Grippe : faut-il désormais une ordonnance pour se faire vacciner ?
Depuis le 13 octobre 2026, 20 millions de personnes fragiles accèdent à la vaccination contre la grippe via un système simplifié. Le bon de prise en charge remplace l’ordonnance médicale, tandis que les professionnels de santé stockent désormais les vaccins dans leurs cabinets. Voici comment fonctionne ce nouveau parcours vaccinal gratuit.

Cette nouvelle organisation vise à améliorer une couverture vaccinale qui stagnait à 55,2 % chez les 65 ans.
Vaccination contre la grippe : 1 Français sur 3 est éligible
Depuis le 13 octobre 2026, un nouveau dispositif simplifié permet à 20 millions de personnes fragiles d’accéder à la vaccination contre la grippe. L’Assurance maladie envoie un bon de prise en charge à la place de l’ordonnance médicale, et les professionnels de santé libéraux disposent directement des doses dans leurs cabinets. La campagne cible les assurés à risque accru de complications grippales. Les personnes de 65 ans et plus sont prioritaires, ainsi que les femmes enceintes, quel que soit le trimestre. Les patients souffrant de maladies chroniques comme le diabète ou l’insuffisance cardiaque, ceux avec un IMC de 40 ou plus, et l’entourage de nourrissons à risque figurent également parmi les bénéficiaires. Selon l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, cette priorisation est due à l’intensité particulière de la saison 2025-2026, avec plus de 115.000 passages aux urgences pour syndrome grippal, dont 20 % ont conduit à une hospitalisation.
L’Assurance maladie identifie automatiquement les personnes éligibles via ses bases de données. Si vous remplissez les critères mais n’avez pas reçu votre bon, contactez votre caisse primaire. Les professionnels de santé peuvent aussi vérifier votre éligibilité lors d’une consultation. Pour les non-prioritaires, le vaccin est disponible en pharmacie pour 10 euros, sans prise en charge.
Un nouveau circuit vaccinal simplifié « Grippe-Covid-19 »
La principale innovation de cette campagne est l’élimination de la nécessité d’une ordonnance médicale : le bon de prise en charge du vaccin à 100 % fait office de prescription médicale. Ce bon, envoyé par courrier, permet de retirer gratuitement le vaccin en pharmacie. Cette simplification vise à supprimer un frein majeur à la vaccination, identifié lors des campagnes précédentes.
Trois options s’offrent à vous pour vous faire vacciner. Premièrement, retirez votre vaccin en pharmacie avec votre bon, puis consultez un infirmier, une sage-femme ou votre médecin pour l’injection. Deuxième option : les médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux peuvent stocker des doses dans leur cabinet, vous évitant le passage par la pharmacie. Troisième solution : certaines pharmacies proposent la vaccination directe par un pharmacien formé.
Il est possible de recevoir simultanément les vaccins contre la grippe et le Covid-19. Pour cette campagne, 15 millions de doses de vaccin antigrippal et 10 millions pour le Covid-19 ont été commandées, assurant l’approvisionnement jusqu’au 31 janvier 2027. Cette stratégie de co-administration optimise la protection contre les infections respiratoires hivernales en une seule visite.
Des relances pour ne pas manquer votre vaccination
Pour pallier les bons non utilisés, l’Assurance maladie envoie deux relances espacées de trois semaines par SMS ou email aux personnes n’ayant pas retiré leur vaccin. L’objectif est d’encourager la vaccination avant novembre, période où l’épidémie grippale débute généralement en France. Cette approche s’appuie sur les données de la saison 2025-2026, marquée par 12.000 décès en excès toutes causes confondues.
Pour les 20 millions de personnes ciblées, le vaccin est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie, sans avance de frais. Cette gratuité concerne uniquement le vaccin, l’injection étant facturée selon les tarifs conventionnels, remboursés par l’Assurance maladie et les mutuelles. Les non-prioritaires peuvent se faire vacciner en pharmacie pour 10 euros. L’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de la mobilisation pour se protéger des infections respiratoires hivernales, alors que la mutation G155E du virus H1N1 retient l’attention des virologues cette saison.
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