Le bonheur, comment ça marche ?

Au fait, c’est quoi le bonheur ?

Rédigé par Philippe C, le 16 jan 2017, à 17 h 50 min
Le bonheur, comment ça marche ?

Pour paraphraser Coluche qui parlait de Dieu, je dirais que « le bonheur, c’est un peu comme le sucre dans le lait chaud : il est partout et on ne le voit pas et plus on le cherche, moins on le trouve ! ».

« Ce n’est pas la santé qui fait le bonheur ; c’est le bonheur qui maintient en bonne santé »

Boutade pour signifier plus sérieusement que le bonheur est notre état naturel « au départ», quand nos trois cerveaux fonctionnent en harmonie, et plus particulièrement les deux d’entre eux dotés d’un « pouvoir de décision » : le limbique et le néocortex.

Et surtout, ce qui est génial c’est que le bonheur est indépendant du plaisir, de la souffrance, de l’amour, de la considération des autres : il peut exister sans tout ça ! C’est un « état de léger optimisme inconditionnel ». Oui : « in-con-di-tio-nnel » ! Il ne dépend pas que d’émotions, de pulsions ou de conditions extérieures spécifiques, comme peut l’être le plaisir, par exemple.

Le plaisir ne fait pas le bonheur, mais le bonheur augmente l’accès au plaisir.
Christian Boiron dans 'La source du bonheur'

 

Vous avez bien lu et compris : le bonheur est le fonctionnement normal de l’organisme. À ce titre, il « favorise la mobilisation physiologique des défenses naturelles ». C’est pour ça qu’il mérite sa place dans cette rubrique « santé préventive ».

C’est souvent nous qui faisons fausse route en le cherchant mal, en confondant par exemple, plaisir et bonheur. Nous ouvrons alors involontairement la porte au « malheur » qui s’installe, tranquille, peinard. Son cortège de souffrances et/ou de maladies peut alors s’engouffrer bien plus facilement.

Mais alors, comme dirait Michel Chevalet « le bonheur, comment ça marche ? »

Une partie essentielle de la réponse se trouve dans l’excellent ouvrage de Christian Boiron (des laboratoires éponymes), « La source du bonheur ». Une lecture bénéfique dont l’objectif est double  :

  • donner envie à chacun de creuser le sujet pour l’intégrer à son approche de la vie
  • conserver et/ou de développer la santé physique et morale

Savoir comment fonctionne ou apparaît le sentiment de bonheur – mécanisme si simple mais si essentiel qu’il pourrait/devrait être enseigné à l’école – permet effectivement d’éviter de gâcher toute une vie !

Le cerveau : mode d’emploi à l’usage du bonheur

Il était une fois, comme les « Trois petits cochons », trois cerveaux qui fonctionnaient en parfaite harmonie. Cette harmonie était  appelée « bonheur » par les hommes. Chacun d’eux avait son rôle(1).

Le cerveau reptilien est le déclencheur

Bien incapable de prendre toute décision, sa fonction est en revanche d’informer les deux autres d’un état d’urgence, ainsi que de l’état et des besoins de notre organisme (faim, soif, reproduction…). En clair, il travaille à chaque fois qu’une action consciente est nécessaire.

Le cerveau limbique est le gardien de nos comportements, qu’ils soient innés et acquis

Certes plus « évolué » que son cousin le reptilien, il nous permet de vivre ensemble. Il demeure cependant très binaire : ses mots sont « automatismes », « dressage », « apprentissage », « instinct grégaire » (vivre en groupe), « rigide », « simple », « simpliste », « vérité », « certitude », « droit », « rectitude », « bien », «mal » « noir ou blanc »… En résumé, « le limbique » est essentiel, mais pas vraiment folichon !

