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Poissons. Evitez les espèces en voie de disparition

Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture, 7 des 10 plus importantes espèces de poisson sont au bord du dépeuplement total.

Océans : les espèces de poisson menacées

1 poisson sur 3 menacé

Globalement, 1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction et la moitié parvient tout juste à se renouveler. 7 % des espèces marines ont disparu depuis 1950. 29 % des 600 espèces pêchées dans le monde sont en voie d’extinction totale : autrement dit, leur niveau est descendu à 10 % de celui de 1950. C’est le cas au Canada de la Morue, du saumon, du marsouin commun, du fouille-roche gris, de la raie tachetée, du colin de l’églefin, etc.

Depuis 2000, les quantités de poisson ont diminué de 5 %, non du fait d’une moindre pêche mais plutôt de ressources qui s’épuisent. Dans la mer du Nord, le cabillaud, très prisé en France, a vu le nombre de poissons adultes en âge de se reproduire divisé par 5 en 20 ans. La pêche à la morue est quasiment un fait du passé du fait que 85 % des morues pêchées étaient trop jeunes pour avoir eu le temps de se reproduire.

Consommation : les poissons à ne pas acheter

L’état des stocks des poissons suivants, gravement menacés, n’est pas bon du tout. Il sont à éviter.

  • L’anchois : de France, Espagne,
  • Le caviar, l’esturgeon : : risque de PCB, de dioxines, de pesticides et de mercure
  • Le thon rouge de Méditerranée : les captures ont diminué de moitié en Méditerranée. Poids minimal de capture de 30kg. On craint qu’au rythme actuel, l’espèce sera quasiment disparue d’ici 2 à 3 ans.
  • La lotte, baudroie : de l’Atlantique Nord
  • Le Lieu, colin d’Alaska : pêché en Pacifique Nord
  • Le Carrelé, plie : de l’Atlantique Nord
  • Le merlu : aussi appelé « colin » a vu le nombre de poissons géniteurs divisé par 2 en 20 ans
  • Le flétan : de l’Atlantique Nord
  • La lotte : d’Europe, rique de de dioxyne et pesticides (aquaculture)
  • La sole de la mer du Nord : de l’Altantique Nord et surexploitée, notamment dans la Manche, la sole est en grave danger. Taille minimale de capture de 24 cm.
  • Le Haddock
  • Le cabillaud : stock divisé par 5 en 20 ans, surtout en Europe, en voie de disparition.
  • La dorade rose : a disparu, ou presque, du golfe de Gascogne
  • L’empereur : menacé de disparition d’ici 3 à 5 ans. Cette espèce des grand fonds à la croissance lente, a une maturité sexuelle tardive et se reproduit peu. Pas de taille minimum pour sa capture.
  • L’espadon : très menacé
  • Le saumon sauvage d’Atlantique : ce poisson, 2 fois moins nombreux qu’il y a 20 ans , ne se reproduit plus dans 15 % des rivières où on le voyait habituellement. Taille minimum de capture : 50 cm.
  • Le grenadier de roche : plutôt laid à regarder, ce poisson de grand fond est menacé de disparaître d’ici 3 à 5 ans. Pas de taille minimale de capture.
  • Le pangasius du Vietnam (aquaculture)
  • Le Thon rouge : des grandes surfaces européennes, dont Auchan et Wal-Mart, appellent à une réduction par deux des quotas de thon rouge dans l’Union européenne. Elles ont signé une lettre adressée à la Commission car, selon ces enseignes, ce poisson pourrait bientôt disparaître de la mer Méditerranée.
  • Le sébaste d’Atlantique Nord
  • Les poissons « à problème » mais dont il ne faut pas abuser

    Le calamar de l’Atlantique sud et du Pacifique sud

    La dorade royalede Grèce (aquaculture), risque de mercure

    Le loup de mer ou bar de la Méditerranée Le loup de mer d’aquaculture de France ou de Grèce

    L’omble : aquaculture, Suisse, Islande, France

    La morue ou cabillaud de Norvège ou d’Ecosse

    La sardine d’Atlantique Nord et de Méditerranée

    Le saumon Atlantique  : Europe, Chili. On ne consomme plus que 4000 tonnes de saumon sauvage. Le reste provient de l’aquaculture.

    La sole du Pacifique, risque PCB, pesticides, dioxines

    Le Thon jaune albacore du Pacifique et de l’océan Indien

    Le turbo de France

    La consommation de poisson augmente

    Pourtant, on le sait, le poisson est sain et nous avons tous envie d’en consommer. Nous en mangeons deux fois plus qu’en 1995 soit 16,3 kilos par habitant, soit 132 millions de tonnes.
    Depuis 2002, l’humanité en consomme 84 millions de tonnes par an contre 20 millions en 1950. Alors comment faire ? Faut-il continuer à acheter du cabillaud, de la dorade rose en voie de disparition ?

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    Les poissons qui ne sont pas menacés et qu’on peut acheter