Etes-vous gras-salé ou plutôt gras-sucré ?

Rédigé par Emma, le 3 Oct 2014, à 14 h 15 min

Le gôut pour le gras est aussi associé au surpoids et à une alimentation défavorable

Or, une précédente étude d’une chercheuse de l’INRA en 2014  (2) avait déjà montré  les personnes ayant une forte attirance pour la sensation de gras présentent des profils alimentaires plus défavorables :

  • des apports en calories et en acides gras  saturés élevés,
  • des fortes consommations de viandes, beurre et de produits gras et sucrés,
  • des apports plus  faibles en fruits, légumes et yaourts, en acides gras oméga-3 et en fibres.

Une deuxième étude réalisée dans la cohorte Nutrinet-Santé (3) toujours en 2014 a relié l’obésité et le surpoids avec une attirance plus forte pour le gras.

Ces trois études précisent très bien le profil du mangeur grand amateur de gras : il est très défavorable pour la santé !

Le Plan National Nutrition Santé pour le grand public, le GEMRCN pour la restauration collective, le Plan National Obésité se sont tous attachés à recommander une diminution des aliments trop gras, mais aussi trop sucrés ou trop salés, rappellent les auteurs de cette nouvelle étude. Ce n’est effectivement pas pour rien !

L’avis de la diététicienne

Attention, il faut relativiser le rapport aux matières grasses.

Elles ne sont pas à éliminer totalement ! Elles doivent représenter 30 à 35 % de nos apports journaliers – voir 40 % aux regards des dernières recommandations nutritionnelles de l’Anses en 2011  !). Et il faut bien les choisir !

Il faut privilégier les BONNES graisses  ! Celles qui sont issues des végétaux (huiles) et celles qui se trouvent dans les poissons gras (saumons, sardines, maquereaux, harengs).

Pas celles qui sont cachées dans les aliments industriels, et qu’on trouve aussi dans les charcuteries, les biscuits, les pâtisseries, les viennoiseries, les chips, les biscuits apéritifs, etc. Celles-là sont effectivement à éliminer. Ou à manger avec beaucoup de modération, de temps en temps, pour se faire plaisir. Et pour ne pas rejoindre le profil défavorable illustré ci-dessus !

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* Ces questionnaires ont été mis au point et validés avec des équipes spécialisées dans l’analyse sensorielle du Centre des Sciences du Goût et de l’Alimenation (CSGAà à Dijon, et posés à une vaste population française (37 181 adultes) dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé (1). Une première dans le monde. En voici les résultats.

(1) Liking for fat is associated with sociodemographic, psychological, lifestyle and health characteristics, par Aurélie Lampuré, Amélie Deglaire, Pascal Schlich, Katia Castetbon, Sandrine Péneau, Serge Hercberg et Caroline Méjean, British Journal of Nutrition, Septembre 2014.

(2) Association between intake of nutrients and food groups and liking for fat (The Nutrinet-Sante Study) par Caroline Méjean, Amélie Deglaire, Emmanuelle Kesse-Guyot, Serge Hercberg, Pascal Schlich et Katia Castetbon, Appetite, Mars 2014

(3)  Association between weight statusand liking scores for sweet, salt and fat, according to the gender in adults (The Nutrinet-Sante Study) par Caroline Méjean, Amélie Deglaire, Emmanuelle Kesse-Guyot, Serge Hercberg, Pascal Schlich et Katia Castetbon, European Journal of Clinical Nutrition, juillet 2014

 

Veuillez noter qu’Emmanuelle Couturier n’exprime dans ces rubriques que des conseils généraux qui ne sauraient l’engager. Pour des conseils personnalisés, il faut soit la consulter  à son cabinet en privé, soit interroger votre médecin personnel

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. ça fait plus viril de dire qu’on préfère le gras-salé, n’empèche que c’est bien les garçons qui finissent les parts de gâteaux qui restent sur la table…

  2. Dans les matières grasses acceptables vous oubliez les graisses de volaille (gras du poulet mais surtout la graisse d’oie).

  3. jaime le gras salé

    • Moi aussi. Quand je mage normalement salé j’ai l’impression d’avoir plus d’energie. Le sucre me fait dormir.

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