Colopathie fonctionnelle : comment soulager naturellement le syndrome de l’intestin irritable ?

La colopathie fonctionnelle ou encore syndrome de l’intestin irritable (SII), syndrome du côlon irritable (SCI), colite spasmodique : sous toutes ces appellations se cache la même pathologie, qui rend la vie impossible à des millions de personnes.

Rédigé par , le 24 Feb 2026, à 8 h 01 min
Colopathie fonctionnelle : comment soulager naturellement le syndrome de l’intestin irritable ?
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Fréquent et bénin, ce trouble digestif provoque néanmoins une gêne importante au quotidien. Douleurs abdominales, transit perturbé, inconfort persistant… le syndrome de l’intestin irritable (SII) peut altérer significativement la qualité de vie. De plus, des facteurs comme le stress, la fatigue ou des changements dans les habitudes alimentaires favorisent souvent son apparition.

La colopathie fonctionnelle : de quoi s’agit-il exactement ?

La colopathie fonctionnelle, également appelée syndrome de l’intestin irritable, est un trouble digestif chronique sans lésion visible. Autrement dit, les examens médicaux sont normaux, mais les symptômes persistent.

Elle se manifeste généralement par différents symptômes digestifs chroniques :

  • Douleurs abdominales récurrentes
  • Diarrhée, selles molles ou au contraire constipation, parfois en alternance
  • Flatulences
  • Ballonnements
  • Borborygmes (bruits intestinaux)

À ces signes fréquents peuvent s’ajouter une asthénie, des céphalées, des troubles du sommeil ou une hypersensibilité viscérale. En France, le SII concernerait entre 5 et 10 % de la population adulte, avec une prédominance féminine.

Comment soulager la colopathie fonctionnelle naturellement ?

Avant de poser le diagnostic, le médecin doit écarter toute pathologie organique. Une coloscopie, une fibroscopie ou un bilan sanguin peuvent être prescrits. Lorsque ces examens sont normaux, le diagnostic de SII est retenu.

À ce stade, l’absence de cause précise peut déstabiliser. En effet, la colite spasmodique ne présente pas d’origine unique clairement identifiée. Cependant, plusieurs approches alimentaires et comportementales permettent d’atténuer les symptômes.

Tester un régime d’exclusion

Dans un premier temps, un régime d’exclusion peut être envisagé sur quelques semaines, sous surveillance médicale.

Certaines personnes constatent une amélioration en supprimant le gluten. Il est alors possible de remplacer le blé, le seigle, l’orge et l’avoine par :

  • Du riz
  • Du quinoa
  • Du millet
  • De l’amarante
  • Des légumineuses (selon la tolérance individuelle)

De même, une alimentation sans lactose peut réduire les douleurs intestinales. Le lait peut être remplacé par des boissons végétales (riz, amande, avoine). À noter que les fromages affinés contiennent très peu de lactose. En revanche, les laitages frais peuvent parfois majorer les troubles.

Que manger en cas de douleurs intestinales ?

Ensuite, la diète pauvre en FODMAPs peut être proposée. Elle consiste à limiter certains sucres fermentescibles responsables de ballonnements. Cette méthode est efficace chez de nombreux patients, mais elle reste contraignante et nécessite un accompagnement.

Pour une approche plus simple, il est recommandé de :

Réduire les fibres insolubles (son de blé, céréales complètes irritantes)

Augmenter les fibres solubles (son d’avoine, psyllium, graines de chia)

Les fibres solubles régulent le transit et apaisent la muqueuse intestinale.

Par ailleurs, une supplémentation en prébiotiques et probiotiques peut contribuer à rééquilibrer le microbiote intestinal. Les oméga-3, associés aux vitamines du groupe B, participent également au maintien de l’intégrité de la paroi digestive.

