Extinction biologique : la moitié des espèces pourraient s’éteindre d’ici 2100

20 % des espèces animales sont menacées d’extinction, et ce pourcentage pourrait bien atteindre 50 % d’ici la fin du siècle, si rien n’est fait.

Rédigé par Anton Kunin, le 1 Mar 2017, à 9 h 50 min

Soucieux de la perte de la biodiversité, le Vatican accueille une conférence scientifique internationale intitulée « L’extinction biologique ». Les réflexions qui y sont faites alarmeront plus d’un.

La destruction d’habitats a pour résultat l’extinction d’animaux

En première ligne de cette extinction rapide sont les primates. Trois quarts de leurs espèces voient d’ores et déjà leurs populations baisser, et 60 % pourraient disparaître. En cause : l’agriculture intensive. Entre 1990 et 2010, les champs et les plantations ont conquis 1,5 millions de kilomètres carrés supplémentaires, qui constituaient jusqu’ici l’habitat naturel de ces espèces.

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Les primates vivent dans 90 pays différents, mais les deux tiers des espèces habitent dans seulement quatre pays : le Brésil, Madagascar, l’Indonésie et la République démocratique du Congo. À Madagascar, 87 % des espèces de primates risquent de s’éteindre, tandis qu’en Asie, ce pourcentage est de 73 %. En Afrique, l’extraction d’or et de diamants, de même que la construction d’autoroutes desservant ces mines, contribue à détruire l’habitat des primates. Selon une estimation, afin de soutenir ces industries d’extraction, 25 millions de kilomètres de routes seront construits sur l’ensemble du continent africain d’ici 2050, fragmentant encore davantage les forêts.

Pour empêcher l’extinction d’animaux, maîtrisons les naissances des humains ?

Afin de lutter contre ce fléau, diverses propositions ont été émises, dont des idées assez inattendues, surtout pour une conférence dont l’organisateur est le Saint-Siège. « Si vous vous souciez des humains, vous voulez sans doute qu’on ait un maximum de gens étant traités avec dignité. Vous ne voudrez pas que 12 milliards vivent sur la Terre d’une manière non durable d’ici la fin du siècle, ce qui aurait pour résultat l’effondrement de la civilisation et la survie de quelques centaines d’individus », a lancé Paul Ehrlich, de l’Université de Stanford, en Californie.

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L’universitaire affirme qu’un milliard est la population d’humains idéale, et que tout doit être fait pour réduire le nombre de naissances. Moins de personnes sur Terre, c’est un moindre besoin en nourriture et donc plus de place pour les humains comme pour les animaux, soutient le chercheur. Pas sûr que l’Église catholique apprécie…

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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