Mur USA-Mexique : le projet de Trump menace les animaux

Les débats autour du projet de mur qui séparera les États-Unis du Mexique abordent tout type de sujet, sauf un : l’aspect environnemental. Et pourtant…

Rédigé par Anton Kunin, le 30 Jan 2017, à 10 h 43 min

Les pourfendeurs du futur mur émettent souvent des critiques quant à son aspect économique (il sera financé par une taxe sur les produits importés du Mexique) et les dégâts qu’un tel projet fera sur le plan politique. Mais le sort des animaux, qui n’ont ni nationalité ni documents de voyage, semble inquiéter peu.

Une question de survie

Et pourtant, le milieu naturel des animaux ne connaît pas de frontières. Chaque espèce a son habitat, dans lequel elle cherche sa nourriture, chasse, boit et vit. Or, un mur pourrait bien empêcher certaines espèces d’accéder à des sources d’eau et de nourriture, ce qui se traduira sans doute par la mort de ceux qui ont la malchance de vivre des deux côtés de la frontière. De plus, cette barrière artificielle rendra la reproduction impossible entre les animaux qui seront restés des deux côtés du mur. Non seulement leurs populations diminueront, mais la diversité génétique sera moindre et, à terme, une même espèce pourrait se séparer en deux. Les jaguars, les ours noirs, les cerfs et les chouettes tachetées seront les plus impactés.

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Le projet de mur ne donne pas d’espoir aux défenseurs de l’environnement

La construction du mur a été initiée via un processus peu connu du commun des mortels. Il s’agit d’un décret présidentiel (executive order en anglais). Cette ordonnance enjoint les agences gouvernementales d’utiliser leurs ressources d’une certaine façon, dans le cadre de la législation existante. Comme il ne s’agit pas de la créaton d’une nouvelle loi, aucun examen de ces décrets par le Congrès n’est prévu. Dans le cas du mur, par exemple, le décret stipule que sa construction est une priorité pour la sécurité nationale et ordonne au Département de la Sécurité intérieure de puiser dans les fonds dont il dispose pour financer ce chantier.

Ce cadre juridique rend donc impossible toute discussion publique du projet. Cette fois-ci, les défenseurs de l’environnement ne se heurteront pas à des membres du Congrès indifférents à la cause animale : ils n’auront aucun interlocuteur du tout. Tout simplement…

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. Quand je pense, moi, que tant de gens se laissent abuser par cette grossière propagande. Bravo Trump, vive la liberté, et merci d’avoir évité la guerre que voulait la bande du domestique de Soros, le sieur Obama, ayant faux acte d’Etat civil !

  2. Pour la chouette, faudra m’expliquer comment un mur peut l’empêcher de changer de côté…

    Mais ça ne change rien de toute façon au petit-pois du cerveau de ce type dangereux à tous points de vue…

  3. Je suis dégoûtée.

    Quand je pense que des américains ont voté pour trump, ça me révolte.

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