Des fermes sur des toits à New-York

Rédigé par Alan, le 10 Mar 2013, à 16 h 40 min

Si les locavores ont plus de difficultés à trouver leurs fruits et légumes bio en ville, des modes d’agriculture urbaines se développent un peu partout dans le monde. Une des possibilités est la ferme verticale. Autre solution : la ferme sur le toit. New York l’a adoptée. Deux exemples à Brooklyn et dans le Queens prouvent qu’il est possible de développer l’agriculture pleine terre même en ville.

Des fermes urbaines sur les toits de New-York

Gotham Greens

© DR, Gotham Greens

En voyant les photographies, on peine à imaginer New York à première vue, trahi par l’arrière-plan. Et pourtant nous sommes à Brooklyn, et le projet Gotham Greens a démarré en 2008. Il s’agit d’une ferme urbaine, établie à l’aide d’une serre et suivant la méthode de culture hydroponique (hors sol).

Ses caractéristiques :

  • 1400m2 ,
  • de nombreuses variétés de laitues et des fines herbes vendues aux restaurants et magasins bio locaux ,
  • serre contrôlée par un système informatique qui gère l’hygrométrie, la luminosité, la nutrition des plantes et la climatisation ,
  • serre alimentée en énergie par des panneaux solaires.

Gothams Greens pourrait bientôt être étendue à trois autres serres et aux concombres, tomates et fraises.

Brooklyn Grange, la plus grande ferme urbaine du monde

© DR, Photo: Brooklyn Grange Farm

© DR, Photo : Brooklyn Grange Farm

Nous sommes encore à Brooklyn et la Brooklyn Grange pratique la culture organique en pleine terre depuis 2010. Un toit de bâtiment industriel a servi de support à cette ferme hors du commun, bientôt imitée dans le Queens.

Une organisation adaptée au terrain

De la même manière que pour toute autre surface, des ingénieurs et architectes ont soigneusement analysé le terrain et l’ont préparé par plaques de drainage et barrières anti-racines. La terre a ensuite été amenée pour préparer le jardin à proprement dit.

Deux terrains cultivables ont finalement été aménagés. Leurs caractéristiques :

  • une surface de 3900m2 dans le Queens et 6000m2 à Brooklyn, soit le plus grand jardin urbain au monde à ce jour !
  • quarante sortes de fruits et légumes (laitues, poivrons, tomates, blettes, choux, haricots, radis, carottes, fines herbes), vendus sur les marchés locaux, et aux commerces et restaurants locaux ;
  • de l’engrais vert planté durant l’hiver,
  • un rendement de plus de 18 tonnes par an !

Brooklyn Grange a récemment accueilli des poules pondeuses et des ruches.

Un modèle à développer

D’autres fermes urbaines sur les toits de New York ont vu le jour : la ferme communautaire Eagle Street Rooftop Farm (550m2 à Brooklyn) ou encore les serres de Brightfarms.

La municipalité de New York travaille à encourager les propriétaires et constructeurs à travailler le développement durable, notamment à travers des projets de toits blancs, de toits verts ou de fermes urbaines.

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Ayant parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan est journaliste, webmestre et photographe, principalement...

4 commentaires Donnez votre avis
  1. d’accord pour toutes vos remarques, sauf que les légumes produits à NY, sont plein de métaux lourds, plomb….ect générés par la pollution.
    Les autres aussi peut être !

  2. L’air des villes va devenir plus pur, et l’écoulement des eaux de pluie va se régulariser.

  3. Après avoir supprimé les marchés alimentaires et les petits maraîchers avec ses méga-centres commerciaux et ses méga-exploitations agricoles, les USA semblent vouloir revenir à la raison. Puisque la France les imite avec une bonne dizaine d’années de décalage (même lorsque le modèle est un échec), nous pouvons espérer voir arriver ce genre d’initiative…

  4. J’avais vu un reportage à la télévision sur le sujet qui me paraît hautement intéressant. Les légumes seraient ainsi vendus dans la ville et ne transiteraient pas par des circuits très longs et très coûteux en CO2 notamment. Ce reportage se situait au Canada, il me semble, et les « fermiers » indiquaient que si 10 % des toits abritaient ce genre d’installation, ils pourraient nourrir la ville entière en légumes, et cela sans transport !!!
    A mon avis, c’est l’avenir !
    Il y a d’autres projets : des immeubles de verre abritant des serres… peut-être à plus long terme car il faut les construire, alors que le fait d’investir les immeubles existants simplifie grandement les installations.

Moi aussi je donne mon avis