EDITO – Pour convaincre, l’industrie pharmaceutique doit faire plus que communiquer

Nous avons besoin de l’industrie pharmaceutique. Mais il ne suffira pas d’une campagne de com’ pour redorer son blason. Elle doit faire amende honorable par rapport à ses errements. Et promouvoir une nouvelle éthique de la transparence et de l’implication citoyenne.

Rédigé par Stephen Boucher, le 3 Oct 2017, à 16 h 45 min

L’industrie pharmaceutique a lancé une campagne de communication pour améliorer son image. On peut comprendre ses motivations, mais rien ne changera tant qu’elle n’admettra pas qu’elle a triché, comme l’industrie automobile, et qu’elle ne convaincra pas qu’elle a mis en place les mécanismes nécessaires pour éviter qu’on nous mente.

Car rappeler comme le fait cette campagne que les personnes qui sont impliquées dans l’industrie pharmaceutique sont « engagées » et souhaitent améliorer la santé des personnes n’aura pour effet chez les plus sceptiques que de susciter les sarcasmes, on peut le craindre, sur le mode « le personnel de l’industrie pharmaceutique n’oeuvre-t-il pas d’abord pour son propre avantage ?« .

Ce rejet est visible dans les commentaires des lecteurs de consoGlobe. Nathy affirme sans détour : « Le jour où ces saloperies de labos feront de la recherche utile et éthique, alors peut-être n’auront ils plus à subir les conséquences de leur inconséquence. » Heller estime que « les majors de la pharma sont devenues avant tout des experts en Marketing et en Communication« . Tandis qu’Aloïs pense que « notre argent les intéresse, pas notre santé« .

Ces sentiments sont partagés au-delà des lecteurs de consoGlobe, particulièrement soucieux de « consommer mieux, vivre mieux« , notre mot d’ordre. Les enquêtes d’opinion le montrent, l’une après l’autre : la confiance dans les médicaments s’érode. En 2016, 88 % des Français sondés disaient faire confiance aux médicaments sur ordonnance, un niveau respectable, mais qui représentait une baisse de pas moins de 5 points par rapport à l’année précédente.

La principale raison pour laquelle nous prenons tant de médicaments est que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, elles vendent des mensonges au sujet des médicaments.
Peter Gotzsche

 

Bien sûr que des personnes honnêtes travaillent, on peut l’espérer en nombre, dans l’industrie pharmaceutiques et n’apprécient certainement pas d’être associées aux abus. Mais une campagne de communication qui restaure la confiance de l’industrie dans son ensemble ne peut pas occulter que des abus ont été commis, des effets secondaires masqués, des antibiotiques prescrits exagérément, des recherches négligées par rapport à des pathologies non rémunératrices. Levothyrox, Dépakine, Mediator, pilules de 3e et 4e générations, et autres vaccins contre la grippe A (H1N1) ont entaché la confiance que les particuliers ont envers l’industrie. Sans parler de pratiques de lobbying décriées ou de marketing trop insistant.

Autant de mensonges documentés par Peter Gotzsche dans son livre Deadly Medicines and Organised Crime qui avance dans son introduction que « la principale raison pour laquelle nous prenons tant de médicaments est que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, elles vendent des mensonges au sujet des médicaments« …

De vrais changements pour un vrai changement d’image ?

Pour éviter le rejet et éviter d’être perçue comme de l’enfumage, une campagne de communication honnête devrait d’abord faire amende honorable par rapport à ces errements, c’est-à-dire admettre ces erreurs.

Elle devrait ensuite mettre en place des mécanismes pour éviter qu’ils ne se reproduisent. Elle pourrait par ailleurs mieux associer les citoyens dans les débats de société la concernant. Car tout expert en communication vous le dira : on peut « mieux communiquer » autant qu’on veut, une image ne change pas tant que les pratiques ne changent pas.

Or il en va ici de l’intérêt de notre santé à tous. Beaucoup, parmi nos lecteurs de consoGlobe, en sont venus à tourner le dos en partie ou complètement à la médecine techno-scientifique. Ce choix est compréhensible par ses motivations et respectable par son souhait d’un mode de vie plus naturel et sain.

On doit néanmoins s’interroger sur les limites d’une liberté individuelle qui rejetterait ce que cette médecine peut apporter de bon et qui, ce faisant, nuirait aux autres. Comme le montre le débat sur les vaccins, le refus de certains n’est possible que parce que les non-vaccinés risquent peu ou pas d’être inoculés, justement parce que la grande majorité de la population est vaccinée. Mais quand seulement la moitié des Français en arrive à estimer que les vaccins apportent plus de bénéfices que de risques, on peut se demander si on ne risque pas d’atteindre un jour un point de bascule aux conséquences néfastes pour tous.

