Équithérapie ou quand les chevaux soignent le mental

Certaines personnes souffrant de difficultés comportementales, sociales ou physiques sont suivies par des institutions et un cadre médical. Mais parfois, sortir de ces soins médicalisés peut être bénéfique.

Rédigé par Aurore, le 17 May 2016, à 10 h 30 min

La thérapie par le cheval, l’équithérapie, peut être un moyen d’aider ces individus à travers une approche ludique, valorisante et pédagogique.

Le cheval comme support thérapeutique

Pathologies mentales, de communication, troubles de la concentration, troubles physiques… L’ensemble de ces maladies et symptômes font souvent l’objet d’un suivi médical, par le biais de médicaments, d’exercices, de stimulations quotidiennes, de soins. Des programmes de soins auxquels se greffe parfois l’équithérapie comme support ludique et pédagogique à la démarche de soin globale.

Si pour les adultes en bonne santé, l’animal est souvent perçu comme facteur d’apaisement, de bonheur et de bien-être, pourquoi n’en serait-il pas de même pour ceux qui souffrent ?

Pour la Société Française d’Équithérapie, « l’équithérapie n’est pas un traitement direct de maladies somatiques ou de troubles moteurs, mais bien une intervention touchant à l’esprit, au moral, à la personnalité ». Ainsi, l’équithérapie a pour but la diminution de symptômes psychopathologiques, le mieux être, le sentiment de confort.

Le corps, l’esprit… et le cheval

L’équithérapie se développe autour de deux axes :

  • L’esprit : amener les receveurs de la thérapie à s’exprimer à travers le cheval, à destination du cheval, mais aussi les amener à aller vers l’autre, vers l’animal, à faire confiance…
  • Le corps  : responsabiliser l’individu dans les soins à apporter à l’animal, communiquer de façon physique avec le cheval, adopter les bons gestes, réguler la tension physique…

Être vivant nécessitant des soins et ayant son propre système de communication, le cheval est un support idéal pour les thérapies. Il ne juge pas, apporte chaleur et réconfort, pouvant ouvrir chez le patient une porte amenant au dialogue. Communication et sensibilité semblent être les deux piliers de l’équithérapie.

Lire la suite : Équithérapie : comment, pour qui ? 

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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour Pinel,

    Je suis également intéressée par votre témoignage, mon enfant souffrant également de mutisme sélectif.
    Pouvez-vous me donner des indications sur l’évolution de votre fille, depuis le début de ces séances ? Arrive-t-elle désormais à parler un peu en public, ou du moins au cheval ?
    Merci d’avance pour votre réponse, elle est très importante pour moi comme pour d’autres parents d’enfants atteints de mutisme sélectif.

    Je vous en remercie par avance !

    Isabelle

  2. Très jolie définition de l’équithérapie dans son ensemble.

    Juste une correction : les séances ne sont pas forcément menées par un éducateur spécialisé, mais par un professionnel de la relation d’aide qui peut être éducateur spécialisé, mais également infirmier, psychologue, ergothérapeute, psychomotricien, etc. dûment formé en équithérapie par un cursus supplémentaire et complémentaire.

  3. Effectivement, ma fille souffrant de troubles envahissants du comportement et de mutisme sélectif,s’ouvre naturellement auprés des chevaux depuis toute petite.
    Elle monte 1h par semaine et attend son cours avec impatience.
    Eux seuls ont ce pouvoir de la sortir de son handicap.

    • Aurore

      Pinel,

      Merci de votre témoignage ! Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez découvert l’équithérapie ? Comment se déroule une séance d’équithérapie pour votre fille ?

      Bonne journée !

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