Foie gras, bien-être animal et filière porcine

Rédigé par Aurore, le 27 Nov 2014, à 9 h 50 min

Alors le bien-être animal, c’est quoi ?

L’industrie porcine et du foie gras sont parfois de parfaits exemples du non respect du bien-être animal. Mais alors le bien-être animal, qu’est-ce que c’est ?

Respecter l’animal plutôt que sa finalité

Il n’existe pas vraiment de définition claire et précise du bien-être animal. Néanmoins, l’Organisation Mondiale de la Santé Animale le définit comme tel : « On entend par bien-être la manière dont un animal évolue dans les conditions qui l’entourent. Le bien-être animal (évolué selon des bases scientifiques) est considéré comme satisfaisant si les critères suivants sont réunis : bon état de santé, confort suffisant, bon état nutritionnel, sécurité, possibilité d’expression du comportement naturel, absence de souffrances telle que douleur, peur ou détresse.

Le bien-être animal requiert les éléments suivants : prévention et traitement des maladies, protection appropriée, soins, alimentation adaptée, manipulations réalisés sans cruauté, abattage ou mise à mort dans des conditions décentes. »

Ainsi, le bien-être animal nécessite d’abord de bien connaître le comportement naturel, le caractère, les besoins d’une espèce animale afin de l’élever dans des conditions permettant son épanouissement. L’idée principale est de ne pas aller contre la nature des animaux.

Par exemple, concernant l’élevage de poules, le fait de les entasser dans des cages minuscules, de les maintenir à proximité d’animaux morts ou malades, dans des cages sales, d’arracher le bec et les griffes sans anesthésie comme cela a pu être constaté lors d’un récent scandale éclaboussant une chaine de fast-food est contraire au bien-être animal.

De même, il est interdit (sauf abattage rituel) d’abattre un animal sans étourdissement ou de le torturer. Si le cas de conscience animale est un sujet qui prête encore à débat notamment dans la sphère philosophique, la communauté scientifique est d’accord pour valider qu’un animal peut souffrir, d’une douleur physique s’il est malade ou torturé, mais aussi d’angoisse, de peur, de stress si les conditions d’élevage sont mauvaises ou si son environnement direct ne lui correspond pas.

L’argent, la consommation et le bien-être

Le bien-être animal n’est pas qu’une fantaisie d’amoureux des animaux, végétariens sur les bords, qui ne supportent pas que l’animal ne soit réduit qu’à un morceau de viande.

Au contraire, le bien-être animal participe au maintien de la santé publique et dénonce notre société consumériste et ses dérives.

Car en grande majorité, les agriculteurs qui font fi du bien-être animal ne sont pas pour autant cruels. Ils répondent à la loi du marché et aux pressions exercées par les gros distributeurs qui veulent toujours plus, toujours moins cher. L’heure est alors à la rentabilité et aux économies. Les bêtes sont enfermées et entassées pour gagner du temps, elles sont de plus en plus nombreuses pour répondre à la demande.

*

La suite p.3> Bien-être animal, législation favorable

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46 commentaires Donnez votre avis
  1. « les agriculteurs qui font fi du bien-être animal ne sont pas pour autant cruels. »
    Il s’agit plutôt d’éleveurs…

  2. MERCI POUR CET ARTICLE QUI NOUS OUVRE LES YEUX SUR CE QUE NOUS MANGEONS. En France, en Europe aussi, la priorité financière des élevages et des abattoirs : c’est la surproduction ! Tant pis si nous mangeons de la viande empoisonnée et polluée de médicaments à notre insue. Si les cancers se multiplient … y’a une raison.

  3. De plus, comment la viande d’animaux stressés, maltraités, etc… pourrait-elle constituer un bon aliment! Même les insensibles à la cause du respect de l’animal (il y en a…) ont intérêt à consommer une nourriture de qualité…

  4. Ça va être difficile de me passer de foie gras mais après la lecture de cette article je vais essayer de faire un effort…

  5. Nous sommes ce que nous mangeons, donc consommer un foie malade ou une bête torturée, car c’est de cela qu’il s’agit, nous ne pouvons qu’être malade ! Si nous devons consommer de la viande, se rapprocher de petits producteurs locaux où l’on peut vérifier ses méthodes d’élevages. Oui, plus facile à dire qu’à faire, il reste la solution de consommer bio de proximité et peu si nos moyens ne nous permettent pas de faire autrement. Tout le monde s’en portera mieux. Et nous relocaliserons, donc des emplois durables.

    • Effectivement, rien qu’avec les hormones spécialisées dans le stress.
      La viande venant d’un animal qui a été stressé pendant tout son élevage, va en être pleine !

  6. Très bon article, personnellement j’ai stoppé depuis le scandale des abattoirs « Hallal » toute consommation de viande de boeuf, mouton, poulet etc….Donc ceci depuis février 2012 environ, et je ne m’en porte pas plus mal !!!Je suis absolument pour une législation qui protège le bien être animal, et ne le considère pas comme un objet ou produit de consommation !! Nous sommes des monstres et les comportements humains me dégoutent de plus en plus….je suis donc heureuse de constater que des gens sortent du lot et que certains se battent pour faire évoluer la legislation !!

  7. et bien oui il y a du travail à faire!d’abord l’appât du gain,la mondialisation où là les sensibilités on connait pas puis les mentalités à changer,le foie gras moi j’en mange pas et pourtant c’est bon mais je pense au martyr de l’animal,la viande j’en mange trés peu
    alors messieurs,dames au lieu de « bouffer » réfléchissez un peu et dans certains cas boycotter!Merci peut-être pour eux

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