La belle de Guinée, la pomme de terre du développement

La trajectoire de la Belle de Guinée est une histoire qui nous vient d’Afrique. Et plus précisément, comme son nom l’indique de Guinée, un petit pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette pomme de terre lancée par la Fédération des paysans du Fouta Djalon a rencontré un véritable succès dans tout l’Afrique de l’Ouest, créant des milliers d’emplois.

Voici la petite histoire de la belle de Guinée

La belle de Guinée ou l’union fait la force

Source : CCFD

Fondée en 1991 par quelques paysans dans le but de développer la culture maraîchère dans une région de Guinée surnommée le “Château d’eau d’Afrique de l’Ouest”, la Fédération des paysans du Fouta Djalon a su fédérer les énergies afin d’assurer un véritable développement local.

Elle a en effet réussi à imposer progressivement la belle de Guinée sur les marchés locaux d’Afrique de l’Ouest. Mais ce ne fut pas une partie facile puisqu’elle était en concurrence frontale avec les pommes de terre néerlandaises présentes sur le marché à bas prix.

La Fédération a su s’imposer avec le soutien technique de l’Agence Française pour le développement et l’action du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD).

Mais la Fédération a également bénéficié de l’action du gouvernement guinéen qui a su bloquer les importations des produits à bas coût, le temps que les producteurs locaux modernisent leurs modes de production et privilégient les semences les plus adaptées.

Donner le temps de développer la production de belle de Guinée

Le temps que la modernisation s’opère, les producteurs ont pu imposer leur production sur les marchés locaux en nouant de véritables partenariats avec les commerçants locaux.

Et en maîtrisant leurs coûts, ils ont pu sans problème devenir extrêmement compétitifs, au point de supplanter la production extérieure.

Cette action protectionniste du gouvernement guinéen a donc permis en quelques années aux producteurs guinéens de rattraper leur retard pour être plus solide avant de se jeter dans le grand bain de la concurrence.

Avec l’aide de son gouvernement et la compétence extérieure de certains techniciens (de l’Agence Française pour le Développement), la production locale de pomme de terre a ainsi permis de créer de nombreux emplois et de freiner l’exode rural dans une zone délaissée.

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