Le local et l’industriel moins polluants que le Bio !

Rédigé par Consoglobe, le 20 Mar 2007, à 17 h 28 min

Les aliments naturels, plus polluants que les produits industriels ! et oui …. « En mangeant de la salade, nous augmentons l’effet de serre ». C’est ce qu’explique un article du New Scientist : la production des produits bio consomme plus d’énergie que celle des produits industriels.

La production de viande, économique ?

Contrairement aux idées couramment acceptées, les mangeurs de viande ont un mode d’alimentation meilleur pour la planète que les végétariens ! Surprenant, non ?

C’est la conclusion d’une enquête sur la consommation d’énergie nécessaire à la production et à la distribution de produits alimentaires. La conclusion est que la viande et les produits industriels (glaces, confiseries, chips, pain blanc) sont parmi les plus économes en énergie et polluent moins que les tomates, la salade, le poisson blanc ou encore que le thé, le café. Ces derniers seraient plus néfastes à l’environnement, ce qui est très troublant pour ceux qui pensent bien faire en mangeant moins de viande et en mangeant sain. Il ne faut pas oublier cependant que d’un point de vue diététique et santé, ils ont tout à fait raison.

Production de viandeD’un point de vue bilan énergétique toutefois, l’aliment qui consomme le plus d’énergie est le café avec 177 MJ pour 1 MJ de produit consommé. La salade en consomme 45, le poisson blanc 36, contre seulement 8 pour la viande de boeuf et les hamburgers, 7 pour le poulet et 6 pour l’agneau. Tout aussi intéressant de constater que produire des fruits consomme entre 10 et 22 MJ. A l’opposé, produire des sucreries, des chips, du pain blanc et de la glace est plus « économe » en énergie avec une consommation inférieure à 1 MJ.

Pourquoi ?
  La viande est peu traitée (engrais, ….), souvent produite localement et ne provient que peu de pays de l’autre bout du monde – ce qui fait une grande différence – et elle est très calorique. Par ailleurs, il faut être conscient que nous mangeons tous du pétrole car l’agriculture moderne est une industrie alimentaire qui revient à convertir des combustibles fossiles en produits d’alimentation. Comme la nourriture occupe une place centrale dans notre vie, elle a également une place importante dans l’émission de gaz à effet de serre.
Conséquence directe, si un nombre significatif de personnes changent leurs habitudes, cela a un impact direct.

Le Centre pour l’énergie et l’environnement de l’université d’Exeter a mené une étude sur la quantité de combustible nécessaire au cycle de production complet des produits de la ménagère : sont inclus dans ce cycle la fabrication et l’épandage d’engrais ainsi que la récolte, le traitement, le conditionnement, le transport et le traitement des déchets.

L’examen de l’alimentation de plus de 2 000 Britanniques a montré que le cycle de production de leur nourriture équivalait à une consommation annuelle d’énergie de 18 000 mégajoules (MJ) par personne, avec des variations de 10 000 MJ à plus de 25 000 MJ d’un individu à l’autre. Autrement dit, la consommation de chaque personne représente près de 6 fois l’énergie contenue dans les produits alimentaires eux-mêmes.

>>>Le cycle de production absorbe près de 10 % du budget énergétique de l’Angleterre et est la cause de 15 millions de tonnes de C02 émises dans l’atmosphère.

Le magazine américain Time de mars 2007 dans un article intitulé « Manger mieux que bio » décrit le phénomène qui menace le "tout bio" : le manger local

manger bioLa mention BIO prolifère sur les produits alimentaires depuis plusieurs années et c’est l’ensemble de la distribution qui se laisse gagner par le mouvement du Biologiquement correct. Pourtant, beaucoup d’écologistes, de scientifiques et d’associations expliquent que consommer Bio n’est pas la panacée. Ce qui est encore plus important c’est de manger local. A quoi sert d’importer des haricots verts de Nouvelle Zélande quand des producteurs les proposent à quelques kilomètres de chez soi ? Importer des fraises – fussent-elles bio – en plein hiver n’est-il pas un peu absurde ?

