La sensorialité : notre langage avec le monde extérieur et intérieur

Rédigé par Camille, le 17 Apr 2014, à 15 h 45 min

La sensorialité : le premier rempart du stress

Affiner la sensorialité permet de mieux percevoir les messages que notre corps nous envoie. Imaginez-vous ne pas prendre facilement conscience de votre soif, vous commenceriez à comprendre qu’il faut trouver de l’eau lorsque votre corps serait au bord de la déshydratation aggravée ! La sensorialité participe à une meilleure connaissance de soi et des besoins de l’organisme pour se maintenir en vie.

Confrontés à une vie dans la nature, les cinq sens se sont développés pour parer aux dangers extérieurs. Aujourd’hui encore, en Occident, ils nous servent au quotidien, mais les dangers ont changé. Le développement de la sensorialité permettrait de veiller à l’usure de l’organisme, due aux angoisses, à l’anxiété, à la nervosité et à toutes ces stimulations extérieures qui se manifestent à l’intérieur du corps, pour la plupart en toute discrétion…

Bien dans ses sens, bien dans sa peau !

Les sens permettent bien plus que d’éviter les dangers de la vie ! Ils offrent la clé d’une bonne relation avec le corps. Toujours plus vite ! Nous lui demandons de suivre et de se taire quand nous pensons, agissons, courrons derrière le temps perdu que nous ne cessons de vouloir rattraper…

Ouf ! Il n’a donc de possibilité que de se faire entendre dans la douleur : Aïe un mal de tête, Paf ! Le coude qui tape le mur que l’on n’avait pas vu, Ouïe le ventre (encore !) qui se tort… C’est tout ? Non. Argh ! Un estomac contrarié par un régime, Aoutch ! Des courbatures d’une heure de sport un peu forcée…

Résultat : notre relation au corps est souvent conflictuelle. Pas assez ceci, pas assez cela, il ne nous satisfait pas ou peu. Ce qui est dommage, c’est qu’il pourrait tout aussi bien apporter des moments de plaisirs, sans attendre le sable chaud du mois d’Août…

Appelez vos sens quelques secondes dans la journée, vous sentirez la matière des touches de votre clavier, l’eau sur la peau et l’odeur du savon, le courant d’air (tiède ou frais ?) sur votre cou. Écoutez les sensations intérieures après le déjeuner, vous sentirez la détente s’imposer dans le bas ventre ; comme c’est agréable. Focalisez un instant l’attention sur votre dos en contact avec le dossier de la chaise : il bouge avec votre respiration.

C’est une sensation subtile, mais lorsqu’elle se fait sentir, c’est apaisant. L’accumulation de ces instants fera évoluer votre rapport au corps, la connexion n’existera plus seulement sous la contrainte.

Et que se passe-t-il lorsque l’on met du plaisir dans une relation ?

Le schéma corporel : notre frontière avec les autres

La sensorialité tient le premier rôle dans la relation aux autres et au monde. Comme nous l’avons vu, elle est le langage utilisé par le corps avec le monde intérieur et extérieur. Comment être bien dans un espace que l’on n’appréhende qu’en partie ? C’est dans la première année de notre existence que nous en prenons conscience pour la première fois. « Il y a moi, et le reste de monde. »

La sensorialité participe à prendre conscience de notre schéma corporel, c’est-à-dire tout ce qui existe, qui constitue notre corps : notre enveloppe charnelle et tout ce qui vit à l’intérieur. Affiner la relation à son schéma corporel c’est améliorer la relation aux autres. Mieux maîtriser ce langage, c’est pouvoir compter sur soi-même, dans la manière de se comprendre, de communiquer avec les autres et de vivre dans un environnement en mouvement perpétuel.

Astuce pratique : Pour s’entraîner à parler le langage de la sensorialité, c’est facile : pensez-y quelques minutes dans votre journée et répondez à la question : qu’est-ce que je sens, ici et maintenant ? Vous pouvez le faire les yeux ouverts, ou fermés… Bonne découverte !

*

Camille Lancesseur est passionnée par son métier : sophrologue. Pour elle, «  voir le verre à moitié plein »  n’est pas qu’une expression naïve visant à tromper la réalité. Cette philosophie se fonde sur le lien entre les ressources intérieures et les opportunités qu’offre le monde extérieur. 

Convaincue que l’hygiène de vie commence par la connaissance de son propre fonctionnement (physique, émotionnel et psychique), Camille souhaite contribuer à la diffusion de ce « savoir vivre avec soi et le reste du monde ». – www.camillelancesseur.com

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