Les oiseaux aquatiques eux-aussi, préfèrent les pays bien gouvernés

Selon une étude publiée dans la revue Nature, plus que tout autre facteur, c’est la bonne gouvernance d’un pays qui attire les oiseaux aquatiques.

Rédigé par Anton Kunin, le 5 Jan 2018, à 10 h 45 min

Les choix que font les canards, les flamants et les pélicans en termes de territoire où ils s’installent pourraient servir d’indicateurs du degré de bonne gouvernance dans tel ou tel pays, affirme une équipe de chercheurs.

Stabilité politique et statut d’aire protégée, deux facteurs clés pour le bien-être des oiseaux aquatiques

En fonction de quoi les oiseaux aquatiques choisissent-ils tel ou tel pays ? Pour le savoir, une équipe de chercheurs britanniques, américains, hongrois, néerlandais et argentins, ont passé à la loupe des facteurs tels que le PIB de chaque pays, le pourcentage du territoire occupé par l’agriculture, le degré de changement climatique, le rythme de croissance de la population…

oiseaux aquatiques, mouettes

Mouettes © Tatyana Vyc

Conclusion : aucun de ces facteurs n’influe autant sur l’installation d’oiseaux que la stabilité politique et sociale et le statut d’aire protégée.

Le degré de bonne gouvernance d’un pays influe sur le bien-être des oiseaux marins

À noter que pour avoir une mesure du degré de stabilité politique et sociale, les auteurs de l’étude se sont basés sur les indicateurs mondiaux de la gouvernance de la Banque mondiale. Ces derniers attribuent à chaque pays une note en fonction du niveau de participation citoyenne, de la responsabilité des gouvernements vis-à-vis de la tenue de leurs engagements, de la stabilité politique et de l’absence de violence, de l’efficacité des gouvernements, de la qualité de la régulation, de l’État de droit et du contrôle de la corruption.

Dans le cadre de l’étude, en plus de la manipulation des chiffres, les chercheurs ont visité 25.769 sites naturels à travers le monde et ont observé 461 espèces d’oiseaux différentes.

oiseaux aquatiques, pélican

Pélican en plein vol © nutsiam

Les auteurs de l’étude adressent un message clair aux donateurs : vous pouvez contribuer à la sauvegarde d’espèces animales en appuyant la création et le maintien des zones protégées, mais ces efforts ne sont efficaces que lorsque les pays où elles sont situées sont bien gouvernés.

L’absence de législation environnementale ou sa faible application peut entraîner une dégradation des habitats naturels, à l’image de la gestion calamiteuse de l’eau et de la construction de digues en Asie centrale et orientale, ces trente dernières années.

Illustration bannière : Volée d’oiseaux marins – © Houshmand Rabbani
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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