Le Bonheur, comment ça marche ?

Le Bonheur, comment ça marche ?

Pour paraphraser Coluche qui parlait de Dieu, je dirais que « le bonheur, c’est un peu comme le sucre dans le lait chaud : il est partout et on ne le voit pas et plus on le cherche, moins on le trouve ! ».

« Ce n’est pas la santé qui fait le bonheur ; c’est le bonheur qui maintient en bonne santé »

philippe santé préventive« Le plaisir ne fait pas le bonheur, mais le bonheur augmente l’accès au plaisir »(1)

 

Boutade pour signifier plus sérieusement que le bonheur est notre état naturel « au départ», quand nos 3 cerveaux fonctionnent en harmonie (eh, oui, nous avons 3 cerveaux !) et plus particulièrement les 2 d’entre eux dotés d’un « pouvoir de décision » : le limbique et le néocortex.

Et surtout, ce qui est génial c’est que le bonheur est indépendant du plaisir, de la souffrance, de l’amour, de la considération des autres : il peut exister sans tout ça !

Le bonheur est un « état de léger optimisme inconditionnel ». J’ai bien dit « in-con-di-tio-nnel » : il ne dépend pas que d’émotions, de pulsions ou de conditions extérieures spécifiques, comme peut l’être le plaisir, par exemple.

Oui, oui, vous avez bien lu : le bonheur est le fonctionnement normal de l’organisme  ; à ce titre, il « favorise la mobilisation physiologique des défenses naturelles ». C’est pour ça qu’il mérite sa place dans cette rubrique « santé préventive ».

C’est souvent nous qui faisons fausse route en le cherchant…mal. En confondant par exemple, plaisir et bonheur. Nous ouvrons alors involontairement la porte au « malheur » qui s’installe, tranquille, peinard. Son cortège de souffrances et/ou de maladies peut alors s’engouffrer bien plus facilement.

Mais alors, comme dirait Michel CHEVALET « le bonheur, comment ça marche ? »

Une partie essentielle de la réponse se trouve dans l’excellent ouvrage de Christian BOIRON (des laboratoires du même nom), « La source du bonheur ».

Comme à mon habitude, mon but, toujours le même, sera double  :

- vous donner envie de creuser le sujet pour que vous l’intégriez à votre approche de la vie ; ceci pour vous permettre de

- conserver et/ou de développer votre santé physique et morale.

  • Savoir comment fonctionne ou apparaît le sentiment de bonheur -mécanisme si simple mais si essentiel qu’il pourrait/devrait être enseigné à l’école !- permet effectivement d’éviter de gâcher toute une vie !

Alors voilà très schématiquement résumée l’histoire (pour le reste, j’insiste, lisez le livre !) :

Il était une fois, comme les 3 petits cochons, 3 cerveaux qui fonctionnaient en parfaite harmonie. Cette harmonie était  appelée « bonheur » par les hommes. Chacun d’eux avait son rôle.

  • Le cerveau reptilien est le déclencheur. Bien incapable de prendre toute décision, sa fonction est en revanche d’informer les 2 autres d’un état d’urgence, ainsi que de l’état et des besoins de notre organisme (faim, soif, reproduction…). En clair, il « bosse » à chaque fois qu’une action consciente est nécessaire.
  • Le cerveau limbique est le gardien de nos comportements (innés et acquis), de nos « logiciels » de fonctionnement. Certes plus « évolué » que son pote le reptilien, il nous permet de « vivre ensemble ». Il demeure cependant très binaire  : ses mots sont « automatismes », « dressage », « apprentissage », « instinct grégaire » (vivre en groupe), « rigide », « simple », « simpliste », « vérité », « certitude », « droit », « rectitude », « bien », «mal » « noir »/ « blanc »… En résumé, « le limbique » est essentiel, mais pas vraiment folichon !
  • Le cerveau néocortical (néocortex) est le chef d’orchestre ; il fait de nous des humains et nous confère notre aptitude à raisonner, calculer, dessiner, chercher notre destinée… Ses mots sont : « nuance », « subtilité », « souplesse », « complexité », « cohérence », « connaissance », « harmonie » … Face à un danger réel ou supposé (j’insiste sur « supposé » : combien de fois, on s’imagine de faux dangers !), il nous distingue des autres animaux : grâce aux infos fournies par le cerveau reptilien, sous forme de sonnette d’alarme (= stimuli externes ou internes : odeurs, bruits, mots, situations, comportements des autres…), il va nous rendre supérieur aux autres espèces en nous faisant préférer la réflexion au réflexe. Il prend le relais, calme le jeu et transforme l’émotion liée un état d’urgence.

Face à ce que nos cerveaux considèrent comme un « état d’urgence » censé être de courte durée, 3 réactions possibles : la fuite, la lutte, l’inhibition d’action (« faire le mort »).

Des substances chimiques comme l’adrénaline ou le cortisol sont sécrétées pour préparer le corps à réagir : tensions des muscles, action, réaction,…

Plus schématique, c’est difficile !

Quand chacun des 3 cerveaux fait son boulot et que tout roule, c’est le bonheur !

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La suite p.3> l’arrivée des nuages et du mauvais temps