The End of the line, l’Océan en voie d’épuisement

The End of the line, l'Océan en voie d'épuisement

“The End of the line, l’Océan en voie d’épuisement” est un film coup de poing qui a déjà contribué à une large prise de conscience outre Manche. Ce plaidoyer pour une pêche plus durable sera diffusé ce mercredi à 20h40 sur Planète+ et disponible en DVD à partir du 18 juin.

Alerte à la surpêche, les océans se vident

Basé sur le best-seller de Charles Clover, journaliste spécialiste des questions environnementales au Sunday Times Surpêche, L’Océan en voie d’épuisement (Editions Demopolis), le documentaire réalisé par Rupert Murray fait état du désastre causé par la pêche industrielle.

Les scientifiques s’accordent à dire que si nous ne réagissons pas à cette dérive, d’ici 2050, il n’y aura plus de poisson comestible dans l’océan. Il devient urgent de prendre des mesures pour stopper la disparition des espèces halieutiques. Par exemple, pour la seule zone Atlantique Nord-Est, près de 80 % des stocks sont surexploités et plus de 15 % épuisés.

La surpêche fait non seulement disparaître les poissons des océans, ce qui est dramatique, mais elle a aussi pour conséquence la disparition de centaines de milliers d’emplois.

The End of the line, l’Océan en voie d’épuisement : la bande-annonce

La situation aujourd’hui est insoutenable. Et les choses n’ont pas l’air d’évoluer dans le bon sens, loin s’en faut ; la pêche industrielle n’est en effet que peu encadrée, laissant place à de nombreuses dérives.

Si les Etats n’abandonnent pas leur politique de l’autruche, si les professionnels de la restauration continuent à présenter des poissons menacés sur leur carte et si nous, consommateur, ne changeons en rien nos habitudes alimentaires, dans 40 ans à peine, les mers et les océans seront totalement vidés.

Nous prenons conscience de l’ampleur du phénomène, entre autre grâce à des repères symboliques comme le Fish Dependance Day (le jour de dépendance au poisson) dont nous vous parlions dans un précédent article :

Si la France ne comptait que sur sa seule production de poisson, pêche ou élevage, pour sa propre consommation, on ne trouverait plus de poissons sur les étals depuis le 21 mai, soit 3 semaines plus tôt que l’an dernier et 3 mois et demi plus tôt qu’il y a une vingtaine d’années…

En attendant les plans d’action de nos politiques, nous consommateurs pouvons déjà agir à notre niveau :

- rejoindre le combat 2012 de consoGlobe Stop à la consommation de poissons pêchés en eaux profondes ;

- nous renseigner sur les poissons à éviter, grâce notamment au guide poisson ;

- prêter attention aux labels pêche durable, notamment le MSC (Marine Stewardship Council)

 

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