Le cerveau néocortical (néocortex) est le chef d’orchestre

Il fait de nous des humains et nous confère notre aptitude à raisonner, calculer, dessiner, chercher notre destinée, etc. Ses mots sont : « nuance », « subtilité », « souplesse », « complexité », « cohérence », « connaissance », « harmonie »…

Face à un danger réel ou supposé (on s’imagine souvent de faux dangers !), il nous distingue des autres animaux : grâce aux infos fournies par le cerveau reptilien, sous forme de sonnette d’alarme (= stimuli externes ou internes : odeurs, bruits, mots, situations, comportements des autres…), il va nous rendre supérieur aux autres espèces en nous faisant préférer la réflexion au réflexe. Il prend le relais, calme le jeu et transforme l’émotion liée un état d’urgence.

Face à ce que nos cerveaux considèrent comme un « état d’urgence » censé être de courte durée, trois réactions possibles : la fuite, la lutte, l’inhibition d’action (« faire le mort »).

Des substances chimiques comme l’adrénaline ou le cortisol sont sécrétées pour préparer le corps à réagir : tensions des muscles, action, réaction, etc.

Quand chacun des trois cerveaux fait son boulot et que tout roule, c’est le bonheur. Difficile de faire plus schématique !

Lire page suivante : l’arrivée des nuages et du mauvais temps

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« Réflexologue diplômé et praticien depuis 10 ans, praticien Reiki (Niveau III) depuis 8 ans, j’ai la « santé préventive » dans la peau depuis tout...

8 commentaires Donnez votre avis
  1. je suis convaincu de cette réflexion! merci!!. Mais, est-ce-que le bonheur aussi provient du cœur? on peut construire notre bonheur?

  2. Bonjour,

    Le bonheur ne vient pas que du cerveau, il est un état de conscience véhiculé par le cerveau, c’est une façon de voir, et ça n’a rien à voir avec le plaisir, et le simple plaisir causé par une montée d’adrénaline ne tient pas la route, et nous retombons dans l’état d’avant le plaisir.

    Le bonheur est un état harmonieux du corps et de l’esprit, il est un état de conscience rendu harmonieux par l’expérience et la compréhension de ce que nous sommes. La plus part des gens sont en dualité avec eux-mêmes, ils doivent apprendre unifier leurs énergies négative et positive.

    Les gens ne se connaissent pas, ils sont séparés d’eux-mêmes, ils ne sont pas leur propre ami, et ils croient à tort que tout ce qui leur arrive de négatif est la faute de l’autre.

    Il faut être connecté avec tout ce qui nous entoure, il faut prendre conscience du moi intérieur, tout part de l’intérieur vers l’extérieur. Jésus disait, demander et vous recevrez…les gens ne demandent que des plaisirs et non le bonheur, ils sont superficiels dans leurs demandes.

    Méditer est une bonne façon d’aller loin en soi et de découvrir le vrai moi qui y vit en soi et qui attend que cet extérieur émigre vers ce moi intérieur qui l’attend depuis toujours.

  3. Juste un remerciement piur cette reflexion partagée sui me rappelle mes cours de biologie ou plutôt de sciences natuelle/ système nerveux.

    Je suis d accord sur le concept de complémentarité des “3 cerveaux” pour un équilibre et un vrai bonheur. On tout cas c’est nouveau pour moi et j ai appris.

  4. Excuser moi, je n’avais pas compris que le but de cet article est de faire la différence entre le bonheur et le plaisir. Maintenant j’ai compris. Merci.

  5. Ce que dit Philippe est très convainquant, mais le plaisir n’est t’ il pas synonyme de bonheur?

  6. je ne comprends pas très bien.

    Mon cerveau limbique me dit que je suis moche (par exemple ^^). Si mon neocortex est d’accord, donc il désamorce la situation d’alrte, alors j’ai conscience que je suis moche et la vie est belle ? lol

    En toute logique, mon néocortex ne doit pas être d’accord et “convaincre” mon limbique que je ne le suis pas et là, la situation d’alerte passe.

    pouvez vous préciser ce point ?

  7. Philippe C

    Merci Anne-Marie !
    C’est corrigé !
    Très cordialement.
    Philippe.

  8. Très intéressant mais une erreur ne serait-elle pas glissée page 2, points 2 et 3 : 2/”Son cerveau limbique, très binaire, lui envoie des pensées automatiques…” et 3/”Son cerveau limbique, plus subtil, lui n’est pas d’accord …”.
    Cordialement

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