Cauchemar, terreur nocturne : comment réagir ?

Qu’est ce qu’une terreur nocturne ? Quelles différences avec un cauchemar ? Comment réagir pour calmer votre enfant ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur ces troubles du sommeil.

Rédigé par Marie Mourot, le 18 Nov 2020, à 16 h 16 min

Votre enfant se réveille en pleine nuit en criant ? Il se débat dans tous les sens et semble terrorisé ? Il s’agit très certainement d’un cauchemar, très fréquent chez les plus jeunes. Cependant, il se peut aussi qu’il s’agisse d’une terreur nocturne. Souvent angoissante pour nous, parents, elle nous laisse la plupart du temps complètement désemparés. Alors, comment distinguer cauchemar et terreur nocturne  ? Comment réagir ? Faut-il le réveiller, le rassurer, le laisser dormir à nos côtés ?

Cauchemar ou terreur nocturne, quelles différences ?

Les cauchemars et les terreurs nocturnes sont fréquents chez les enfants et tout à fait normaux, à condition qu’ils ne se répètent pas toutes les nuits. En effet, des troubles réguliers du sommeil ne sont pas à prendre à la légère. Un enfant a besoin d’une bonne nuit de sommeil pour bien grandir. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

Le cauchemar

À partir de deux ans, votre enfant peut commencer à être sujet aux cauchemars. Il s’agit de mauvais rêves, survenant de manière générale en fin de nuit, à la fin d’un cycle de sommeil. Fréquent, surtout chez les enfants de 3 à 10 ans, un cauchemar peut-être réellement très effrayant pour un enfant. Peuplé de monstres, de sorcières ou encore de loups, il le réveillera à coup sûr. Il se met alors à pleurer et vous appelle en criant. Lorsque vous arrivez dans sa chambre, votre enfant est souvent véritablement effrayé et cherche le contact avec vous pour se sentir rassuré.

Comment réagir ?

Terreur nocturne ou cauchemar : enfant effrayé © Rawpixel.com

Lorsque votre enfant fait un cauchemar, allez le voir sans tarder dans sa chambre pour le rassurer. Prenez-le dans vos bras afin de le réconforter et discutez avec lui de son cauchemar s’il en a envie.
Pour dédramatiser la situation, essayez d’imaginer avec lui comment transformer ce mauvais rêve en un rêve plus doux ou même rigolo. Certains enfants ne souhaitent pas parler de leurs cauchemars, dans ce cas, ne le forcez pas à vous le raconter.

Ensuite, rassurez-le, dites-lui que les cauchemars font souvent très peur mais qu’ils ne sont pas réels. Lorsqu’il va mieux et qu’il est calmé, quittez sa chambre en lui rappelant que vous êtes là si ça ne va pas. Il devrait normalement se rendormir sans problème.

La terreur nocturne

Une terreur nocturne ressemble à un cauchemar mais en beaucoup plus intense. Cependant, dans le cas de la terreur nocturne, il ne cherche pas du tout le contact avec vous car il n’est tout simplement pas réveillé, même si ses yeux sont ouverts.

Il s’agit en effet d’un éveil partiel  : une partie du cerveau est réveillée alors que l’autre dort profondément. Votre enfant peut alors hurler, pleurer et avoir un discours complètement incohérent. Une terreur nocturne dure entre 1 à 20 minutes et ne concerne que 3 % des enfants, plus généralement entre 18 mois et 5 ans.

Elles surviennent surtout lorsque votre enfant est fatigué, fiévreux ou qu’il a vécu un changement important. Même si ces crises sont impressionnantes, elles sont sans danger pour lui et finissent par disparaître avec le temps.

Terreur nocturne : bébé, enfant ou adulte, tout le monde peut en être victime de temps à autre © EKramar

Comment réagir ?

Même si la tentation de le réveiller est grande, il ne faut surtout pas le faire ! Pourquoi ? Tout simplement parce que même s’il semble réveillé, il n’a pas conscience que vous êtres là. Intervenir risquerait même de prolonger l’épisode. C’est hyper frustrant mais le mieux est de ne rien faire.
S’il accepte que vous le touchiez, posez une main sur lui. S’il vous repousse, restez simplement à côté de lui sans le toucher, afin de vous assurer qu’il ne tombera pas de son lit. Dites-lui tout doucement des mots apaisants comme « chut » ou « tout va bien », ou encore « je suis là ».

Il n’a aucune conscience de ce qu’il se passe et ne s’en souviendra pas le lendemain. Mieux vaut d’ailleurs éviter de lui en parler car cela pourrait le préoccuper au moment du coucher. Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez pas, ces terreurs nocturnes sont passagères et vraiment sans danger pour votre enfant.

Conseil : Au quotidien, évitez les écrans le soir et proposez-lui une petite séance de relaxation afin qu’il s’endorme sereinement.

Cauchemar enfant ou terreur nocturne ? – © Kirill Gorshkov
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Rédactrice web freelance et maman de trois enfants, je me suis toujours sentie très concernée par l'écologie et le développement durable. Constamment en...

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