Quand l’esprit guérit le corps – partie 1 : les relations de pouvoir thérapeutes / patients

Rédigé par Philippe C, le 2 Mar 2012, à 16 h 30 min

4- Ce générateur de tension, c’est l’égo, le mental :

Le mental nous coupe :

  • du moment présent avec son cortège d’appréhensions, de peurs, de paniques, de phobies, d’anxiétés, de manque de confiance en soi (futur), ou de regrets, de culpabilités,… (passé) ;
  • de nos émotions de leur reconnaissance, de leur ressenti et de leur expression ;
  • de notre intuition et de notre créativité ;
  • de notre savoir-inné ;
  • de nous-même.

Le mental anime :

les comparaisons, les complexes d’infériorité, de supériorité, les jugements…
Le grand responsable de ces jeux de pouvoir, c’est donc ce fameux mental : « tu ne sais rien, tu es incapable ; moi je SAIS et toi, non ! » Alors, croire en soi, croire et être dans « l’ici et maintenant » ; croire en soi renforce le système immunitaire.

5- Le rôle du thérapeute serait alors :

  • d’attirer l’attention du patient sur ces signes multiples et de l’accompagner à décoder ce que le corps va lui dire ou vient lui dire au travers de ces signes ;
  • d’encourager le patient à y remédier, soit en l’aidant à vivre dans le moment présent, soit à ressentir et exprimer ses émotions
  • à retrouver en lui ce qui fait sa richesse, à savoir son intuition, sa grandeur, son autonomie. Le pouvoir d’auto-guérison est en marche !

Les armes ne s’appellent plus alors les anti-trucs (anti-dépresseurs, anti-spasmes,…), mais le respect et l’amour.

6- Les « anti-trucs », le respect et l’amour.

Les « anti-trucs » peuvent être utiles dans l’urgence, mais restent des outils et non la finalité.

La finalité est de retrouver son autonomie ; la relation de pouvoir ne peut alors plus avoir lieu. Et autonomie = économie de dépenses de santé.

Nous remplaçons l’analphabétisation du patient par la connaissance de lui-même ; nous remplaçons le mental et le jeu de pouvoirs, par le respect et l’amour.

Cette voie est plus exigeante : le patient est alors responsable de ses maux, mais aussi de sa guérison  ; il doit se remettre en cause, regarder les choses en face ; le thérapeute doit reconnaître que son savoir ne peut en aucun guérir son patient, mais être au service de ce dernier. C’EST UN TRAVAIL A DEUX !

Le respect et l’amour sont au centre et non le pouvoir.

« L’amour est un cadeau que la vie nous offre et il faut en prendre soin »

Chacun gagne une merveilleuse chose : la réalisation que l’être humain est unique et plein de pouvoir sur lui-même et qu’il est capable de créer sa propre réalité. Le discours est alors le suivant : « Le savoir ne doit pas guérir mais être au service du patient. « .

Les relations de pouvoir thérapeute-patient sont beaucoup trop courantes dans la pratique quotidienne ; ceci est dû :

– au concept « maladie-fatalité », comme nous venons de l’évoquer ;

– à l’éducation de la société : le savoir scientifique a pris l’ascendant sur l’humain avec tout ce que cela sous-entend : dévalorisation de l’immatériel au profit du matériel ; la prévalence du corps sur l’esprit et la mise sous tutelle de l’être humain et de sa grandeur.

L’âme a perdu sa noblesse. L’esprit fait peur car il est immatériel, impalpable, sans limites et donc difficile à étudier.

Nous sommes un esprit qui a une chair et non une matière vivante qui essaye de « penser juste », à savoir, penser comme on nous l’a enseigné.

De nouvelles connaissances (médecine corps-esprit, par exemple) permettent d’inverser ce rapport de force. Permettre le respect, l’amour du patient et donc l’ouverture vers la connaissance réelle : la connaissance qui permet de montrer que nous avons tout en nous-même pour nous maintenir en bonne santé. Accompagné d’un thérapeute ou non.

La recherche montre que 2 % des maladies a une origine génétique. Pour le reste, le mental est l’ennemi n°1 : quand il est là, il y a tension et quand il y a tension durable, il y a baisse du système immunitaire. (le Mental = le passé ou l’avenir, mais pas le présent ; 80 % de nos pensées sont polluées par le passé ou l’avenir).

Être pour la relation d’égalité entre patient et thérapeute. Normalement, le patient sait au fond pourquoi il est malade, il n’est pas analphabète.

