Eqosphere en lutte contre le gaspillage alimentaire

Rédigé par Jean-Marie, le 25 Oct 2013, à 15 h 15 min

Le gaspillage alimentaire prend des proportions incroyables. A l’échelle de notre pays et du monde entier, les quantités de nourriture produite qui finissent gaspillées représentent un “gisement” énorme qu’il suffirait de réduire pour résoudre en partie le problème de la malnutrition.

Eqosphere, une plateforme collaborative anti-gaspillage

gaspillage alimentaire eqosphereMais ce gaspillage aberrant de ressources commence à être connu et à faire parler de lui. Des initiatives apparaissent pour tenter de résoudre le problème, en amont au niveau de la production, ou bien en aval, au niveau de la filière de distribution alimentaire.

C’est notamment le cas d’Eqosphere. Eqosphere est une société qui offre aux collectivités et aux entreprises la possibilité de valoriser stocks alimentaires invendus, leurs surplus ou leurs déchets.

fleche-suiteGrâce à une technologie innovante, Eqosphere met à la disposition de tous les acteurs concernés une plateforme collaborative en ligne pour optimiser et développer les activités de revalorisation des surplus alimentaires, non alimentaires et des déchets.

Eqosphere fonctionne comme une une plateforme internet de mise en relation qui rapprochent les entreprises (qui ont des surplus) des associations qui vont utiliser ces surplus de nourriture.

consommation collaborativeLe fonctionnement repose sur la base de données d’Eqosphere qui recense les dons et produits quand lorsqu’ils sont scannés et retirés des rayons des magasins. Les associations partenaires sont alors prévenues et ou peuvent consulter la base avant de retirer les produits en fonction des besoins qu’elles ont indiqués.

Cela semble efficace puisqu’Eqosphere indique avoir déjà permis de transmettre 10 tonnes de produits par semaine. Toute cette nourriture est bien entendu plus que bienvenue pour permettre de satisfaire les personnes dépendant de l’aide alimentaire.

gaspillage alimentaireLes associations récupèrent plus facilement ce dont elles ont besoin pour faire face à l’accroissement du nombre de personnes dépendant de l’aide alimentaire. La

Pour les collectivités ou les entreprises, le système est plus économique car donner coûte moins que de jeter  ! En effet, pour jeter, il faut assumer un coût de transport et de destruction des produits. Mieux, les dons peuvent bénéficier d’avantages fiscaux.

agroécologie Le chiffre d’affaires devrait atteindre 500 000 euros en 2014 et devrait€ être étendu aux dons faits par les particuliers aux associations ainsi qu’au dons non-alimentaires ou au bénévolat. Une pierre de plus dans la lutte anti-gaspillage.

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Dans beaucoup de supermarchés on vend des fruits en filets de 1 à 5 kgs or lorsqu’un ou deux fruits sont pourris à l’intérieur on jette tout le filet à la benne, ne pourrait-on pas les ouvrir et afficher un prix moins cher ou les vendre avec le détail ? On garde les œufs extras frais et on vend ceux proche de la date limite… On remballe la viande mais on garde le même prix au kg, on vend des grands tartes dégelées mais on préfère les jeter plutôt que de descendre le prix comme pour les fromages qui approchent la date limite etc … Y a du boulot et de quoi engager quelques jeunes qui veulent travailler…

  2. Il y a trente ans, lorsque les déchetteries étaient encore à ciel ouvert, mon père allait y déposer des déchets issus de son bricolage. Il nous disait y trouver des quantités phénoménales de sacs avec de la nourriture dedans encore emballée et des dates de péremption à peine dépassées. Parfois il voyait même des camions arriver et déverser ces sacs de leur benne.
    Cette nourriture ne pouvait venir que des magasins !
    Les gens ramassaient cette nourriture pour leur chien (peut-être la consommaient-ils eux-même ?)
    Le problème est donc connu depuis longtemps, il ne date pas d’aujourd’hui.
    C’est juste que les pouvoirs publics ont fermés les yeux sur ces pratiques, les industriels engrengaient tellement d’argent issus des ventes qu’ils s’en fichaient de jeter les surplus.
    J’ai discuté dernièrement avec un responsable de rayon d’un supermarché qui me disait que maitenant ils ne jetaiant plus, ils donnaient les invendus (les produits dont la DLUO était atteinte) aux banques alimentaires.
    Tout ca pour dire qu’il y a quand même eu 30 ans d’immobilisme (et de gâchis) sur ce sujet !

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