DHA et chou ralentissent le déclin cognitif

Si le déclin cognitif commence dès 20 ans pour certaines fonctions, on ne le commence à le ressentir vraiment qu’à 45 ans environ et se traduit par une diminution lente mais progressive de la mémoire à court terme et de la mémoire de travail, ainsi que des fonctions exécutives. Prendre conjointement de la DHA et du chou participerait à réduire le déclin cognitif. Qu’en est-il vraiment ?

Rédigé par Emma, le 15 Apr 2018, à 12 h 20 min

Les aliments riches en lutéine et zéaxanthine, associés à du DHA retarderaient le déclin cognitif. C’est la conclusion convergente d’un certain nombre d’études sur le sujet. Comment arrivent-elles à ces résultats ? Qu’en penser ?

Déclin cognitif : les bons nutriments pour le cerveau

En 2008, une étude réalisée en double aveugle (c’est-à-dire que les personnes participantes qui reçoivent tel ou tel produit, sont choisies au hasard, et ne savent pas à quel groupe elles appartiennent) a rassemblé 49 femmes âgées de 60 à 80 ans qui ont reçu quotidiennement(1) :

  1. soit du DHA (800 mg/jour) : l’acide docosahexaénoïque (DHA) est un acide gras polyinsaturé oméga-3 ;
  2. soit 12 mg de lutéine : la lutéine est un caroténoïde, qui donne sa couleur aux légumes jaunes (carotte)  et verts (chou, épinard, mâche). C’est un  pigment antioxydant ;
  3. soit un mélange de DHA et de lutéine ;
  4. soit un placébo.

Résultat  : les participants des trois premiers groupes ont montré une amélioration de leur élocution. Le groupe qui recevait le mélange DHA + lutéine a aussi été le plus performant au test de mémoire et en apprentissage, ce qui laisse supposer une synergie entre le DHA et la lutéine.

Le cerveau des centenaires

En 2010, une autre étude s’est intéressée aux cerveaux des Géorgiens centenaires, – au delà de 98 ans révolus -, analysés post-mortem.

Chez ceux qui, de leur vivant, avaient obtenu des bons résultats aux tests de mémoire et un bon quotient intellectuel ou de cognition en général, on a retrouvé des concentrations importantes en lutéine et zéaxanthine (un caroténoïde, comme la lutéine, qui a donc aussi des vertus antioxydantes) dans différentes partie de leur cerveau.

La lutéine et la zéaxanthine sont aussi connues pour diminuer le risque de problèmes oculaires comme  la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).