Le Dr. Daniel DUFOUR précise son approche « sans pitié », sans ménagement : si une personne est malade, cela est de sa propre responsabilité ; mais il dit aussi que cette personne est capable de savoir pourquoi elle est malade et donc, partant de là, capable de s’en sortir. Le thérapeute est là pour échanger, pour aider la personne à trouver comment s’en sortir.

Les médicaments sont bons pour et dans l’urgence, mais ensuite, un travail de fond est nécessaire pour stopper les symptômes.

La maladie est un message du corps et non une fatalité.

La société a tout à gagner à rendre le patient compétent et autonome en matière de santé, c’est une évidence.

Cette autonomie passe par le renforcement  du dialogue entre les professionnels de santé et les patients. Alors seulement le médecin qui réside en nous pourra jouer pleinement son rôle.

Mais nous savons bien ce qu’il en est dans la pratique : les plus « puissants » ne partagent pas nécessairement cette vision…

Question d’intérêts et/ou d’habitudes (soupir).

Prenez soin de vous !

philippe-cuttat-reflexologiePhilippe, réflexologue diplômé et praticien depuis 10 ans, praticien Reiki (Niveau III) dans la région de Lyon.
Retrouvez tous ses conseils sur sa page Santé Préventive et posez lui vos questions !

NOTE IMPORTANTE :

Veuillez noter que Philippe n’est pas médecin ni thérapeute. Les conseils décrits dans ses interventions sont issus de ses rencontres avec des praticiens de thérapies énergétiques, des savoirs traditionnels et des ouvrages qui y font référence. Il vous invite à éprouver vous-même ces techniques, sans vous déconseiller toutefois d’avoir recours à la médecine conventionnelle.

(0) Très belle émission sur le sujet : http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-quand-l-esprit-guerit-le-corps-arte-90492327.html
(1) http://www.oge.biz/index.php?page=accueil
(2) https://mediaserver.unige.ch/play/72685

Image à la une : The Guardian

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22 commentaires Donnez votre avis
  1. tous les praticiens ne sont pas à mettre dans le même sac et tous les patients non plus. Je reconnais volontiers que nous sommes pris au piège dans ce système de soins qui est sensé nous guérir de tous les maux. Mais il y a peut-être maux et maux. Je témoigne pour ma part d’une pathologie mentale (syndrôme anxio-dépressif aigû). J’étais incapable de quitter mon chez-mois,conduire, manger, me laver, boire et j’en oublie certainement). Ne pouvant sortir de cette spirale,j’ai clairement refusé de prendre encore une fois des antidépresseurs et anxiolytiques puisque je ne guérissais pas et mon médecin m’a recommandé une autre thérapie. Bien évidemment on m’a avertie que ce serait long mais j’ai tenu bon et après un peu plus de 2 ans j’ai repris le travail. mon psychiatre m’a aidé à me guérir grâce à la méditation (la pleine conscience). Je n’ai plus recours à aucun médicament lorsque j’ai des maux, je les comprends et mon mental me dit ce qui se passe et comment y faire face. J’essaie d’être dans l’instant présent et non dans le passé ou encore mieux dans le futur. S’obliger à se respecter aussi, pour mieux faire face aux différentes situations ou évènements qui sont source de tension. Je crois que nous pouvons essayer de faire l’effort de sortir de ce système si bien sûr, l’écoute et la compréhension par rapport à cette démarche sont présentes chez notre médecin. Ce qui a été mon cas fort heureusement.

  2. Je souhaiterais donner un exemple du non-fonctionnement du couple praticien (plus que thérapeute pour moi …) patient. Une amie a maigri de 7kgs dernièrement sans faire aucun régime. Elle s’est posé des questions et a consulté son médecin traitant. Plusieurs examens ont été pratiqués (bonjour la sécu !) et rien n’a été détecté expliquant ce fait. En discutant avec cette amie, elle me parle de son stress quasi permanent (elle est prof) et du fait qu’elle a consulté un kiné/ostéopathe (sur conseil amical, bien lui en a pris) qui lui a trouvé un noeud dans l’estomac ainsi que divers blocages (« oh la la, vous êtes tendue »). Après plusieurs manipulations de l’ostéo, petit à petit elle a commencé à aller mieux, et devinez quoi, et bien elle a maigri en plus du reste puisque tout était plus fluide à l’intérieur et le mental au mieux. Et bien, elle n’avait pas compris et son médecin allopathe pas plus ! on mesure le chemin à parcourir pour arriver à ce que le patient soit à l’écoute de son corps …

  3. en fait vous venez de ré-inventer la psychanalyse ,avec la notion d’inconscient en moins ce qui n’est pas négligeable!