Il en va aussi de la foi en la science, car la confusion se diffuse entre « vraie » et « fausse » science. Pour que les consommateurs et les citoyens distinguent le bon grain de l’ivraie, les scientifiques et les industriels doivent eux-mêmes mieux dénoncer et corriger les errements de certains en leur sein. Et ce, #sansrépit… comme le répète le mot d’ordre de cette campagne.

Illustration bannière : Production de médicaments © u3d
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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. Inutile d’en rajouter sur les véritables objectifs des labos, qui ne sont que financiers (c’est normal, c’est vous, les actionnaires qui voulez que ça rapporte).
    Ce qui est plus grave, c’est la facilité avec laquelle ils corrompent notre administration.
    Il y a environ 15 ans, on a fait entrer le principe de précaution dans la constitution.
    De mon point de vue, c’est une connerie, mais bon, soit… On aurait pu au moins se limiter à la loi.
    Ce principe énonce que l’on ne passe pas d’une situation à une autre sans s’assurer qu’il n’y a pas de risques graves. En gros, on ne lâche pas la branche avant d’avoir solidement saisi la suivante.
    Dans l’affaire du Levothyrox, sur décision de l’ANSM, on a fait exactement le contraire, et qui plus est sans prévenir les utilisateurs. On aurait pu continuer à délivrer l’ancienne formule et en même temps proposer la nouvelle; les médecins auraient su gérer cette transition.
    Qui plus est, lorsque devant les plaintes multiples des utilisateurs, l’ANSM décide de remettre sur le marché un médicament équivalent, sa délivrance est subordonnée à une prescription nominale du produit. Ce qui signifie que la quasi totalité des malades ne pourront l’acquérir qu’après une visite chez leur médecin (déjà surchargé). Nos pharmaciens sont donc vraiment nuls ! Et dire qu’ils peuvent remplacer des médicaments prescrits par des génériques…
    Personne ne peut croire qu’il ne soit plus possible de fabriquer l’ancien Levothyrox.
    En droit, cette atteinte délibérée au principe de précaution, et l’entêtement qui suit peuvent être assimilés à des violences volontaires.
    Il faut que les enjeux financiers soient énormes, que l’ANSM soit complètement aliénée et que notre ministre de la santé soit pour le moins inexistante pour laisser faire.

    • Je dirait plutôt:on peut se demander si tous les ministres de la santé n’ont pas étés les complices des labos, à l’exemple d’une certaine ministre avec sa commande de millions de vaccins inutilisés payés par les contribuables

  2. L’industrie pharmaceutique, labos et cie se moquent éperdument de la santé de leurs clients, leur seul et unique but s’en mettre plein les poches.

  3. Je ne me suis jamais fait la moindre illusion sur une éventuelle démarche « altruiste » des entreprises pharmaceutiques.

    Ce paravent masque des intérêts boursiers et commerciaux prioritaires sur tout le reste, dans une concurrence féroce qui pousse à l’élaboration de produits prioritairement rentables.
    Qui pousse aussi à la commercialisation la plus rapide possible de molécules nouvelles, avec des tests juste suffisants pour décrocher le jackpot de l’AMM. De plus en plus de médicaments récents affichent leur dangerosité APRES leur mise sur le marché , avec parfois des freins énormes pour les retirer malgré un danger reconnu depuis longtemps (Mediator par ex.)

    Notre seule protection est politique et judiciaire, ELLE NE S’EXERCE PAS. Ces structures jouissent de protections inadmissibles en comparaison de tout autre secteur :
    Imaginez le scandale et les sanctions sur un constructeur automobile qui aurait commercialisé un véhicule ayant « simplement » occasionné une centaine de décès , elles seraient immédiates et sans appel!
    Ici, rien de tout çà.
    Aucune réaction et action efficace des instances nationales comme européennes.

    Il semble plus facile et bcp plus rapide d’encadrer les contraintes imposées aux salariés quant à leur licenciement (qui ne tuent personne sauf éventuellement eux-mêmes) que de recadrer des entreprises responsables de milliers de décès.

    Je n’attends rien de la « communication » de ces entreprises pharmaceutiques d’un cynisme culotté et insupportable!
    J’attends de ce gouvernement la même rapidité à solutionner ce scandale de façon claire, rapide, efficace , que ce qu’il nous a montré dans la mise en oeuvre d’une loi/travail discutable.

    Mais, Macron, purée, j’en reviens…Quelle claque!

