Des recherches sur les protéines végétales pour l’environnement

Rédigé par Flor, le 13 Aug 2013, à 16 h 14 min

Suite de la série sur les projets d’avenir dans le domaine de l’écologie.

Improve est le nom d’un projet de valorisation des protéines végétales lancé cette année. La plateforme d’innovation a pris place en Picardie dans la Somme. Avec la consommation de protéines animales qui est en constante augmentation dans le monde, cette initiative serait-elle le premier pas vers une alimentation végétale plus respectueuse de l’environnement ?

Les protéines végétales, une solution à de nombreux problèmes ?

lupin-proteines-vegetalesDans le monde, 70 % des protéines consommées sont d’origine animale1, or les professionnels recommandent une alimentation plus équitable entre protéines animales et végétales.

Dans une partie du monde, par exemple en Chine ou au Brésil, l’alimentation à base de protéine animale tend à augmenter. La FAO prévoit une multiplication de la production de viande par deux d’ici à 20502. Et on sait que les élevages sont responsables de 18 % des gaz à effets de serre.

D’un autre côte, la population tend à augmenter et beaucoup de bouches devront être nourries. Selon l’ONU en 2025, il y aura 9,7 milliards de personnes sur la planète.

Comme la consommation de viande pose déjà des problèmes environnementaux, la solution trouvée par certaines autorités est de valoriser les protéines végétales moins énergivores, au détriment de celles animales.

Etude d’une grande variété de plantes

pois-imporve-proteines-vegetalesImprove est un projet rassemblant plusieurs acteurs publics et privés autour de la recherche et la valorisation des protéines végétales (blé, maïs, colza, pois, féverole, lupin, luzerne, pomme de terre…).

Les résultats pourront s’appliquer dans l’alimentation humaine et animale, la production agricole, les bioplastiques, dans les matériaux, les peintures et cosmétiques.

L’objectif serait également d’utiliser les plantes, comme le blé ou le lupin, à l’image du soja. C’est-à-dire décliné en différentes variétés de produits, comme le steak de soja. Selon le ministère de l’Agriculture, ce projet contribuerait à l’autonomie de la France face au soja et donnerait lieu à un choix plus varié de protéines végétales.

> Suite : Improve, la plateforme associant différents organismes

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Rêvant de voyages aux quatre coins du monde, je me consacre actuellement à l'alimentation et aux sciences sociales. Je m'intéresse en particulier aux...

7 commentaires Donnez votre avis
  1. Des protéines végétales, c’est pas difficile à trouver actuellement. Et si on a peur de manquer, on peut toujours manger du quinoa ou des pois chiches !
    Moi je suis végétarienne puis végétalienne depuis plusieurs années.

    Et si on veut absolument manger quelque chose ressemble à de la viande, ça existe déjà aussi. Y’a qu’à voir le simili poulet ou simili canard (d’ailleurs très bon), qu’on peut commander sur les sites d’alimentation comme “Un monde Vegan”.

  2. Oui les industriels nous sortiront des nouveaux produits végetaux mais toujours bourrés de pesticides, d’engrais chimique etc…

    Vive les AMAP! reseau-amap.org/
    Boycottons la grande distribution, donc les grandes marques de l’agro…

  3. Je suis moi aussi d’accord avec Daphné et pour ceci autant construire aller dans des centres, du Producteurs aux consommateurs pas trop grand, ni trop commerciaux avec l’industrie alimentaire, et pour ceci je vais aller faire un tour à Paris en Novembre au Salon du Bio du 9 au 17/11/2013. Car la viande étant de plus en plus industrialisée n’a plus de goût et je deviens de plus en plus végétarienne, déjà le Bœuf (cancérigène) alors plus de cela!

  4. bio-diesel ??
    Lesieur, Soufflet, franchement vous n’avez pas mieux à citer –

    • Flor

      Ces informations sont là uniquement pour informer sur “qui” participe au projet, pour que chacun puisse se forger son opinion.
      Les partenariats public-privé se font malheureusement sur tous les projets de recherches.

  5. Les végétaux bio contiennent plus ou moins de protéines, il faut donc soit les connaître, soit apprendre et s’en servir. Bien sûr je parle des végétaux bio !
    A partir du moment où l’industrie alimentaire va mettre sérieusement son nez là-dedans, nous allons avoir droit à des produits trafiqués, donc chers, alors que tout est si simple et en abondance…et ne fait pas de mal au porte-monnaie, ce qui est non négligeable à notre époque !

    • Je suis d’accord avec Daphné ; on sait ce que les industriels sont capables de nous concocter pour se faire du fric, en nous persuadant à coup de matraquages publicitaires que c’est bon pour notre santé ; il suffit de regarder le rayon céréales des super marchés (bourrées de sucre et de graisses!)

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