  4. en juin 2011, j ‘ apprends que j’ ai un cancer aux poumons ( je n’ ai jamais fumé ); à Noêl , après chimio et examens plus poussés, j ‘ apprends qu ‘ un myelome serait à l’ origine de mes maux ;comment suis-je responsable ? je me portais bien et rien ne permettait de détecter plus tôt de telles réalités.

    • @Suzanne , je ne peux que vous recommander de visionner cet extrait du film (disponible en DVD) d’Alain Resnais « Mon oncle d’Amérique » (Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes en 1980 et Prix de la Critique Internationale – F.I.P.R.E.S.C.I. en 1980) inspiré des travaux du Pr Laborit (avec Gérard Depardieu, Nicole Garcia, Pierre Arditi …) :

    • P.S. Le lien internet ne s’affichant pasn taper sur Google : inhibition de l’action masson

  5. en tant que thérapeute, praticienne des médecines douces, je suis tout à fait d’accord avec cet article. il est temps que les malades prennent conscience qu’ils ont la solution en eux, et que celle ci ne vient pas des laboratoires chimiques qui empoisonnent les corps avec des substances toxiques que le cerveau ne reconnait même pas. je conseille à tous de lire aussi le superbe livre du Docteur Laurent Chevallier : mensonges et vérités sur vos aliments. c’est édifiant !

    • Chantal Courthial écrit : « il est temps que les malades prennent conscience qu’ils ont la solution en eux, et que celle ci ne vient pas des laboratoires chimiques ».
      Tant que les « médica-ments » chimiques et les consultations médicales feront l’objet d’un tel remboursement, les gens dans leur écrasante majorité iront donc à la facilité du « Docteur, guérissez-moi » ce qui crée une « concurrence déloyale » vis-à-vis des approches non conventionnelles.

      De plus, la prise de conscience dont vous parlez ne pourra se faire qu’à la base de l’éducation et déjà à l’école maternelle, via une conscientisation concrète aux liens psychisme-corps, mais je doute qu’un jour cela arrive, vu la pression gigantesque des lobbies pharmaco-industriels et solidement renforcées par des collusions et la corruption au plus haut niveau (cf. campagnes de vaccination) endémiques. Un seul exemple : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est financée en grande partie par David Rockefeller (Banque Rockefeller), banque qui a des pharaoniques intérêts dans l’industrie des… vaccins !

  6. je suis en psychothérapie depuis plusieurs années et cette eémarche fait que ne prends plus aucun médicament .mestrès rares rhumes durent trois jours masximum j’ai 77 ans mon seul problème est la gourmandise et si je suis contrariée je mangeet je grossis ; mais je dépasse à peine la dose maximum diabète gras et cholesterol je suis rarement enrhumee etc… etc… avant de commencer ce traitement j’avais fait plusieurs séjours à l’hôpital j’avais des cystites à répétition opérée d’un cancer du sein … etc j’ai oublié!!! il y a si longtemps.
    mon avis est qu’autrefois on avait des médecins de famille proches de nous . maintenant on passe des scanners on avale des pilules l’affectif n’existe plus et dans un siècle entièrement mécanisé les gens sont stressés et auraient besoin de se sentir réconfortés et aussi à se connaître .on a besoin de médecins , pas de distributeurs de pilules et plus encore maintenant avec l’éclatement des familles

    • Bonjour Adeline !

      Un grand merci pour votre remarque on en peut plus pertinente ! Ce que vous évoquez va précisément être le thème du second volet du thème « quand l’esprit guérit le corps ».

      Quand on est malade, on est forcément en crise, en état de faiblesse. Et si rien que l’idée d’aller consulter « notre » médecin, ce type formidable, qu’on aime bien qui nous connait et que l’on connait depuis des années, nous est agréable, c’est le début de la guérison…

      L’affectif, le placebo (mais également, l’inverse : le nocebo) ont un rôle si puissant sur la santé (mais si méconnu et/ou négligé que) !…

      Nous le verrons, c’est un sujet passionnant !

