, mais il génère plus de fumées et de particules.
  • Le gaz chauffe vite et produit moins de fumées visibles. Il reste toutefois lié au propane ou au butane.
  • L’électrique n’émet pas de fumée de combustion sur place. Son bilan dépend de l’électricité utilisée.
  • La plancha permet souvent une cuisson plus maîtrisée, avec moins de flammes directes.

Au niveau pratique, le barbecue au gaz reste intéressant pour ceux qui cuisinent souvent dehors. Il chauffe rapidement, se règle facilement et produit moins de déchets qu’un barbecue au charbon.

barbecue à gaz

Le barbecue électrique peut convenir sur un balcon, si le règlement de copropriété l’autorise. Il est aussi utile quand les barbecues à flamme sont interdits.

En revanche, il ne faut pas improviser. Un appareil prévu pour l’extérieur ne doit pas être utilisé dans une pièce fermée. Vérifiez toujours les consignes du fabricant.

Quant au barbecue solaire, il reste une option originale et sobre. Il demande cependant du soleil, de l’anticipation et une cuisson plus lente.

Le vrai levier écologique : ce que l’on met sur la grille

Le combustible compte, mais le contenu de l’assiette pèse souvent davantage. Un barbecue très carné, riche en boeuf et en saucisses, alourdit vite l’empreinte carbone du repas.

Pour alléger l’impact, gardez l’esprit convivial, mais changez les proportions. Moins de viande rouge, plus de végétal, et le barbecue devient déjà plus responsable.

Les bons réflexes pour des grillades plus durables

  • Prévoyez une majorité de légumes de saison : courgettes, aubergines, poivrons, tomates, oignons.
  • Ajoutez des protéines végétales : tofu mariné, tempeh, pois chiches grillés ou galettes maison.
  • Choisissez moins de viande, mais de meilleure qualité, locale si possible.
  • Évitez les portions XXL, souvent synonymes de restes oubliés.
  • Servez les sauces à part pour limiter le gaspillage.

Pour aller plus loin, misez sur les accompagnements simples. Une salade de légumineuses, du pain complet, des crudités et quelques herbes fraîches suffisent souvent.

À lire aussi : les légumes de saison, pour composer un barbecue plus végétal et moins carboné.

Santé : les bons gestes pour éviter les grillades trop noircies

En un mot, le barbecue n’est pas le mode de cuisson le plus sain. Le problème vient surtout des flammes directes, des graisses qui tombent sur les braises et des aliments carbonisés.

L’Anses recommande de cuire les aliments à la chaleur des braises, et non au contact direct de la flamme. La grille doit rester à au moins 10 cm des braises.

Évitez aussi de piquer les saucisses. Le gras tombe alors sur les braises, produit de la fumée et favorise la formation de HAP.

Quelques gestes réduisent nettement les risques :

  • Retirez les parties noircies avant de manger.
  • Privilégiez les marinades simples aux herbes, citron et huile d’olive comme la sarriette, indispensable pour la cuisine d’été.
  • Cuisez les volailles, saucisses et viandes hachées à coeur.
  • Utilisez une planche pour le cru et une autre pour le cuit.
  • Ne conservez pas les restes plus de deux heures à température ambiante.

La sécurité alimentaire reste essentielle en été. La chaleur favorise les bactéries, surtout avec la viande crue, les marinades et les plats sortis trop longtemps.

Barbecue et incendies : attention aux étés de plus en plus secs

Avec les sécheresses et les vagues de chaleur, le barbecue peut aussi devenir un risque d’incendie. Le ministère de la Transition écologique rappelle un réflexe simple : organiser les barbecues chez soi, sur une terrasse, loin de toute végétation.

Avant d’allumer le feu, vérifiez les arrêtés préfectoraux. En période de risque élevé, certains territoires interdisent les feux, les barbecues ou l’accès aux massifs.

Gardez toujours un seau d’eau, du sable ou un extincteur à proximité. Enfin, une fois le repas terminé, attendez le refroidissement complet des résidus : il existe de nombreuses astuces pour recycler les cendres de barbecue de manière utile au jardin.

Le barbecue écologique, c’est surtout du bon sens

Faut-il renoncer au barbecue ? Pas forcément. Mais il faut sortir du réflexe « charbon, viande, flammes et fumée ».

Un barbecue plus écologique repose sur trois choix simples. D’abord, utiliser un appareil adapté. Ensuite, réduire la viande. Enfin, cuisiner davantage de légumes, sans gaspiller.

Pour aller plus loin : Prêt à réinventer vos grils d’été ? Inspirez-vous de nos meilleures idées de recettes et astuces pour un barbecue végétarien réussi qui plaira à tous vos convives.

Alors, peut-on encore faire un barbecue sans culpabiliser ?

Pour conclure, le meilleur barbecue n’est pas celui qui fume le plus. C’est celui qui rassemble, réégale et respecte davantage l’air, la santé et le vivant.

Tout savoir sur le barbecue durable et végétal

Article actualisé en juillet 2026


Elle est une des rédactrices historiques de consoGlobe et en connait un vaste rayon sur le développement durable

11 commentaires Donnez votre avis
  1. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi faux. Vous conseillez le gaz naturel, alors que c’est un combustible fossile qui augmente l’effet de serre, ne peut pas la plupart du temps être produit localement, au contraire du charbon de bois, et qui est donc transporté sur des milliers de km avant d’arriver en Europe, ce qui nécessite de l’énergie!
    Quant aux déchets, il reste quelque cendres que l’on peut épandre sans soucis dans le jardin, cela rend la terre moins acide.