  4. Franchement l’industrie pharmaceutique ne sont que des financiers qui œuvrent uniquement pour leurs propres intérêts.
    Je suis une personne de 43 ans non vacciné et la seule fois ou j’ai été malade à mourir c’est à cause du vaccin contre la grippe et depuis je tombe régulièrement malade donc par ce fait je suis devenu un bon client pour les société pharmaceutiques mais je ne cède pas.
    Et puis leurs arguments ne tiennent pas la route car expliquez moi comment une personne non vacciné peut être un danger pour les personnes vaccinés si les vaccins était vraiment efficaces ?
    Pourquoi les traitements contre le cancer sont dix fois plus cher dans notre pays que dans d’autres ?
    Les laboratoire pharmaceutique rendent les gens faibles afin d’avoir des clients à vie et se gavent sur notre compte.
    Et puis il faut être fou pour prendre des médicaments, car les effets secondaires son bien pire que le mal, par contre il se couvre avec des notices que les gents ne lisent pas.
    Ouvrez une boite d’ibuprofène pour le mal de tête et lisez les effets secondaires vous serez surpris et vous allez attendre que votre mal de tête passe plutôt que de prendre cette merde.
    Franchement lisez bien les notices c’est un scandale et c’est la que vous voyez que ce sont bien un lobby, car essayez d’inventer un produit avec autant d’effets néfastes et vous verrez que vous ne pourrez pas le mettre sur le marché (sauf si vous êtes un labo pharmaceutique)
    La santé commence par une bonne alimentation et pas par des financiers.

  5. L’industrie des médicaments est un atout majeur pour la santé de l’économie française et celle des citoyens.
    Cette industrie fait la fierté de notre pays, bien au-delà de nos frontières.
    Employant plus de 100 000 collaborateurs dont plus de 13000 sur la R&D, cette industrie génère plus de 54 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016, dont 47 % à l’exportation.
    En France, 246 laboratoires fabriquent les médicaments et « alimentent » 7 grossistes-répartiteurs avec 61,3 % de leur production, 21 915 officines avec 14,9 % de leur production, et
    2 694 hôpitaux publics et privés avec 23,8 % de leur production.

    Face à cette grande responsabilité sociale, son devoir d’exemplarité semble évident.

    Pour répondre à ce devoir d’exemplarité, ce secteur pourrait encore mieux intégrer dans son développement les principes du développement durable et les traduire en une stratégie globale à « très grande responsabilité sociétale ».

    Ainsi, ces industriels du médicaments Français pourrait devenir l’exemple mondial à suivre pour respecter le célèbre principe d’HIPPOCRATE « Primum non nocere ».

    Pour cela, la logique de l’analyse du cycle de vie des médicaments nous interroge sur certains impacts directs et indirects de cette industrie, sur son empreinte écologique, sanitaire, sociale et sociétale.

    Dans le cadre de cette audition, nous présentons certains impacts qui pourraient être étudiés pour ainsi en réduire durablement les effets sur la santé et sur l’environnement, dans le droit fil des ODD de l’ONU.

    Réduire les effluents médicamenteux

    Des résidus de médicaments sont présents dans l’eau, la surconsommation de médicaments est un des facteurs à prendre en compte, mais il n’est pas le seul.

    La France pourrait équiper ses stations d’épuration de filtre à xénobiotiques pour éviter cette contamination diffuse. Les industriels du médicament devraient porter ce sujet pour réduire cette pollution durablement.

    Le développement de la chimiothérapie en ambulatoire et à domicile est également un facteur de « contamination », nous proposons donc de créer une filière de traitement des excrétas dans le même esprit que les DASRI.

    Il semble également important d’avoir la garantie que les effluents médicamenteux des usines de fabrication en France et dans le reste du monde et notamment pour les sous-traitants ou les fabricants de matière premières soient parfaitement traités. Des résidus d’antibiotiques ont été retrouvés dans les cours d’eau proche d’usine de fabrication d’antibiotiques à l’étranger. Cette absence de traitement génère un risque d’antibioresistance majeure sur l’environnement.
    L’engagement des laboratoires français dans le choix de sous-traitants vertueux serai de nature à booster la filière.

    Réduire la production de déchets

    Les déchets liés aux médicaments sont conséquents, les réduire de plus de 30 % est possible. Cela permettrait de réduire l’empreinte carbone directe et indirecte d’autant.

    Certains médicaments doivent être conservés au froid. Il est nécessaire de les préserver tout au long du cycle de vie avec des emballages isothermes. On annonce même que d’ici à 2020 que 8 médicaments sur les 10 les plus vendus devront être conservés à moins de 10 °.
    Les emballages isothermes pourraient être consignés.

    Cyclamed est en charge des médicaments périmés des ménages, mais les DIMED en institutions sanitaires (Déchets Issus des Médicaments) n’ont pas de filière structurée. Il est temps de créer et d’organiser sur le territoire une filière des DIMED.
    Dans le même esprit, il est possible de collecter et de revaloriser le verre médicamenteux. Certains établissements de santé en génèrent près de 10 tonnes par an, il n’existe pas de filière !

