39 ours recensés dans les Pyrénées : mieux mais toujours insuffisant

La population des ours bruns en France, dans les Pyrénées, est en augmentation mais l’espèce reste en risque d’extinction sur le territoire.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 7 Apr 2017, à 9 h 30 min

Le Réseau Ours Brun de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage a dévoilé, le 4 avril 2017, le résultat de son enquête de recensement de la population des ours dans les Pyrénées. Les nouvelles sont bonnes : la population augmente. Mais l’inquiétude sur la viabilité de l’espèce dans la région sur le long terme reste entière et le Fiep, le Fonds d’Intervention Eco-Pastoral, appelle le gouvernement à s’engager.

La population des ours bruns dans les Pyrénées augmente

Comme le signale le Réseau Ours Brun, les nouvelles sont bonnes : en 2016, le réseau de surveillance mis en place dans les Pyrénées a permis de recenser 34 ours vivants et 5 portées(1). Au total, donc, 39 ours bruns vivent dans les Pyrénées centrales. Dans la même région géographique, les ours étaient menacés d’extinction à la fin du siècle dernier et ce sont les politiques de préservation de l’espèce et de réintégration qui ont permis aux populations de se développer.

Il ne faut toutefois pas réduire les efforts sur la base de cette simple bonne nouvelle : la population des ours, si elle est moins fragile, n’est toujours pas sortie d’affaire. Le Fiep, et en particulier le Groupe Ours Pyrénées, s’inquiète notamment du manque de diversité génétique et de la situation critique dans le Béarn.

Deux nouvelles ourses pour le Béarn ?

Dans le Béarn, en effet, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage n’a recensé que deux ours bruns, des mâles. Impossible donc de renouveler l’espèce et si rien n’est fait, l’ours brun pourrait disparaître dans cette partie de la France. Une situation qui inquiète et qui conduit le Fiep à lancer un appel au gouvernement.

Le Fonds d’Intervention Eco-Pastoral demande que le gouvernement s’engage à renforcer la présence des ours bruns dans le Béarn en y introduisant deux ourses, afin de, peut-être, réussir à avoir des oursons. Et, d’une manière générale, le Fiep signale que la population réduite des ours dans les Pyrénées présente un manque crucial de diversité génétique, qui en remet en cause la viabilité et la survie sur le long terme.

Illustration bannière © Erik Mandre – Shutterstock

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Et alors? Quand on aura 250 ours dans les Pyrénées quelles en seront les conséquences? Ils auront les plus grandes difficultés à se nourrir car tout le reste de la faune des Pyrennees est en extinction ou deja disparu et en plus il y a des chasseurs! Que leur restera-t-il? Les troupeaux et se rapprocher des villes pour manger dans les ordures s’il y en a. Si l’on veut des ours dans les Pyrennees il faut arrêter la chasse, laisser se reformer les groupes d’animaux dont les ours se nourrissent, et aussi leurs prédateurs, les loups, lynx, etc. laisser pousser leurs fruits et baies, ne pas les déranger et se promener comme en Afrique en véhicules blindés sur des chemins bien balises. Ah! Oui et penser à évacuer les populations qui sinon vont se retrouver nez à nez avec les ours et les loups! Il faut savoir reconnaître que nous avons tout faux en écologie, que c’est fini le temps des grands prédateurs en France a part de leur laisser des territoires tres vastes où ils peuvent vivre naturellement et ca n’existe pas en France!

  2. comme au Canada, l’ ours au bout du fusil , après on discute !!

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