    • D’accords avec vous sur la qualité très douteuse de l’article.
      En revanche, attention, le charbon de bois est extrêmement énergivore à produire (il faut le chauffer par pyrolise à 350/400° dans des fours), avec un rendement assez faible (pour 100kg de bois, on sort 25kg de charbon, le reste étant 46kg d’eau, 23kg de gaz, et divers goudrons). ça fait perdre au bois 80% de son pouvoir calorifuge, dans le but de ne pas avoir de flamme et d’avoir une combustion lente.
      C’est loin d’être la panacée.

      A la limite, si on brule le bois de chez soit pourquoi pas, mais acheter du charbon industriel……hum.

    • J’ajouterai que sur les 130 000 tonnes de charbons de bois consommées en France chaque années, seules 30 000 sont produites en France.
      Vertueux le charbon de bois?

  2. J’habite à Lausanne, dans le quartier de Vidy et les soirs d’été, nous subissons des fumées grasses, dues aux barbecues, qui stagnent et sentent très mauvais. Elles viennent depuis le parc du Bourget. Il est dès lors impossible de laisser les fenêtres ouvertes.

    • Même problématique ici a Montréal, Québec, Canada nous vivons au abord d’un parc municipal et les weekends nous devons fermer fenêtres et portes.

  3. Pardon :
    « instruits » (et non pas « sinstruits »).

  4. J’oubliais: j’allume mon barbecue avec un briquet ou une allumette.

    Au niveau des économies faciles à faire, même si ce n’est pas grand chose: arrêtez d’utiliser des gobelets en plastique. Mes relevés montrent qu’en entreprise, environ un gobelet est jeté par jour et par personne, combien de millions de gobelets par an en France, 10, 20, 30 millions? Vous pouvez demander à ce que les machines qui distribuent du café et autres boissons chaudes détectent votre tasse. Utilisez vos tasses pour les pots et autres occasions.

    • sorry…
      « instruits » (et non « sinstruits »)

  5. Je trouve que votre analyse n’est pas constructive et est incomplète. Elle dresse un tableau négatif du barbecue et oublie l’essentiel: le bois. Il est évident que l’utilisation de produits industriels est néfaste (charbon, allumes feux en tous genres). Mais brûler les branchages de son jardin (ou d’ailleurs) ne l’est pas: la production de méthane issue de la biodégradation étant plus nuisible que le CO2 issu de sa combustion. De plus, brûler du bois (ou même le laisser pourrir) fait partie d’un cycle naturel et ancestral. Ce n’est pas le cas de la consommation d’énergies non-renouvelables (compte-tenu de la consommation que nous en faisons), telles que le gaz, que vous préconisez, ni des appareils au gaz, plus complexes à fabriquer et donc plus polluants qu’un simple barbecue en tôle ou en fonte dans lequel on fait brûler du bois. Votre raisonnement, sous couvert de gaz à effets de serre, tend à faire croire que le barbecue « c’est mal », et je trouve cela bien triste. L’essentiel est loin dans votre article. Il faut, à mon sens, tailler là où il y a un gâchis monstre, par exemple dans les transports.

    Énergie solaire pour le barbecue? Pardonnez-moi, mais c’est la plus grosse énormité de votre article: l’énergie électrique est précieuse, elle est précieuse car plus complexe à produire que le feu, le charbon ou le gaz naturel. C’est donc une énergie que nos société devraient s’appliquer à utiliser en priorité pour les appareils qui ne peuvent pas fonctionner sans, le serveur qui héberge votre site et les ordinateurs qui permettent de le lire, par exemple.

    Enfin, le barbecue est loin d’être une activité récurrente, c’est juste un moment de plaisir partagé, c’est ponctuel. Rien du tout donc, en comparaison avec les trajets courts fait en voiture, des appareils électriques laissés en veille 24/7, etc., etc., etc.

    Il serait intéressant que vous revoyez votre copie.

    • Bien d’accord avec le commentaire précédent! un article se doit d’être le plus complet possible…

    • Eh ben, moi aussi je suis entièrement d’accord avec vous : j’ai bondi de trois mètres quand j’ai, moi aussi lu l’ « énormité de l’article » !

      C’est la toute première fois que je viens sur ce site, je ne le connaissais pas avant.
      J’étais super content d’avoir trouvé un site qui parle de sujets intéressants et écologiques, de bonnes idées, d’astuces…
      Mais, là, énorme déception, en un peu plus d’une heure, j’ai lu QUATRE ARTICLES (moquette, anti-moustiques, sapins, barbecues) du même tonneau : partial, non documentés, orientés, incomplets, où sont les « sources scientifiques » ?, où sont les preuves, les études sérieuses ?… Aucune investigation, ce n’est pas du travail de journalistes. Désolé.
      Vous me faites rire, je suis déçu.

      Je suis d’accord avec la quasi totalité des lecteurs, qui sont bien plus sinstruits et documentés….que le site ;-(((

Moi aussi je donne mon avis