    Le gaspillage médicamenteux est un fléau français, les efforts doivent être partagés. Les armoires à pharmacie des français regorgent de médicaments qui pourraient être collectés une fois par an lors d’une journée dédiée à la lutte contre le gaspillage.
    Cette journée pourrait être organisée par le LEEM.

    Les emballages des médicaments livrés tant en officine qu’en établissements sanitaires ainsi que ceux utilisés par les répartiteurs génèrent un impact considérable. Des cartons « vides » ou « plein d’air » sillonnent la France dans des camions.
    La réduction des emballages directes et indirectes est une priorité.

    Eviter le gaspillage

    La facture de ce gaspillage pèse très lourd : 7 milliards d’euros, pour 23 500 tonnes de médicaments inutilisés par les particuliers, soit 14% du total des médicaments vendus en France, sans parler des médicaments inutilisés par les hôpitaux, dont la facture s’élève à 50 millions d’euros par an.

    Les hôpitaux français détruisent chaque année l’équivalent de 50 millions d’euros de médicaments arrivant au seuil de leur date de péremption.
    Pour lutter contre cela, peut-être faudrait-il lancer des idées qui pourraient être testées avant :

    – Assurer une dispensation unitaire en officine,
    – Mentionner de la date sur les « blister » permettrait aux hôpitaux de ne pas avoir à détruire les médicaments distribués dans les services et non consommés.
    – L’envoi d’échantillons lors de passage d’appel d’offre pourraient être repris ou « factices ».
    – Les centres de simulation pourraient aussi être livrés en médicaments « factices » pour ne pas avoir à gâcher de vrais médicaments et générer des déchets qui souvent ne sont pas traités…

    Réduire les effets sur la santé humaine et l’environnement

    Les transports et livraisons de médicaments ont une empreinte carbone très lourdes. Les particules fines ainsi générées favorisent les AVC et les maladies pulmonaires. Réduire l’impact des transports est un geste de santé publique.
    Les transporteurs choisis doivent l’être sur la base de critères de choix très précis. Privilégier des véhicules propres, hybrides ou électriques, exiger que les moteurs aux abords des établissements de santé soient éteints pendant les livraisons…etc.

    Comme nous l’avons déjà évoqué le développement de la chimiothérapie en ambulatoire et à domicile nécessite des mesures de précautions bien précises pour les accompagnants, comme en médecine vétérinaire… Ces mesures de précautions ne sont pas diffusées en France. Un « passeport pour une chimiothérapie responsable » pourrait être mis à la disposition des aidants, des professionnels et des patients.

    L’information relative aux interactions médicamenteuses et / ou alimentaires ne sont pas diffusées de manière efficaces. Des efforts pourraient être réalisés avec les outils d’aujourd’hui, applications, vidéo, mooc…
    Aider les patients et établissement de santé à réaliser des menus en tenant compte des interactions alimentaires aurait du sens, tel n’est pas le cas à ce jour.

    L’impact environnemental des médicaments pourrait être réduit si comme en Suède nous appliquions un indice spécifique. Adapter l’indice PBT à la France réduirait considérablement les impacts environnementaux et sanitaires de cette industrie.

    En ce qui concerne les médicaments destinés aux femmes enceintes, nouveaux nés et enfants, ne pourrions-nous pas imaginer un étiquetage spécifique garantissant l’absence de perturbateurs endocriniens, de nanoparticules ou aspartame ?

    Pour ce qui est des vaccins, ils furent une très grande avancée médicale. La France est divisée, il y a les « pours » et les « contres ». Nous proposons une troisième voie, celle de la sérologie vaccinale pour vacciner la population de manière individuelle en fonction du taux d’anticorps.
    Cela permettrait d’assurer la couverture vaccinale de la population, de réduire les dépenses inutiles et les risques liés aux vaccins…c’est une voie qui pourrait, au moins, être étudiée.

    Enfin, en ce qui concerne les génériques, qui semblent aussi sûrs et moins chers, …tel n’est pas toujours le cas. Pour éviter toute polémique, ne pourrait-on pas imaginer un label pour des génériques parfaitement identiques aux princeps, tant au niveau de la forme de la couleur et de la composition, notamment au niveau des excipients à effets notoires ?

    En conclusion :

    L’industrie du médicament est un fleuron de l’économie Française.
    Est-elle encore perfectible, sans l’ombre d’un doute, oui.
    Ce serait une grande avancée pour l’économie, la santé et l’environnement.
    Alors n’en doutons pas, et accompagnons ce secteur vers une parfaite exemplarité.
    Peut-être est-ce le moment de répondre à la dynamique d’une déclinaison sectorielle de la norme ISO 26000  pour ce secteur ?

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