      N’hésitez pas à lire les ouvrages de Michel ODUL dont les photos apparaissent dans mon articles et, svp, dites-moi si ce que vous y trouverez concernant vos maladies passées correspond à un semblant de réalité.

      Merci encore, Adeline.

      Je suis impatient de vous lire !

      Philippe.

    • Placebo : « Les soldats blessés vainqueurs guérissent plus vite que les vaincus » avait observé le chirurgien des armées, Ambroise Paré au XVIème siècle.

      Cependant, pour que l’effet placebo soit durable, il faut évidemment que rien dans le passé de la personne (croyances limitantes, situations conflictuelles non résolues en rapport…) ne vienne se mettre en travers.

      Suite de mon analyse : « Placebo, un allié pour guérir ? »
      http:/ /www.retrouversonnord.be/Psychobiologie.htm#Placebo

  7. tout à fait d’accord sur le fait que le thérapeute accompagne et aide à comprendre le sens du symptôme pour modifier sa façon d’être avec soi! c’est du moins mon approche en tant que psychologue!

    • Je préciserais que le sens du symptôme n’est pas celui que croit ni voudrait induire le patient : il est important que le maïeute (Socrate) que doit toujours rester l’accompagnant se borne à faire accoucher le patient à sa propre vérité et quand bien même pour lui, la maladie serait survenue par hasard, par malchance etc.,
      Agir autrement de la part du soignant, c’est se comporter alors en maitre à penser, voie directe vers le gouroutisme ! L’exigence éthique et déontologique d’une authentique relation d’aide est « à ce prix » !
      Trop de prétendus thérapeutes se muent en donneurs de sens comme les adeptes de Hamer ou de la Biologie Totale

    • Erratum : Je préciserais que le sens du symptôme n’est pas celui que croit ni voudrait induire le SOIGANNT :

  8. Au début de notre ère chrétienne, Juvénal écrivait « Orandum est, ut sit mens sana in corpore sano » (« il faut prier afin d’obtenir un esprit sain dans un corps sain »)!
    Un esprit libre et un travail sur sa propre conscience permettent d’engager un dialogue sur la santé avec des praticiens respectueux de leurs patients. Ceux et celles qui possèdent ce discernement (savoir faire la différence entre le bien et le mal même quand le mal se cache derrière « le meilleur des mondes ») repèrent très vite les « faux thérapeutes » ou ceux qui se sont faits attraper par la science comme des mouches par le miel !

  9. je n’ai jamais suivi de thérapie, j’ai, ponctuellement demandé de l’aide à des thérapeutes que je connaissais; je ne ressens jamais ce « pouvoir » ou ma « dépendance » par rapport à eux; je sais intimement que c’est moi qui sait puisqu’il s’agit de moi mais j’ai besoin d’aide pour formuler ce que vis, ce que je ressens, mettre un peu d’ordre dans ma confusion; il existe de nombreuses formules pour s’exprimer et puis ,d’un coup, le thérapeute utilise un motet « bingo » c’est le bon pour moi, c’est la bonne couleur! Par ailleurs, après coup, j’ai réalisé combien j’avais eu besoin parfois de m’enfoncer dans une maladie parce qu’il m’était alors impossible de faire face, je crois que je gagnais du temps en  » m’absentant », je me mettais au repos, je reposais ma tête; en général, j’aime l’approche analytique, ça m’a permis plus ou moins d’accepter mes douleurs, ou en tous cas d’en vivre; et je refuse d’être connue et reconnue que à travers mes problêmes, certes, ils sont une partie importante de moi mais ils constituent pas un alibi; j’étais éducatrice auprès d’enfants puis d’adultes autistes et j’ai trouvé de grandes satisfactions à partager mon approche de ces personnes avec les thérapeutes

    • Philippe C

      Bonjour Besagny !

      Oui, bien entendu, j’ai sans doute été un peu loin dans l’invective qui, comme je l’ai indiqué, a pour but de faire réagir.

      J’ai forcé le trait, c’est certain.

      La majeur partie des thérapeutes exercent leur métier avec passion et bienveillance pour leurs patients en les aimant et les traitant d’égal à égal ainsi que j’en parle dans mon article.

      A ce titre là, oui, je vous donne entièrement raison ; je reconnais bien volontiers un manque de nuance et de tact.

