Le poulet séduit toujours plus les Français : et vous, en mangez-vous davantage qu’avant ?

Le poulet s’impose toujours plus dans l’assiette des Français, au point de devenir leur viande préférée. Et chez vous, sa consommation a-t-elle aussi augmenté ?

Rédigé par , le 21 Aug 2026, à 8 h 00 min
Le poulet séduit toujours plus les Français : et vous, en mangez-vous davantage qu’avant ?
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Le poulet s’impose toujours davantage dans les assiettes françaises. En 2025, la consommation de volaille a encore progressé de 3,3 %. Son prix accessible, sa facilité de préparation et son image nutritionnelle favorable expliquent en partie ce succès. Mais derrière cette envolée se cache une dépendance croissante aux importations.

Le poulet devient la viande préférée des Français

En 2025, les Français ont consommé environ 31,7 kg de volaille par personne. Le poulet représente à lui seul 25,6 kg, soit quatre volailles sur cinq consommées dans le pays.

Cette progression contraste avec le recul observé pour plusieurs autres viandes. Le poulet bénéficie d’abord d’un prix souvent plus abordable que le boeuf. Il se cuisine également facilement, du poulet rôti familial aux filets prêts à poêler.

Les produits transformés occupent aussi une place grandissante. Nuggets, cordons-bleus, émincés, sandwichs et plats préparés répondent à la recherche de repas rapides. La restauration hors domicile contribue également à cette hausse.

Le poulet conserve par ailleurs une image de viande légère. Un filet sans peau peut effectivement être relativement maigre. Toutefois, cette qualité dépend du morceau, du mode de cuisson et du degré de transformation.

Une préparation panée, frite ou très salée n’offre pas le même profil nutritionnel qu’un filet accompagné de légumes. Le mot « poulet » ne suffit donc pas, à lui seul, à garantir un repas équilibré.

Plus d’un poulet consommé sur deux vient de l’étranger

La production française progresse, mais moins rapidement que la consommation. Selon l’interprofession Anvol, elle a augmenté de 1,7 % en 2025, contre 3,3 % pour la demande.

Résultat : 52,4 % des poulets consommés en France ont été importés en 2025. Cette proportion a encore gagné deux points en un an.

Les importations concernent notamment les filets et les préparations de longue conservation. Ces produits sont très recherchés par l’industrie agroalimentaire et certaines enseignes de restauration, notamment en raison de leur prix.

Cette situation crée un paradoxe. La volaille est devenue la viande la plus consommée du pays, mais la France ne produit plus suffisamment pour couvrir ses besoins.

La filière veut construire 2.800 nouveaux poulaillers

Pour réduire cette dépendance, Anvol a établi une trajectoire jusqu’en 2035. L’interprofession estime nécessaire de construire 2.200 poulaillers standards et 600 poulaillers Label Rouge.

L’objectif annoncé consiste à reconquérir une partie des volumes actuellement importés. La filière cherche donc de nouveaux éleveurs, tout en encourageant l’agrandissement ou la modernisation des exploitations existantes.

Ce plan ne concerne pas uniquement les bâtiments d’élevage. De nouveaux couvoirs, abattoirs, sites de fabrication d’aliments et poulaillers destinés aux reproducteurs seraient également nécessaires.

Cependant, construire davantage ne règle pas toutes les questions. La taille des élevages, le respect du bien-être animal, les nuisances locales et les conséquences environnementales doivent aussi être pris en compte. Le défi consiste donc à produire plus en France sans favoriser une course au volume au détriment des conditions d’élevage.

Élevage intensif de poulets dans un vaste bâtiment avicole équipé de mangeoires industrielles.

Dans les élevages intensifs, des milliers de poulets peuvent être regroupés dans un même bâtiment.

Le poulet chinois progresse sur le marché européen

La hausse de la demande européenne attire également de nouveaux fournisseurs. En douze mois, l’Union européenne aurait importé entre 58.000 et 60.000 tonnes de volaille chinoise.Plus de 40.000 tonnes correspondaient à des découpes de poulet, principalement des filets. Ces chiffres concernent toutefois l’ensemble du marché européen et non la seule France.

Un audit européen mené en Chine en novembre 2025 a relevé des lacunes en matière de traçabilité et de certification. Sans conclure à un danger systématique, l’AVEC réclame la suspension préventive des importations.

Comment reconnaître un poulet français ?

Lors de l’achat d’une volaille fraîche ou congelée, vérifiez les pays d’élevage et d’abattage indiqués sur l’étiquette. La mention « origine France » signifie normalement que ces étapes ont eu lieu en France.

Le logo « Volaille Française » garantit un parcours réalisé en France, de la naissance de l’animal jusqu’à sa transformation. D’autres signes officiels peuvent apporter des informations complémentaires.

Le Label Rouge correspond notamment à des conditions de production plus exigeantes que le standard. Le label biologique impose également un cahier des charges particulier, notamment concernant l’alimentation et l’accès à l’extérieur.

Pour les nuggets, les cordons-bleus ou les plats préparés, l’origine de la viande peut être moins visible. Il faut alors examiner attentivement la liste des ingrédients et les mentions présentes sur l’emballage.

Mangez-vous plus de poulet qu’avant ?



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