Céréales : un petit-déjeuner risqué ?

L’autorité européenne pour la santé des aliments (EFSA) a annoncé récemment la présence d’une composante toxique, la 4-méthyl benzophénone, dans l’encre de l’emballage des céréales pour le petit-déjeuner.

Elle pourrait présenter (dans certains cas) un risque pour certains enfants. L’EFSA reconnait que cette substance est « probablement cancérigène ».

Céréales de petit déjeuner – Quel danger ?

« La consommation régulière de produits fortement contaminés peut présenter dans des cas extrêmes un risque pour certains enfants », précise Ritta Maijala, un des responsables de l’EFSA, dans un communiqué.

« Mais compte tenu des connaissances actuelles sur la toxicité d’une substance similaire, la benzophénone, la consommation normale de céréales de petit-déjeuner contaminées par la «  4-méthyl benzophénone » ne devrait pas poser de problème pour la plupart des personnes », a souligné l’EFSA.

Compte tenu des connaissances actuelles sur la toxicité d’une substance similaire, la benzophénone, la consommation normale de céréales de petit-déjeuner contaminées par la 4-méthyl benzophénone ne devrait toutefois pas poser de problème pour la plupart des personnes.

Surtout que la plupart des céréales sont protégées par un sachet en plastique à l’intérieur de l’emballage en carton imprimé. L’EFSA évalue actuellement la dose journalière admissible pour cette substance.

Limiter les risques du petit déjeuner

La 4-méthyl benzophénone entre dans la fabrication des encres utilisées dans des emballages de produits à base de céréales. Elle aurait été transférée de la surface imprimée des boîtes en carton aux aliments.

Pour éviter une éventuelle contamination, beaucoup de marques ont recours à un double emballage, les céréales étant emballées dans un sachet en plus de l’emballage.

Le 28 janvier 2009, grâce au système de notification obligatoire, l’AFSCA ( Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) avait été informée par un fabricant belge de denrées alimentaires d’un problème de migration de cette substance chimique présente dans l’encre d’imprimerie d’emballages en carton.

Des emballages contaminés

Ce type d’emballage fabriqué aux Pays-Bas, et assez largement diffusé dans l’UE, peut permettre la migration de cette substance vers la denrée où l’on retrouve des concentrations jusqu’à plusieurs milligrammes par Kg.

Ces concentrations varient selon la nature et la qualité de l’emballage intérieur. L’AFSCA avait été informée que 7 autres entreprises belges avaient utilisé des emballages du même fournisseur hollandais.

En, fonction des résultats des analyses, des blocages et retraits du marché pourraient être envisagés.