Démographie et surpoids, combien pèse l’humanité ?

L’évolution de la population a bien entendu un impact sur l’environnement. Mais une récente étude tend à démontrer que le nombre d’individus n’est pas la seule donnée à prendre en compte : le poids des habitants de la Planète pèse dans la balance.

Rédigé par Annabelle, le 22 Jun 2012, à 17 h 55 min

D’habitude quand on parle de croissance démographie ou du nombre de naissances dans le monde, on parle en nombre de personnes. Eh bien une étude britannique regarde ces données démographiques à travers l’unité du kilo et mesure le poids de l’humanité et les kilos qu’elle prend chaque jour. Etonnant !

Le poids des humains sur la planète Terre

Si l’on s’amuse à additionner le poids de toute la population adulte humaine on atteint 287 millions de tonnes. Sur ces 287 millions, 15 millions sont dues au surpoids et 3,5 à l’obésité.

A quoi peuvent bien servir de telles données vous demandez-vous peut-être ?

La réponse émane de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Une équipe de scientifiques a relevé que la progression de l’obésité pourrait avoir le même impact sur ​​les ressources mondiales que si l’humanité comptait un milliard de personnes supplémentaires vivant sur ​​la planète.

Le professeur Ian Roberts, qui a dirigé la recherche, constate que c’est le monde entier qui s’engraisse. Inutile donc de stigmatiser une partie de la population. Mais cela reste un comble puisque l’on sait que pendant ce temps, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent de la malnutrition dans le monde et en meurent :

62kg, le poids moyen d’un Terrien

Alors que la masse corporelle moyenne au niveau mondial est de 62 kg, l’Amérique du Nord, affiche sur la balance une moyenne de 80,7 kg. Si seuls 6 % de la population mondiale vivent en Amérique du Nord, 34 % de la biomasse y sont concentrés. En revanche l’Asie qui est peuplée par 61 % de la population mondiale ne totalise que 13 % de la biomasse.

Pour le professeur cela ne fait aucun doute : si chaque citoyen du monde devenait aussi gros qu’un Américain, cela équivaudrait à devoir nourrir un demi-milliard de personnes supplémentaires.

*

La suite p.2> l’impact du poids des Hommes sur l’environnement

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12 commentaires Donnez votre avis
  1. Je pense qu’il faut réfléchir et agir sur les deux “réalités”. L’augmentation de la masse (sur poids de certain pays riches) mais aussi augmentation exponentielle du nombre de terriens. Privilégier l’un plutôt que l’autre ne me semble pas raisonnable. Et cause de guéguèrres…. Réfléchir et agir en commum.

  2. La planète dispose des ressources pour accueillir encore d’autres êtres humains, mais il est bien évident qu’elle ne dispose pas des ressources pour accueillir encore d’autres Français, par exemple (pourquoi toujours se référer aux États-Uniens ?! alors que nous ne sommes en rien plus exemplaires qu’eux, notre nourriture est même plus grasse).
    cel

    • (erreur de manipulation)
      Cela dit, c’est en effet une utopie de croire que nous sommes capables de changer, dans le sens du progrès. Dans les faits, alors que notre situation est absolument critique et apocalyptique (à cause de nos centrales nucléaires, notamment), 99 % de la population de ce pays n’a rien changé à ses habitudes nuisibles, et même les a renforcées (même consommation d’énergie, mêmes habitudes alimentaires – carnées et lactées –, mêmes déplacements polluants en bagnole et en avion, mêmes postulats procréationnistes, etc.), aussi il faut se rendre à l’évidence : rien n’a changé, rien ne changera, la population humaine occidentale est incapable de se réguler, de se modérer, de se tempérer. Bref, nous nous suicidons, et le souci est que nous embarquons avec nous l’ensemble de l’écosystème, qui pourtant n’y est pour rien.
      Il y a encore des gens pour se réjouir que notre taux de natalité soit le premier d’Europe, c’est dire à quel point d’inconscience on en est.

  3. Bien sûr qu’il faut agir sur ce point (il faut manger moins tout simplement, moins gras et moins sucré). Mais tout cela reste une pécadille par rapport à la question du nombre qui est la question déterminante pour la protection de l’environnement. Cet article dit que grosso modo le surpoids correspond à un milliard de personne de plus. Au rythme de croissance actuel (+ 1 milliard tous les 12 ans) il nous met donc 12 ans en avance dans la destruction de l’environnement (c’est discutable d’ailleurs car même les personnes maigres consomment de l’espace, il leur faut un logement, des routes etc…)
    On voit bien que à terme le fond du problème est celui du nombre des hommes, car quand nous serons 10 milliards, quel que soit notre poids nous occuperons l’ensemble de la planète au détriment de tout le reste du monde vivant. L’obésité est un problème de santé mais très marginalement un problème d’environnement, le vrai problème d’environnement est l’explosion démographique.

