Cette femme courage a lutté contre le cancer tout en portant un projet pour les autres malades, sans l’aide des banques…

24 chimio, 2 opérations et 40 séances de radio, et elle a encore de l’energie pour aider les autres

Rédigé par Hugo Quinton, le 8 Mar 2017, à 14 h 30 min

Julie a de quoi inspirer le respect : atteinte d’un cancer de grade 3 à l’âge de 27 ans, cette jeune femme a conçu, avec la volonté de vaincre cette maladie, Les Franjynes : des franges pour agrémenter foulards, chapeaux ou bonnets…

Rester féminine tout en ayant un cancer : l’initiative de Julie

Lorsque Julie apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, on peut l’imaginer, le moral n’est pas au beau fixe. Et pourtant, la jeune Niçoise ne se décourage pas, et trouve la force de parler de sa maladie à travers un blog qu’elle lance en mai 2015 : « dans ce blog, je partage mes astuces beauté, bien-être et ma bonne humeur, car oui, c’est aussi bon pour la santé ! Je voulais démontrer que malgré la brutalité des traitements, on peut garder sa féminité et rester belle ».

Pendant sa maladie, la jeune femme a dû acheter des perruques qu’elle avoue ne pas avoir réussi à porter : « j’avais l’impression chaque matin d’enfiler un bonnet, et ce qui me manquait, c’était tout simplement de me coiffer ». C’est à partir de ce moment qu’elle pense à nouer des turbans sur sa tête, et le résultat est réussi ! Voyant que l’idée plaît autour d’elle, Julie crée Les Franjynes : des franges qui agrémentent les foulards, chapeaux et bonnets. Un moyen de masquer la perte des cheveux, tout en restant belle et féminine.

Seule ombre au tableau, les banques ne sont pas prêtes à financer son projet… En effet, elle a besoin de 35.000 euros pour lancer et commencer son activité : « Pendant 10 ans après la maladie, les banques refuseront de me prêter de l’argent. En fait, ce sont les assurances qui ne me couvrent pas. Sur cette période, je ne pourrai donc pas acheter de voiture, d’appartement ou monter mon projet d’entreprise, même si je suis en rémission », indique-t-elle au micro de France Inter.

Qu’à cela ne tienne, Julie ne perd pas espoir et se tourne vers des sites de financement participatif. Finalement, c’est sur Ulule que Julie lance son opération de crowdfunding où elle atteint très rapidement son objectif de financement. Elle peut enfin terminer la conception de ses Franjynes qui seront en vente en avril prochain.

Pour l’heure, Julie continue de porter ses turbans, « même si mes cheveux ont repoussé, je continue à porter des turbans. Pour moi, pas de connotation maladie, c’est juste un accessoire de mode. Quand je me balade dans la rue, on me voit non pas comme une malade mais comme une jeune femme au style ‘original’. Et recevoir des compliments souvent, ça fait du bien et encore plus quand on n’a ni cheveux, ni cils, ni sourcils ».

Illustration bannière © Ilan Dehe

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