Plus d’un million d’enfants américains âgés de moins de 6 ans consomment des psychotropes

Les enfants américains consomment de plus en plus de psychotropes : plus d’un million d’enfants âgés de moins de 6 ans sont sous psychotropes aux États-Unis. 274.804 sont des nourrissons de moins de un an.

Rédigé par Émilia Capitaine, le 4 Sep 2017, à 10 h 35 min

L’utilisation de psychotropes est en hausse aux États-Unis : 1 Américain sur six consomme ce type de médicaments. Une tendance particulièrement inquiétante et qui n’épargne pas les plus jeunes.

Les enfants américains sous psychotropes dès leur plus jeune âge

Les Américains consomment de plus en plus de psychotropes, ce qui est inquiétant compte tenu de la faible efficacité de certains de ces médicaments et de leurs effets secondaires. Mais plus alarmant encore est le grand nombre d’enfants, parfois très jeunes, auxquels sont prescrits des psychotropes. Plus d’un million d’enfants âgés de moins de six ans en consomment. La moitié a entre 4 et 5 ans, 274.804 sont des nourrissons de moins de un an et 370.778 ont entre 2 et 3 ans. Par ailleurs, plus les enfants grandissent plus la situation empire : d’après les données de IMS Health, plus de 4 millions d’enfants âgés de 6 à 12 ans consomment des psychotropes.

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Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer au regard du nombre grandissant de diagnostics de THADA (trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention) chez les enfants, les traitements pour THADA ne représentent qu’une petite part des psychotropes prescrits : 1.422 enfants âgés de moins de un an et 181.000 âgés de 4 à 5 ans en consomment. Ce sont les anxiolytiques qui sont massivement donnés aux enfants : 227.132 nourrissons de moins de un an et 248.000 enfants de 4 à 5 ans en consomment.

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Donner des anxiolytiques aux enfants, une tendance aux États-Unis © Ananeva Tatiana

Des traitements alternatifs pour soigner l’anxiété des enfants

Si la prescription de psychotropes se banalise aux États-Unis et dans d’autres pays développés, ces médicaments sont loin d’être anodins. Des liens ont été établis entre le recours aux anxiolytiques, antidépresseurs et antipsychotiques et les attaques cardiaques, la psychose, les idées suicidaires, le diabète, les accidents vasculaires cérébraux, les épisodes maniaques et la mort soudaine.

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Les psychotropes affectent la chimie du cerveau des enfants et peuvent avoir un impact irréversible sur leur développement. Il serait donc préférable, pour les médecins et les parents, de les considérer comme une solution de dernier recours. Il existe de nombreuses thérapies alternatives permettant d’aider les enfants souffrant d’anxiété, de dépression ou de THADA telles que le yoga, la thérapie par l’art, les exercices de respiration, et l’exercice physique. Il convient par ailleurs, de distinguer ce qui est de l’ordre de la pathologie psychiatrique de ce qui relève d’un degré d’anxiété normal qui se développe à mesure que les enfants grandissent.

Illustration bannière : Enfant pensif- © Marius Pirvu
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. c’est de la folie pure , il faut laisser la nature faire dés le départ et puis quand on veut un enfant il faut être équilibré soi même car l’enfant ressent l’angoisse ou autre état d’âme des parents …. mais de là à administrer des psychotropes , c’est une véritable déshumanisation…

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