  4. Je rejoins Yann, hallucinant !!!!!!!!!!! Et pourquoi pas l’infanticide aussi histoire de réguler le nombre d’êtres humains sur terre ??? Le nombre de naissance est une chose, le partage des richesses en est une autre, le gaspillage de tous et l’enrichissement des riches au détriment des pauvres en est une autre. C’est le nom respect de l’autre et tout ce qui en découle qui est à revoir. Il serait bon de ne pas tout mélanger… Avec des idées pareilles, il n’est pas surprenant de vivre dans ce monde de fous !!!

    • Je suis moi aussi “hallucinée” des répliques quand on parle de la modération de la natalité: soit on pense qu’on va tuer les enfants, soit qu’il s’agit de violences contre les mères, soit on nous conseille de nous suicider d’abord! on se croit revenu dans les années d’avant la pilule. Années que j’ai connues et où, là il y avait une vraie violence de la société masculine envers les femmes. J’osais espérer que dans un blog “vert”, on puisse comprendre qu’on peut allier changement de mode de vie et responsabilité en matière de procréation, mais non. Je me tais donc après avoir ajouté que je suis une femme de 60ans et que j’ai 2 enfants et que je suis consternée par le peu d’ouverture de la jeune génération.

  5. Bien sûr, Yann, qu’il faut changer notre mode de vie aussi. Mais 10 milliards qui partagent équitablement( Je répète , utopie, les pauvres seront plus pauvres c’est tout, ne soyons pas naïfs) polluent , bétonnent, massacrent les forêts, détruisent l’écosystème 10 fois plus qu’un milliard, c’est tout. En quoi est-ce hallucinant d’encourager au contrôle des naissances? Oui, 2 enfants par femme,si on aime ses enfants, si on aime la vie , si on est responsable, ça ne me parait pas hallucinant. La liberté de procréer autant qu’on le souhaite c’est ça qui est hallucinant quand on condamne ses enfants à un monde invivable!

    • je dirais même plus ! la liberté de procréer sans conscience et de façon complètement irresponsable c’est de l’égoisme

  6. Qu’il faille agir sur cette question est une évidence thérapeutique, mais cela ne saurait suffire.
    De plus, chacun peut se rendre compte que lorsqu’on dispose de nourriture en suffisance il est difficile de s’autolimiter : c’est comme cela, l’espèce humaine est ainsi faite (ou bien a ainsi évoluée). On peut espérer changer les comportements, mais la plupart d’entre nous aimera toujours la “bonne chère” (et non chaire, puisqu’il faut diminuer notre ration de viande…).
    L’autre partie de la solution (encore plus importante?) consiste donc à autolimiter sa procréation, ce qui autrefois était difficile vu notre instinct, mais qui est devenu très facile avec les progrès de la contraception.

  7. S’intéresser à l’adiposité et au poids total des hommes est une bonne façon de nier le problème de leur nombre. Bien sûr que nous consommons trop, trop de nourriture, trop d’objets inutiles, trop d’énergie. Bien sûr que manger de la viande 1 ou même 2 fois par jour n’a rien apporté à l’humanité sauf un accroissement en longueur et en largeur.
    Partager “la soupe” parait à la plupart des démographes la solution suffisante pour nourrir 10 milliards de terriens.Partager: n’est ce pas un peu( beaucoup) une utopie!! surtout que les ressources naturelles, les terres agricoles et les ressources pétrolières et minières fondent comme neige au soleil! et puis, même si nous arrivions à survivre( même pas vivre dignement) ce serait à quel prix?… vivre dans un monde dévasté, bétonné, surpollué,d’où les autres espèces vivantes , celles qui font la biodiversité dont nous dépendons,auraient disparu…c’est ce monde là qu’on espère?
    non, pour moi et un certain nombre d’autres non! c’est maintenant qu’il faut agir! alertez la population, la rendre consciente des dangers et plaider pour une décroissance de la natalité: 2 enfants par femme n’est ce pas raisonnable ? et pas dans 100 ans, ça sera trop tard!

    • Partager, une utopie? peut-être mais ce monde me parait plus souhaitable qu’un contrôle stricte des naissances! surtout que ça ne limiterait en rien le bétonnage et la surexploitation des ressources!! Et avant de définir un nombre d’enfant par femme (je trouve ça hallucinant!), donnons à tous et toutes l’éducation et les moyens de contraceptions pour avoir le choix…
      Le problème n’est pas le nombre (ni la masse: par exemple celle-ci elle est très proche de celle des fourmis qui sont pourtant beaucoup moins nocives que l’homme), mais nos modes de vie, la société de consommation, la recherche d’enrichissement de quelques uns qui entrainent notre monde à sa perte…
      par exemple, chaque année, le tiers de la production alimentaire mondiale est perdu ou gaspillé…

    • … Moyens de contraception chimiques et dangereux au demeurant (aucune étude sérieuse et INDEPENDANTE n’a prouvée que cela ne l’était pas)

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