Autrement dit : consommer naturel + local serait encore meilleur que consommer Bio. L’impact sur l’environnement de la production biologique peut parfois être plus néfaste que celui d’un produit non biologique, surtout s’il est importé.

Conclusion pratique pour nous les consommateurs : nous cherchons à favoriser les produits locaux et à choisir ceux qui ne consomment pas ou moins d’engrais chimiques ou pas de pesticides plutôt que d’acheter des produits qui viennent de l’autre bout de la terre.

C’est bien entendu cette logique qui explique la multiplication de la vente en circuit court directement des producteurs aux clients. Nous reviendrons sur le phénomène des AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture de Proximité) qui produisent et vendent localement, et très souvent des produits issus d’une agriculture biologique.

Un dilemme apparaît avec la logique de l’achat de produits achetés localement : faut-il acheter local ou équitable , sachant que le commerce équitable repose sur l’importation de pays lointains ? Une autre histoire…Selon le New Scientist, la production de certains produits naturels serait plus polluante car elle produirait proportionnellement plus de gaz à effet de serre que la production « industrielle » courante. Bref, pas facile pour le consommateur de s’y retrouver.

Peut-on se fier à son bon sens ? 

– Mieux vaut un produit local qu’un article importé du bout du monde,
– Mieux vaut un produit naturel et bio que traité aux pesticides et insecticides,
– Mais, le meilleur choix est le local bio …. , si la production ne pollue pas trop (sic).

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23 commentaires Donnez votre avis
  1. Cet article ne mentionne aucunement la consommation excessive d’eau que nécessite la production de viande. Je vous rappelle qu’une vache boit et mange. Le soja qu’elle mange ne provient pas de champs locaux mais d’exploitations américaines ou brésiliennes, donc l’empreinte écologique n’est certainement pas négligeable. De plus ces cultures nécessitent énormément d’eau et de pesticides (parfois interdits en France mais autorisés au Brésil par exemple). Je suis sidéré de l’inexactitude de cet article qui manque cruellement de réflexion.

  2. vf be:kzgn gh bgdenjr,jrhiofrhiohgtrhigtrjhhughihgthugthh(zeft ;”‘g(“”g

  3. Cet article est un conglomérat d’inexactitudes. Est-ce un hoax?

    Les informations de cet ordre sont souvent rédigées par des auteurs ayant un conflit d’intérêt. C’est comme lorsque l’on conseillait de “consommer 4 produits laitiers par jour et surtout celui qui fait tant de bien au ventre!” Comme lorsque l’on vous vante telle fridandise et simultanément : “il est recommandé de consommer 5 légumes et fruits par jour”.
    Attention à la manipulation.

    Je suis étonnée que Consoglobe nous serve ce genre d’article où il manque probablement des mots.
    Danielle

  4. Alors., comment aider les pays du Tiers Monde si ce n’est à travers le commerce équitable?

  5. Le titre de cet article m’a fait bondir.
    vous affirmez : “La viande est peu traitée (engrais, ….”
    Non mais je rêve….
    Tout le monde est “sensé” savoir aujourd’hui que 80% des cultures céréalières sont destinées au bétail et je ne parle pas de la production de médicaments en tout genre que reçoivent ces pauvres bêtes!
    les dites cultures intensives sont traitées massivement et très gourmandes en eau, alors oui, bien sûr si l’on part uniquement de l’animal il n’est pas traité mais en amont pour en arriver au “produit fini” (si j’ose dire)c’est un désastre!
    Quant aux produits locaux, c’est le bon sens et si chacun avait à sa disposition des produits bio près de chez lui, le choix serait vite fait.
    Mais avant tout il faut arrêter la manipulation des foules et les articles dans ce genre qui mettent le doute si on les lit au 1er degré.

