Quelle serait l’empreinte écologique des super-héros ?

Tout le monde connaît Batman, Superman, Ironman, Spiderman, ces super-héros des univers Marvel ou DC qui patrouillent sur notre planète pour éloigner ou vaincre les méchants. Mais connaissez-vous leur empreinte carbone ?

Rédigé par Sonia Mahmoudi, le 11 Jan 2018, à 14 h 00 min

Bien que les super-héros tentent de faire de la Terre un meilleur endroit pour nous, simples mortels, on ne peut pas ignorer la crise environnementale mondiale en cours. Ne devrions-nous pas examiner de plus près l’empreinte écologique des super-héros ? C’est maintenant chose faite ! Et en effet, le résultat et sans appel : les super-héros émettent des quantités phénoménales de CO2 venant de leurs costumes, accessoires, véhicules ou super-pouvoirs.

Les super-héros aussi, ont une empreinte carbone !

Miles Traer, géologue et enseignant à l’Université de Stanford, et deux collègues biologistes, ont passé au crible l’impact écologique des super-héros. Voici notre petite sélection.

BATMAN, l’homme chauve-souris

Rien que la tenue complète de Batman aurait une empreinte carbone équivalente à celle de 37 costumes classiques. En ajoutant la Batmobile et le matériel informatique, l’homme chauve-souris laisserait à lui seul une empreinte carbone aussi importante que celle de 2,6 millions d’habitants, soit plus que la population de Paris, la ville la plus peuplée de France (2,2 millions d’habitants).

Empreinte écologique superhéros Batman

Batman © Willrow Hood / Shutterstock

FLASH, plus rapide que la lumière

Sa superpuissance est sa capacité de courir à des vitesses hallucinantes. Mais pour cela, Flash doit encore manger une quantité massive de nourriture et on le sait, tous les aliments ont leur propre empreinte carbone !

Lire aussi : L’empreinte carbone s’applique aussi à notre assiette !

Miles Traer et son équipe ont ainsi estimé qu’en se nourrissant entre-autres de beurre de cacahuète, de pizzas, de tofu, de tomates et d’oeufs, Flash aurait un impact écologique 5 fois plus important que celui de Batman soit l’équivalent du double de la population de l’île-de-France.

 IRONMAN, l’homme du futur

Ironman n’a pas vraiment de capacités surhumaines. Son alter égo playboy et milliardaire, Tony Stark, conçoit des technologies incroyables, comme son armure et ses bottes fusées, pour se donner de la force, de l’agilité et la capacité à voler.

Empreinte ecologique super-héros Ironman

Ironman © Anton_Ivanov / Shutterstock

L’empreinte carbone totale d’Ironman dépendrait surtout de ce qu’il utilise pour voler : son armure et ses bottes de fusée. Concernant son armure, elle est probablement, d’après les experts, faite d’un métal auto-cicatrisant recouvrant un costume de Kevlar pare-balles. Ensuite, il est fort probable que Tony Stark utilise un composite carbone-carbone similaire à celui utilisé sur une navette spatiale pour ses bottes. Donc au total, l’empreinte écologique d’Ironman serait similaire à celui de 1,3 millions d’habitants, soit à peu près 3 fois celui de la population de la ville de Toulouse.

SPIDERMAN, l’homme araignée

L’empreinte carbone de Spiderman concerne surtout celle de ses toiles parce que même si sa combinaison moulante est polluante, le rapport est négligeable. Pour calculer l’impact écologique, les experts se sont donc intéressés à la production des nanofibres de carbone, constituantes de la toile, et en particulier à celles qui sont assez solides pour supporter le poids du super-héros tout en restant assez flexible pour qu’il puisse se balancer.

Empreinte écologique super-héros Spiderman

Spiderman © Anton_Ivanov / Shutterstock

L’analyse finale montre que Spiderman apporte une contribution relativement mineure aux émissions mondiales de carbone avec une empreinte carbone équivalente à celle d’environ 150.000 habitants soit à peu près la population de la ville de Grenoble.

SUPERMAN, impact écologique zéro

L’empreinte carbone de Superman serait totalement nulle. En effet, ses superpuissances venant de l’absorption de l’énergie de notre soleil n’exigent aucune énergie fossile, et il n’a même pas besoin de manger. Comme ce n’est pas très excitant, Miles Traer a poussé l’étude pour déterminer quelle quantité d’énergie Superman pourrait-il raisonnablement absorber pour alimenter ses super-pouvoirs telles que sa vision au laser et aux rayons X, sa respiration à froid, sa super vitesse de course, sa capacité de voler  !

Résultat : la différence quotidienne entre l’énergie qu’il absorbe et celle qu’il utilise pour ses missions s’élève à 11,63 kWh soit près de 10.000 calories, on comprend donc pourquoi il ne mange pas !

Calculez vous-aussi votre empreinte écologique !

Bien que nous soyons reconnaissants de nous protéger des menaces terrifiantes de la planète, lorsqu’il s’agit du changement climatique, pas besoin d’être un super-héros pour aider à sauver l’humanité !

Vous pouvez retrouver cette étude et l’empreinte écologique d’autres super-héros tels que Jessica Jones ou Firebird, sur le site de Miles Traer (en anglais).

Illustration bannière : Super-héros Marvel © Anton_Ivanov / Shutterstock
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