L’OMS sonne l’alarme : la qualité de l’air dans les villes se dégrade

Un communiqué rendu public mi mai, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), montre que plus de 80% des personnes vivant dans les zones urbaines sont exposées à de l’air, dont les niveaux de qualité ne respectent pas les limites fixées par l’OMS. La sonnette d’alarme est tirée !

Rédigé par Hugo Quinton, le 22 May 2016, à 18 h 00 min
L’OMS sonne l’alarme : la qualité de l’air dans les villes se dégrade
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Dans cette étude, « si toutes les régions du monde sont touchées, ce sont les habitants des villes à revenu faible qui sont ceux qui subissent le plus les conséquences » de cette mauvaise qualité de l’air.

L’OMS sonne l’alarme concernant la qualité de l’air dans les villes

Publiée le jeudi 12 mai 2016 d’après la base de données sur la qualité de l’air en milieu urbain, l’étude de l’OMS(1) indique que 98 % des villes de plus de 100.000 habitants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air. Pour les pays à revenu élevé, le pourcentage est de 56 %.

La base de données de l’OMS sur la qualité de l’air en milieu urbain couvre 3.000 établissements humains dont la taille varie de quelques centaines à plus de neuf millions d’habitants. La plupart des données proviennent de villes dont la population est d’au moins 50.000 habitants.

« Lorsque l’air pollué enveloppe nos villes, les populations urbaines les plus vulnérables – les plus jeunes, les plus vieux et les plus pauvres – sont les plus touchés », explique le Dr Flavia Bustreo, Sous-Directeur général, Santé de la famille, de la femme et de l’enfant.

Dans cette étude, l’OMS fait le point sur les tendances principales de 2008 à 2013 et constate que les niveaux mondiaux de pollution atmosphérique en milieu urbain ont augmenté de 8 %, malgré les améliorations enregistrées dans certaines régions.

Ces deux dernières années, la base de données qui couvre aujourd’hui 3.000 villes dans 103 pays, a presque doublé de volume, puisque de plus en plus d’agglomérations mesurent les niveaux de pollution atmosphérique.

« La pollution atmosphérique en milieu urbain continue de progresser à un rythme alarmant, avec des effets dévastateurs pour la santé humaine », déclare le Dr Maria Neira, Directeur du Département  OMS Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé. « Dans le même temps, la sensibilisation gagne du terrain et les villes sont plus nombreuses à surveiller la qualité de leur air ».

Pollution de l'air à Pékin © ung Chung Chih Shutterstock

Pollution de l’air à Pékin © ung Chung Chih Shutterstock

Pour lutter contre ce fléau, il est nécessaire d’adopter de nouveaux comportements et d’influencer nos décideurs à agir rapidement. « Il est fondamental que les municipalités et les gouvernements nationaux fassent de la qualité de l’air en milieu urbain une priorité de santé et de développement », a déclaré le Dr Carlos Dora de l’OMS.

De nombreuses actions sont déjà possibles et faciles à mettre en place : limiter les émissions des cheminées industrielles, accroître l’utilisation des sources d’énergies renouvelables, comme l’énergie solaire et/ou éolienne, privilégier les transports en commun rapides, la marche ou les réseaux de pistes cyclables.

L’Assemblé mondiale de la Santé qui se tiendra du 23 au 28 mai 2016, permettra aux États membres de débattre d’une feuille de route, pour une action mondiale renforcée, face aux effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé.

Références :
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