    • Quelle manipulation des foules ? Le meilleur moyen d’avancer dans le bon sens est de se montrer le plus objectif possible. Je mange en bonne partie “bio”, tout en sachant que mon voisin paysan jette la moitié de sa production parce que beaucoup de ses pommes de terre bio sont mangées par les insectes, pourries ou germées avant de pouvoir être vendues. Le bilan n’est pas très flatteur dans ce cas de gaspillage involontaire mais réel. Ainsi, un poulet bio peut avoir un bilan carbone moins favorable qu’un poulet “conventionnel” du fait d’une période d’élevage beaucoup plus longue, et donc d’une consommation d’aliment sensiblement plus élevée. Une pomme bio peut être plus “dangereuse” qu’une pomme traitée, du fait de la présence possible de mycotoxines dues à des moisissures naturelles. Ce sont des faits, c’est comme ça. Tout n’est donc pas tout noir ou tout blanc. C’est le bon sens qui doit guider chacun d’entre nous, ainsi que l’information, et toute l’information. La peur et le stress font mourir plus sûrement que bien des aliments, certes perfectibles…

  6. Bonjour à qui lit tout cela
    bien curieux cet article , alors si il faut consommer le plus local possible et le plus bio, j’ai pris un exemple sur le site de vente de consoglobe. Le riz, les produits proposés sont bio, de thaïlande, d’inde ou d’ailleurs…pas de riz français, pourtant il en existe du bio.
    Nous élevons des bovins (mâle) pour la viande car quand on veut que les vaches aient du lait , il faut qu’elles aient un petit. ils ne sont pas tués à la naissance pour juste profiter du lait! mais ils sont élevés pour faire de la viande , avec nos céréales qui ne sont pas “bio” mais très raisonnées. Le monde ne deviendra pas végétarien , j’aime les lions , les tigres , les ours polaires autant que les antilopes, ou les phoques. Restons équilibrés et tentons de réfléchir ensemble, merci pour ce partage d’idées

  7. Article faux, qui compare des concepts qui ne sont pas du même ordre :

    – Bio / produits chimique
    – production locale / lointaine

    Aucun intérêt et embrouillant.

  8. Attirer par le titre un peu polémique j’ai lu ce bout de torchon et pour ne citer que la conclusion :
    “- Mais, le meilleur choix est le local bio …. , si la production ne pollue pas trop (sic).”

    Vous auriez tout aussi bien pu écrire :
    En principe le bio local devrait moins polluer que n’importe quelle production “raisonnée” à défaut d’être raisonnable, c’est à dire bio !

    Je trouve l’article tendancieux et l’équipe de ConsoGlobe ne se mouille pas beaucoup la-dessus ???
    Peut mieux faire comme info non ?
    Quelle est la source de cet article ? Sur quelles études se base-t-il ?
    Vérifiez vos sources bon sang avant de publier n’importe quoi pour remplir vos colonnes !

    Un lecteur, consommateur bio mais pas que pour des questions de budget, mécontent.

  9. n’importe quoi cet article!

    L’élevage est l’un des secteur les plus producteur du gaz a effet de serre.

    Et puis le local contre le bio ?? Seuls les français qui ont pris 20 ans de retard dans l’agro bio (merci les céréaliers!) sont obligés d’importer à prix d’or du bio d’autres producteurs européen ?

    bel exemple de désinformation ?

  10. J’approuve love Bill, cet article, comme de nombreux autres qui touchent au bio sur votre site sèment la confusion!
    Mieux vaut consommer bio et local pour la planète, nos enfants, notre tissu socio-économique…

    Et après il faudra aussi m’expliquer pourquoi l’ADEME dit qu’en bilan carbone, la production de viande est la plus émettrice et que vous dites le contraire!
    Les animaux se nourrissent de végétaux.
    Pour faire des chips, l’industriel a besoin de matière première forcément cultivée et souvent de façon intensive…

    Un article très curieux et certainement proposé par Mars ou un fabricant de boeuf aux hormones US!

  11. J’ai trouvé un bon titre pour l’article : comment semer l’embrouille ? 🙂
    On dirait du laurent Cabrol.. oui il y a du changement climatique.. il ne faut pas trop polluer.. mais il ne faut pas culpabiliser les consommateurs .. tout est de la faute des chinois et des Américains.. etc..

    Le titre est accrocheur.. mais n’est-il pas préférable de faire passer des messages clairs ?
    Du Bio et du Local c’est le meilleur !
    Pour les mangeurs de viande qui polluent moins que des végétariens, ça ne tient pas du tout la route comme le dit maxence..

