Zara, Mango, Levi’s … la mode tendance toxique

Rédigé par Alan Van Brackel, le 23 Nov 2012, à 17 h 13 min

Faire pression sur Zara : une campagne symbolique

Parallèlement à la publication de ses résultats, Greenpeace a appelé les militants et internautes intéressés à faire pression sur Zara, en qualité de leader du marché.

DR Greenpeace

En 2011, la première campagne Detox avait amené six marques de prêt-à-porter, dont Nike et Puma, à revoir le travail en amont avec leurs fournisseurs. L’industrie textile manque toujours néanmoins de transparence.

De l’hypocrisie des marques textiles

L’enjeu est clair : il s’agit d’éliminer les toxiques de la production textile. Les marques n’ignorent pas l’inclusion de substances dangereuses dans les vêtements qu’elles produisent. Des préparations chimiques spécifiques à certains vêtements sont élaborées dans un premier temps, avant d’être expédiées dans les usines où les vêtements seront produits. Ce sont elles qui contiennent les NPE. L’ajoute de colorants spécifiques est également volontaires : certes ils sont bons d’un point de vue visuel, donnant aux vêtements des couleurs vives, mais ils n’ont pas à être inclus dans les teintures, du fait des risques liés. Les marques ne peuvent ignorer ces faits et doivent faire preuve de responsabilité, et de transparence.

Provenance des vêtements peu définie

Les grandes marques de l’industrie textile peuvent développer des solutions afin d’éliminer les produits toxiques de leurs ateliers de production textile. Il s’agit d’adopter de bonnes pratiques à tout moment de la chaîne de fabrication. Problème : les produits toxiques trouvés dans les vêtements sont utilisés couramment dans les pays émergents ou en développement où de nombreux vêtements sont fabriqués. L’étiquette ne mentionne d’ailleurs pas forcément où les vêtements sont fabriqués. C’est pourtant la responsabilité des marques que de s’assurer que la politique environnementale pratiquée dans le pays est claire. Dans l’idéal, ces marques devraient communiquer sur leurs actions en faveur de la suppression des produits toxiques, et s’y tenir bien entendu, afin de joindre le geste à la parole.

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Chercheur dans l'âme, partagé entre l'Europe et les Etats-Unis. Parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan...

9 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour,
    J’ai recemment acheté un plantacourt en coton de couleur anthracite , de la marque Esprit qui mérite bien peu son nom. je l’ai lavé avant de le porter, l’eau était noire comme de l’encre . Même au bout de tres nombreux rinçages l’eau n’était pas claire. J’ai voulu le porter une fois avant de le relaver , mes jambes étaient … teintées , le gant pour les laver, blanc à l’origine est resté marron!
    J’ai relavé ce maudit vêtement , même scénario, l’eau noire noire, sans que les rinçages en viennent à bout , il est impossible de rendre aux gants de ménage leur couleur initiale. Le pantacourt , je ne sais plus quoi en faire.
    Je suis complètement écœurée de participer de la sorte à une pollution scandaleuse après avoir donné de l’argent à des pollueurs sans scrupules qui ont le front de mettre de tels produits sur le marché. Si un seul article fait de tels dégâts , que fait la production et l’utilisation de toute la collection?

    • Il y a une chose à faire, très peu couteuse, meilleure pour la santé et l’environnement: C’est de préfixer les couleurs avec de l’eau vinaigré ou salé (dès l’achat du vêtement), il y a pleins de recettes sur le net. Cela évite un maximum de s’exposer ou de nuire à l’environnement. En même temps cela prolonge la duré de vie de vos vêtements. Il ne reste moins que ces produits toxiques seront toujours présents dans le vêtement… Et idéalement c’est ce qu’on veut éviter, surtout pour les femmes enceintes et les enfants!

  2. Je suis heureuse de constater que la prise de conscience commence à se faire au niveau des produits textiles. Pour les produits alimentaire on parle clairement de traçabilité, de proximité des approvisionnements, mais pour les vêtements c’est encore la mode qui fait la loi. Et à n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions. Pour l’alimentation, le chemin a été long depuis la crise de la vache folle. Pour le textile, c’est aussi au consommateur d’être vigilant, mais c’est beaucoup plus compliqué car il n’y a aucune obligation de mentionner l’origine sur les produits, et les marques jouent l’ambiguïté en adoptant des noms français, espagnols, anglais pour distribuer leurs vêtements importés. Seule la fabrication française nous garantit un respect des lois du travail, mais aussi des normes sur les colorants et la préservation de l’environnement. Soyons attentifs !
    Henriette pour Avenue d’Oc.fr

  3. J’ai acheter un pantalon chez Armand Thiery( femme).je ne peux pas le porter tellement il sent mauvais il a été laver plusieurs fois l’odeur est la,la teinture.Quand je rentre dans un magasin de linges styles Camaïeux ou autres ça vous prend a la gorge.je ne m’habille plus dans ces magasins.Je trouve ça désespérant de voir qu’on est envahie par de la saleté.Je n’achète vraiment que si j’ai vraiment besoin.
    Christiane

    • Je confirme, je viens d’acheter un jean’s noir de cette marque, il sent très mauvais même après 3 lavages.

  4. Bonjour,

    Utile de se référer à la campagne soutenue que mène Greenpeace sur ces sujets, cf leur site et les pétitions….

  5. Sur le même sujet, il est très difficile de trouver des vêtements qui ne soient pas en « pétrole texturé ». Très peu de prise de conscience à ce sujet ! Bien sur, un vêtement de matière naturelle n’exclue pas l’ajout de produits chimiques à la fabrication … où des problèmes écologiques à la production !
    Faudrait quand même commencer par ça !
    Réveillez vous les « modeuses », refusez le polyester, polyamide et autres synthétiques … et faites le savoir !

  6. Merci pour ces infos, je crois que je vais changer de fournisseurs. Mais pouvez vous nous indiquer des marques respectueuses de l’environnement? Car laisser tomber l’un pour acheter pareil ou pire!

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