L’obésité, cette très chère maladie qui touche 1 Français sur 5

En France, une personne sur cinq est obèse, selon l’OCDE. Un problème de santé publique qui coûte très cher. Toutefois la prévention reste rentable !

Rédigé par Audrey Lallement, le 11 Oct 2019, à 11 h 18 min

L’obésité et les maladies qui y sont associées sont un fléau mondial qui n’épargne pas la France. Cette dernière a mis en place différentes mesures pour lutter contre le surpoids. Un trou dans le budget santé, mais qui représente, il faut espérer, un bon investissement.

L’obésité, un problème de santé publique et économique

Un rapport publié le 10 octobre 2019 par l’OCDE, nous apprend que plus de la moitié de la population est aujourd’hui en surpoids dans 34 des 36 pays membres de l’Organisation, et pratiquement un quart est obèse(1).

Un Française sur cinq souffre d’obésité © Flotsam

Des chiffres en progression constante puisque le taux d’adultes présentant un excès de poids est passé de 21 %, en 2010, à 24 % en 2016, soit 50 millions d’obèses supplémentaires.

Un vrai problème de santé publique qui n’épargne pas la France puisqu’un Français sur cinq souffre d’obésité. Mais ce n’est pas là le seul aspect négatif ; elle pose aussi un problème financier. Faire de la prévention, à grand renfort de campagnes de sensibilisation coûte cher. Le rapport de l’OCDE permet ainsi d’apprendre que la France consacre presque 5 % de son budget santé à l’obésité et aux maladies qui y sont associées.

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La prévention, un bon investissement

Un budget santé moins élevé que les autres pays de l’OCDE qui, selon le rapport, s’élève à 8,4 % en moyenne. Plus concrètement, cela représente 189,65 euros par personne par an. « L’obésité est responsable de 70 % de l’ensemble des dépenses engagées pour soigner le diabète, 23 % dans le cas des maladies cardiovasculaires et 9 % en ce qui concerne le cancer ».

Pour lutter contre l’obésité, la France a mis en place le Nutriscore et la taxe soda. Elle compte cependant aller encore plus loin, notamment en régulant la chirurgie bariatrique. Une proposition présentée le 8 octobre par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Ces différentes mesures n’ont pas seulement pour but d’améliorer la santé des Français. Elles ont aussi un intérêt économique. « La présence d’informations nutritionnelles sur les menus ferait économiser, à elle seule, jusqu’à 13 milliards USD [11,8 milliard d’euros] entre 2020 et 2050 » estime le rapport de l’OCDE.

Illustration bannière : Homme obèse et déprimé – © Motortion Films
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