  12. Il y a tellement de scientifiques vendus aux lobbies qu’on ne sait plus qui, ni quoi croire…

  13. Il y a beaucoup d’erreur dans l’article. Il faudrait rectifier certain points car manger un steak “de proximité” nourris avec du soja OGM de Brésil peut être considéré comme très polluant. Les ges, qui mangent bio, commencent tous par acheter bio, locale et de saison. C’est le premier principe quand on se soucie de l’environnement et notre alimentation, donc je ne vois pas pourquoi dire “mager local est mieux que manger bio”

  14. Il paraît que les bousses de vachent produisent énormément de gaz à effet de serre!!!!!

  15. oui je trouve cet article un peu hallucinant, les gens qui privilégient le bio pensent proximité, et je ne vois pas comment une agriculture qui utilisent le moins de traitements possibles (donc moin moins de petrole) peut emettre plus de gaz à effets de serre, idem pour la viande dont les bovidés rien qu’en france consomment plus de la moitié de nos céréales ! ils ont une drole de façon de calculer

  16. Comme Guillaume je remarque qu’il manque des mots dans la première phrase, mais aussi qu’il y a pas mal de “coquilles” non seulement dans l’article mais également dans tout votre site. C’est dommage car dans l’ensemble le français est de bon niveau.

  17. L’affirmation “La viande est peu traitée (engrais, ….)” est fallacieuse car les végétaux qui sont nécessaires pour nourrir le milliard de têtes de bovins (entre autres…) sont, eux, copieusement traités et très souvent OGM… Et les antibiotiques ? Dire que de la viande coûte moins cher écologiquement à produire que des végétaux revient à dire que fabriquer un produit de base est plus coûteux en energie qu’un produit plus élaboré qui nécessite de gaspiller 80% du produit de base (métabolisme)… On est très près du mouvement perpétuel, bravo l’intox ! Encore une enquête sponsorisée par un vendeur de viande ? Les notions de pyramide des biomasses et de rendement écologique devraient sérieusement être étudiées avant d’écrire des contres-vérités pareilles… Seul véritable apport de l’article : éviter de manger des légumes qui sont arrivés par avion, préférer les productions végétales locales (mais quand même, si elles sont bio, cela ne gâche rien !) Avec un article pareil, le monde peut maintenant être sauvé…

    • De même que la viande de vache est un “sous-produit” du lait, tout dépend toujours de la manière dont elle est produite. Un vache à l’herbe dans le massif central n’a rien à voir avec les bovins élevés en “feed lot” aux USA, gavés de céréales et de soja comme des monogastriques (poulet, porc, …). L’herbe et sa cellulose ne peuvent être transformées que par des polygastriques (ruminants) et il sera bête de nous en passer… Sinon, on fait quoi ? On remplace toutes nos prairies par de la forêt ? (parce que si elle ne sont pas encore toutes labourées pour y faire des céréales, c’est que ce sont souvent des terres trop peu favorables à la culture). On laboure tout au risque de voir s’éroder nos terres et détruire nos paysages, faute de surface en herbe pour absorber les excédents de précipitations ? On enterre les vaches en fin de carrière au fond du jardin ? Un peut de bon sens ne nuit pas. Ne pas confondre manger trop de viande avec consommer opportunément selon nos ressources naturelles…

  18. manger des haricots verts produits localement est donc moins consommateur en énergie que de les faire venir de l’autre bout de la planète : mais ça a tout l’air d’un scoop.

  19. Evidemment manger du bio qui vient de nouvelle-zélande serait stupide … Il vaut donc mieux manger du bio local que du bio lointain est donc la bonne conclusion … Quant à la viande, le rapport énergétique entre de la viande produite localement et des végétaux produits localement … penche évidemment en faveur des végétaux (dont sont nourris les animaux qui produisent la viande non ?) Comparons donc ce qui est comparable …

  20. Il me semble qu’une des premières choses que l’on fait quand on consomme bio, c’est de ne pas acheter de légumes produits dans un pays lointain… pour cause de transport coûteux et polluant évidemment !

  21. Contrairement aux idées couramment acceptées, les mangeurs de viande ont un mode d’alimentation que les végétariens ! Surprenant, non ?

    Il manque des mots dans cette phrase ?

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