Fin des mesures de protection pour le grizzly de Yellowstone

C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Les grizzlis du parc de Yellowstone aux États-Unis ne sont plus menacés d’extinction. Il est donc permis de les chasser. Une décision critiquée par les associations de protection des animaux.

Rédigé par Maylis Choné, le 26 Jun 2017, à 11 h 05 min

Le 22 juin 2017, le secrétaire américain à l’Intérieur a annoncé le retrait des grizzlis de la liste des espèces menacées. Leur population s’est largement reconstituée depuis 1975.

Le grizzly du Yellowstone n’est plus menacé

La nouvelle a été annoncée le 22 juin par le ministre de l’Intérieur des États-Unis, Ryan Zinke. Classé espèce protégée depuis 1975, le grizzly n’aurait aujourd’hui plus besoin d’être protégé dans le parc national de Yellowstone et les États voisins du Montana et de l’Idaho.

Sa population, tombée à 136 en 1975, s’est largement reconstituée, puisqu’ils sont aujourd’hui près de 700 dans le parc du Yellowstone, soit largement au-dessus de l’objectif de 500 individus fixé par le gouvernement. Cette décision ne concernant que le territoire du parc national et alentours entrera en vigueur cet été. 

Cet accomplissement marque l’un des grands succès de conservation en Amérique, la récompense de décennies d’efforts importants et d’engagements des États, des tribus, du pouvoir fédéral et de partenaires privés“, a déclaré le secrétaire de l’Intérieur. Si le grizzly n’est plus protégé, il est alors permis de le chasser en toute légalité. 

La colère des associations de protection des animaux

Du côté des chasseurs et des éleveurs, qui constituent de puissants groupes de pression au niveau régional, c’est plutôt une bonne nouvelle  : considérés comme une menace pour l’homme, le bétail et certaines espèces sauvages prisée pour la chasse comme l’élan, les grizzlys doivent pouvoir être tués. Mais, certains ne l’entendent pas ainsi.

En effet, les associations de protection des animaux considèrent que cette mesure risque de compromettre les efforts ayant permis de reconstituer la population de ces célèbres ours bruns, et que l’espèce est toujours menacée. La diminution de leur habitat et de leur alimentation les met également en danger.

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En effet, à cause des dérèglements climatiques, les ours ne peuvent plus manger de cône de pin à écorce blanche, tant ces derniers sont envahis d’insectes. Ils mangent alors plus de viande et sont par conséquent plus attirés par le bétail.  De plus, un retrait de la liste des espèces en danger risque d’encourager les chasseurs de trophée à traquer ces ours emblématiques dès qu’ils s’aventureront en dehors du parc national de Yellowstone. “La lutte pour le grizzly est lancée. Nous nous opposerons à toute tentative de retirer ces ours de la liste des espèces protégées”, a tweeté l’ONG Western Environmental Law Center.

Illustration bannière : Grizzly à Yellowstone – © Carol Gray
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Il faut réfléchir, si le grizzly n’est plus une espèce protégée ce n’est pas parce que sa population a augmenté mais parce que TRUMP est un chasseur anti animaux anti environnement et qu’il se fiche de la faune sauvage

    Aucun animal ne devrait être chassé, ily a trop d’humains alors on devrait selon cette logique, les chasser?

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