Stress et intestin : un lien direct

Si les mesures alimentaires ne suffisent pas, il convient d’explorer d’autres pistes. Le stress chronique, l’anxiété ou un terrain dépressif influencent directement la sphère digestive. On parle d’ailleurs d’axe intestin-cerveau.

Dans ce contexte, agir sur l’équilibre émotionnel peut transformer durablement les symptômes. Parfois, traiter la cause psychologique permet une amélioration spectaculaire du confort intestinal.

Les pratiques antistress bénéfiques pour l’intestin

Certaines méthodes complémentaires apportent un réel soulagement :

Ces pratiques favorisent la détente, améliorent la motricité digestive et réduisent l’hypersensibilité viscérale.

Lire aussi – Les postures de yoga pour soulager les problèmes de digestion

Colopathie fonctionnelle : l’essentiel à retenir

Bien que bénin, le syndrome de l’intestin irritable peut devenir invalidant. L’approche doit être globale : alimentation adaptée, gestion du stress et écoute des signaux du corps. Chaque personne étant différente, le traitement repose souvent sur des ajustements personnalisés.

Enfin, il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant d’entreprendre toute modification alimentaire prolongée.

10 % des adultes

Le syndrome de l’intestin irritable toucherait entre 5 et 10 % de la population en France. Un trouble bénin, mais qui altère fortement la qualité de vie : douleurs, fatigue, transit imprévisible et impact psychologique important.

Syndrome de l’intestin irritable – Les questions que l’on se pose

Que manger quand on a le syndrome de l’intestin irritable ?

En cas de syndrome de l’intestin irritable, privilégiez les aliments pauvres en FODMAPs : riz, quinoa, carottes, courgettes, oeufs, poisson, yaourts sans lactose. Réduisez les fibres insolubles et les aliments fermentescibles. Chaque personne étant différente, un test progressif des aliments reste indispensable.

Quels aliments éviter en cas de colopathie fonctionnelle ?

Il est conseillé d’éviter les aliments riches en FODMAPs comme l’ail, l’oignon, le blé, certaines légumineuses, les produits laitiers riches en lactose et les plats ultra-transformés. Les boissons gazeuses et l’alcool peuvent également aggraver les ballonnements et les douleurs abdominales.

Le stress peut-il provoquer des douleurs intestinales ?

Oui. Le stress influence directement l’axe intestin-cerveau. Il augmente la sensibilité intestinale et perturbe la motricité digestive. Chez les personnes atteintes de syndrome de l’intestin irritable, l’anxiété peut intensifier les douleurs, les spasmes et les troubles du transit.

La colopathie fonctionnelle est-elle grave ?

La colopathie fonctionnelle est un trouble bénin. Elle n’entraîne ni lésion intestinale ni cancer. Toutefois, ses symptômes peuvent altérer fortement la qualité de vie. Un suivi médical est nécessaire pour confirmer le diagnostic et écarter toute autre pathologie.

Les probiotiques sont-ils efficaces pour l’intestin irritable ?

Certaines souches de probiotiques peuvent améliorer les ballonnements et réguler le transit. Leur efficacité varie selon les individus. Il est recommandé de choisir des souches documentées scientifiquement et de tester sur plusieurs semaines sous conseil médical.

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Sonia C., passionnée de biologie et de nutrition, j’aime l’idée de rendre les sciences accessibles à tous sans pour autant en édulcorer les grands...

2 commentaires Donnez votre avis
  1. bonjour
    merci pour votre article. l’équilibre acide base est important car si le milieu est acide, la flore est perturbée et il y a inflammation de la muqueuse digestive. AVANT DE PRENDRE les probiotiques, il faut alcaliniser le milieu. MINERABASE de chez lereca par exemple; oui pour les probiotiques ensuite ! tout à fait d’accord pour les oméga 3.

  2. Bonjour,
    Il est dommage (et dommageable)d’avoir pour sous-titre « consommer mieux
    vivre mieux » et de parler des « bienfaits » du fromage…
    Meilleures salutations.

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