Faire l’amour : bon pour la tête, bon pour le corps

Vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour vieillir en pleine forme. Alors faites l’amour ! Le sexe, c’est excellent pour le coeur, la santé et le moral. Preuves scientifiques à l’appui.

Faire l'amour : bon pour la tête, bon pour le corps

Le sport, c’est la santé. Oui, mais voilà, enfiler un jogging et des baskets pour une activité physique, cela ne tente pas tout le monde. Saviez-vous que faire l’amour est un véritable sport ? Comme le coeur est un muscle, faire l’amour le fait travailler. Mais le sexe n’est pas bénéfique que pour le muscle cardiaque. Petite revue des bienfaits pour la santé de notre gym horizontale (ou pas d’ailleurs).

Faire l’amour : bon d’abord pour le coeur, évidemment

Faire l’amour a un effet comparable au sport  : le taux de catécholamines dans le sang augmente. Ces hormones, telles que l’adrénaline, induisent des modifications physiologiques qui nous préparent à faire face à l’effort. Le taux de glucose dans le sang augmente, tout comme la pression artérielle et le rythme cardiaque.

Qui plus est, la pratique d’une activité physique régulière réduit le risque d’accident cardiaque. Car pendant l’acte, les pulsations du coeur augmentent d’environ 70 pulsations/minutes jusqu’à 100, 120, voire plus. Ce qui le fortifie.

  • Pratiquer une activité sexuelle – ou sportive de manière générale – de manière seulement épisodique augmente le risque d’infarctus de 3,5 et celui de mort subite d’origine cardiaque de 2,7 par rapport à une pratique quotidienne.
  • « Moins vous avez de rapports sexuels, plus vous augmentez vos risques de déclencher un événement cardiaque. A l’inverse, plus vous pratiquez, plus votre coeur est protégé »  confirme le professeur Xavier Jouven de l’hôpital européen Gorges Pompidou.(7)

L’amour est bénéfique pour le coeur, une hypothèse confirmée par l’American Heart Association : les cardiaques et non cardiaques peuvent sans problème pratiquer une activité sexuelle régulière, pour contribuer à la santé de leur coeur. Une autre étude faite à Boston et publiée dans la revue médicale Jama souligne toutefois que les bénéfices cardiovasculaires ne résultent que d’une activité régulière. Alors, au travail…

Sexe et mort subite : une légende ?

Oui, il est possible de mourir en plein orgasme. Il ne s’agit pas d’une légende. Mais d’après les études sur le sujet, les cas de décès « en pleine action » concerneraient d’abord les personnes plutôt inactives sexuellement d’ordinaire, ou alors en train d’avoir un rapport sexuel extra-conjugal.

L’étude publiée dans Jama montre que si on multiplie les activités physiques dans la semaine, on diminue d’un tiers les risques de mort subite d’origine cardiaque et de 50 % ceux d’infarctus. Moralité : soyez fidèle et sportif, c’est plus sûr.

Sexe : une arme anti-cancer ?

Les scientifiques s’intéressent grandement aux bienfaits d’une activité sexuelle régulière sur la santé. Ainsi, plusieurs d’entre eux sont parvenus à déterminer que le sexe aurait des effets protecteurs contre certains cancers.

La prostate, du côté des hommes

L’activité sexuelle, ainsi d’ailleurs que la masturbation, diminuerait les risques de développer un jour un cancer de la prostate. Pourquoi ? Parce que la prostate, responsable de 40.000 nouveaux cas de cancer chaque année, intervient dans la production de liquide séminal. L’éjaculation régulière permettrait donc de maintenir en bonne forme cette glande.

Par contre, s’il semble important d’éjaculer régulièrement, la multiplication des partenaires sexuelles pourrait être à l’origine de formes plus agressives de cancer de la prostate. La faute sans doute à une augmentation des risques de contracter une maladie ou infection sexuellement transmissible.

Sexualité et cancer de la prostate

A la fin du XXe siècle, une étude menée au Centre d’épidémiologie du Cancer de Melbourne, en Australie, a comparé les habitudes sexuelles passées de 1.079 hommes touchés par le cancer de la prostate, à celles de 1.259 individus en bonne santé.

L’étude s’est particulièrement penchée sur la sexualité de ces hommes entre 20 et 40 ans et les chercheurs ont conclu que les hommes qui éjaculaient très fréquemment lors de cette période de leur vie, en moyenne 5 fois par semaine, diminuaient de 33 % le risque de développer un jour un cancer de la prostate.

Le cancer du sein, du côté des femmes

Aucune étude ne le prouve formellement, mais certains scientifiques affirment que le sexe, et plus précisément la stimulation des mamelons et l’orgasme auraient un effet protecteur contre le cancer du sein.

Cela grâce à l’ocytocine, une hormone libérée pendant l’acte sexuel et qui aurait pour effet d’éliminer de l’organisme les radicaux libres, cancérigènes.

Plusieurs études font le rapprochement entre une bonne santé sexuelle (activité sexuelle régulière et agréable) et une plus grande longévité, notamment chez les femmes.

Mais pour apprécier pleinement les bénéfices liés à l’acte sexuel, il faut que ce dernier soit régulier : en moyenne 3 fois par semaine.

La suite : Faire l’amour, c’est bon aussi pour le moral