Cauchemars : des chercheurs découvrent enfin comment ne plus en faire

Les cauchemars, tout le monde en fait l’amère expérience. Mais chez certaines personnes, ces mauvais rêves parfois terrifiants deviennent quasiment quotidiens, au point que ces derniers ont un réel impact sur le bien-être général. Bonne nouvelle : des chercheurs suisses ont récemment découvert comment en finir avec les cauchemars. Explications.

Rédigé par Cecile, le 7 Nov 2022, à 18 h 20 min
Cauchemars : des chercheurs découvrent enfin comment ne plus en faire
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Et si de simples notes de musique permettaient de ne plus faire de cauchemars ? C’est ce qu’a découvert une équipe de scientifiques, en étudiant un groupe de patients sujets à des cauchemars répétés.

Faire des mauvais rêves à répétition… Un cauchemar pour de nombreux Français

En France, selon un sondage IFOP réalisé en décembre 2021, les femmes sont 76 % à déclarer faire régulièrement des mauvais rêves, contre 69 % des hommes. Quels que soient leurs sujets et leur intensité, les cauchemars ne semblent épargner personne. Si faire de temps en temps des mauvais rêves n’a que peu d’incidence sur notre qualité de vie, faire des cauchemars à répétition est bien plus problématique. Outre un sommeil plus agité, les personnes sujettes à de fréquents cauchemars peuvent développer des troubles du sommeil telles que des difficultés à s’endormir.

Des cauchemars qui pour 4 % des adultes s’avèrent être tellement récurrents que le bien-être émotionnel est atteint, comme l’explique le psychiatre Lampros Perogamvros, auteur principal d’une étude portant sur des personnes sujettes aux cauchemars chroniques. Cette étude suisse, publiée le 27 octobre dans la revue Current Biology, a été menée en observant la fréquence des mauvais rêves chez 36 patients connus pour leurs cauchemars à répétition.

Comment ne plus faire de cauchemars

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Un accord de piano pour ne plus faire de cauchemars

Ces personnes suivaient toutes une thérapie basée sur l’imagerie mentale, l’une des méthodes les plus courantes pour tenter de diminuer la fréquence des mauvais rêves et qui consiste à inverser le scénario négatif d’un cauchemar récurrent, en le remplaçant par une vision bien plus positive. La moitié du groupe n’a pas suivi de thérapie complémentaire, tandis que l’autre a été invitée à créer une association positive entre un simple accord de piano et leur cauchemar. Un son qui leur a été joué chaque jour, avant d’être reproduit durant leur phase de sommeil paradoxal, toutes les 10 secondes.

Au bout de 15 jours, les chercheurs ont observé une baisse de la fréquence des cauchemars chez leurs patients, « ainsi que des rêves devenant émotionnellement plus positifs », expliquent-ils dans leur étude. Les personnes sujettes à de fréquents mauvais rêves sont ainsi passées de 2, voire 3 cauchemars par semaine, à plus aucun cauchemar. En comparaison, les autres patients n’ayant suivi que la thérapie basée sur la répétition d’imagerie mentale, sans l’accord de piano, sont tout de même parvenus à ne faire plus qu’un seul cauchemar par semaine. De quoi enfin envisager de retrouver un sommeil serein.

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