      En m’appuyant sur les propos du Docteur DUFOUR -qui ne doit pas avoir que des amis !-, j’ai simplement tenté de mettre en lumière ou plutôt de dénoncer un système de santé français qui certes évolue dans le sens évoqué, mais qui « traine encore un peu les pieds » en comparaison d’autres systèmes de santé étrangers plus ouverts, plus soucieux de résultats concrets faisant fi d’intérêts financiers puissants (suivez mon regard).

      Ils ont compris comment faire des économies substantielles en axant leurs efforts à mobiliser plus encore le plus grand et le moins couteux des médecins : celui qui est en nous !

      Nous en reparlerons prochainement.

  10. « les relations de pouvoir entre thérapeutes et patients »
    A la lecture de l’article, il aurait fallu plutôt libeller ainsi
    « les relations de pouvoir entre MEDECINS et patients »
    Merci donc de ne pas mettre tous les thérapeutes dans les même sac !

    En effet, les psychothérapeutes qui se sont engagés dans une relation d’aide authentique (pratiquant notamment la Maïeutique) ont une attitude empathique, placent le patient au centre de la thérapie et échappent à tout jeu de pouvoir ; ils visent à l’autonomisation du patient, ce que ne recherchent pas les médecins en général, qui à coup de médicaments allopathiques entretiennent volontairement ou involontairement leurs patients dans une dépendance thérapeutique (ce qui est contraire à leur déontologie !).
    Trahissant quelque part les avancées de la psychosomatique (°), l’attitude de la plupart des médecins correspond malheureusement à ce que dénonçait déjà le célèbre Dr Albert Schweitzer : « Le vrai médecin est le médecin intérieur. La plupart des médecins ignorent cette science qui, pourtant, fonctionne si bien ».

    (°) « Des études cliniques, effectuées sur des malades dont on a pu établir tous les antécédents biographiques, ont montré l’existence d’un rapport chronologique entre l’évolution de leur maladie et les événements retentissant sur leur vie affective. La situation qui précipite le sujet dans la maladie revêt pour ce malade une signification affective particulière, parce qu’elle est liée à son passé ou à une problématique conflictuelle non résolue. C’est en raison de ces liens qu’elle a pour lui un effet de stress. « (A. Becache – Psychologie Pathologique, 2004, Abrégés Masson) 9ème Édition, p. 219).

    « C’est la médecine tout entière qui doit s’ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH [°] :  » Toute maladie relève à la fois de l’esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu’on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu’il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine « . Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste. ». (Marc-Alain Descamps – Corps et psyché, 1992, p16). ° Ouvrage de référence : ‘Médecine Psychosomatique. L’Application de La Psychopathologie aux Problèmes Cliniques de Médecine Générale’

    • Philippe C

      Bonjour Baudoin !

      Merci beaucoup pour votre réponse circonstanciée !

      Votre éclairage est essentiel et apporte une pierre (précieuse) de plus à l’édifice de cette jeune rubrique « santé préventive ».

      Nous nous permettrons de nous en servir à l’avenir si vous nous l’autorisez.

      Je vous incite à lire la réponse que j’ai faite à Besagny à propos d’un certain système de santé encore un peu (sic) tenu, sous certains aspects, comment dire,… à un devoir de réserve vis à vis des démarches visant à nous rendre plus autonomes et plus responsables en matière de santé.

      Merci encore pour votre collaboration et votre précision.

    • Bonjour Philippe,

      C’est avec plaisir que je vous autorise à utiliser mes interventions. En vous rendant notamment dans ces sections de mon site, vous y trouverez encore d’autres références et réflexions que je pense être argumentées et circonstanciées :

      http://www.retrouversonnord.be/Psychobiologie.htm

      http://www.retrouversonnord.be/Epistemologie_des_sciences.htm

      http://www.retrouversonnord.be/develperso.htm

      Cordialement, Baudouin

  11. Je pourrais chipoter concernant quelques aspects, mais je trouve l’esprit général de l’article très sain ; en particulier sur ce point essentiel qu’est la démarche du couple patient – thérapeute vers l’autonomisation du premier. Ma propre démarche d’accompagnement, ainsi que celle, fort heureusement, de bien d’autres praticiens, en est fortement empreinte. Bravo !

    • Philippe C

      Merci Jean-Louis pour votre remarque encourageante de praticien.

      Bien entendu, nous savons qu’une majorité de praticiens agissent et se comportent comme vous.

      Nous les souhaitons juste plus nombreux encore.

      Qu’ils soient également plus soutenus par un système de santé allant toujours plus dans le sens évoqué par nos propos !

Moi aussi je donne mon avis