Vêtements technologiques : sont-ils bons pour la santé ?

À l’heure actuelle, le choix est vaste pour s’habiller et les textiles de nos vêtements ne se limitent plus au coton, au lin ou bien encore à la soie. Il est désormais possible de porter des habits fabriqués dans des tissus innovants.

Rédigé par Perrine de Robien, le 27 Mar 2017, à 10 h 20 min

Collants hydratants, tee-shirts anti-odeur, slips parfumés… ces vêtements doivent apporter un supplément de confort. Pour réussir à atteindre les objectifs qu’ils affichent, ils utilisent la science et la technologie.

Des vêtements innovants dont l’impact sur la santé et l’environnement interpelle

L’industrie textile n’a de cesse d’innover et de proposer des vêtements destinés à améliorer notre quotidien. Il existe, par exemple, des collants permettant de réduire le dessèchement de la peau ou bien des sous-vêtements qui libèrent une odeur agréable. Ils détiennent un principe actif renfermé dans une microcapsule qui va se libérer sous l’effet du frottement de la peau sur le tissu.

Mais quel est l’impact de ces textiles innovants sur notre santé et notre environnement ? 60 Millions de consommateurs s’est penché sur la question dans un article datant du 24 mars 2017. Biocides ou ammonium entrant dans la fabrication des chaussettes anti-odeurs, tee-shirts contenant des nanoparticules d’argent, composés perfluorés utilisés par certaines marques : l’association de consommateurs alerte sur l’utilisation de ces susbstances. Elle épingle des grandes marques comme Uniqlo qui, pour certains de ses tee-shirts, aurait « recourt à l’argent sous forme de nanoparticules ». Ces dernières poseraient « question quant à leur migration dans l’organisme à travers les pores de la peau ou par inhalation, leur dispersion et accumulation dans l’environnement ».

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Étiquetage et label « Oeko-Tex » : une garantie suffisante pour le consommateur ?

Et l’étiquetage ? Il donnerait « une information incomplète » selon 60 Millions de Consommateurs qui rappelle les obligations des fabricants. Ces derniers doivent « indiquer la composition de leurs vêtements ainsi que le pourcentage des différentes fibres textiles qui les compose. Ils doivent également indiquer le nom des biocides qu’ils utilisent. En revanche, lorsqu’ils ont recours à des technologies spécifiques, rien ne leur impose de préciser les molécules utilisées, même si elles sont sous forme de nano, sauf s’il s’agit de biocides ».

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Concernant « Oeko-Tex », un label apposé sur les textiles ne contenant pas d’éléments chimiques nocifs, l’article le présente comme un « alibi facile » pour certaines marques.  « Souvent, elles ne savent pas répondre aux questions précises sur les techniques utilisées et renvoient vers leurs fournisseurs » estime 60 Millions de Consommateurs.

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