Cholestérol : ces conseils que l’on croyait vrais sont dépassés
Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir sur le cholestérol entre idées reçues et infos incontournables, le bon et le mauvais cholestérol.

Des millions de Français prennent un traitement pour réduire leur taux de cholestérol. Pourtant, cette substance est souvent mal comprise. Elle est indispensable à l’organisme, mais son accumulation dans les artères augmente le risque cardiovasculaire. D’où vient-elle ? Faut-il bannir les oeufs ? Le « bon cholestérol » protège-t-il vraiment ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes.
Ce qu’il faut retenir
- Le cholestérol est principalement fabriqué par l’organisme, notamment par le foie.
- Le LDL-cholestérol favorise l’athérosclérose lorsqu’il est présent en excès.
- L’objectif de LDL dépend du risque cardiovasculaire de chaque personne.
- Alimentation méditerranéenne, activité physique et arrêt du tabac restent essentiels.
D’où vient le cholestérol ?
Le cholestérol possède deux origines. Contrairement à une idée répandue, la majorité ne provient pas directement de ce que nous mangeons.
L’organisme en fabrique naturellement, principalement dans le foie, mais aussi dans d’autres cellules. Cette production interne est dite endogène. Elle varie selon la génétique, l’âge, l’état hormonal et certaines maladies.
L’alimentation apporte une part plus limitée du cholestérol circulant. L’organisme possède aussi des mécanismes de régulation. Lorsque les apports alimentaires augmentent, il peut réduire sa propre fabrication, mais cette compensation varie d’une personne à l’autre.
Le fonctionnement du foie, une hypothyroïdie, le diabète, certaines maladies rénales ou certains médicaments peuvent également modifier le bilan lipidique.
À quoi sert le cholestérol dans l’organisme ?
Le cholestérol n’est pas un poison. Sans lui, notre organisme ne pourrait pas fonctionner correctement. Il contribue notamment :
- à la structure des membranes de nos cellules ;
- à la fabrication de plusieurs hormones, dont les hormones sexuelles et le cortisol ;
- à la production des acides biliaires nécessaires à la digestion des graisses ;
- à la synthèse de la vitamine D ;
- au fonctionnement du cerveau et du système nerveux.
Le problème n’est donc pas la présence de cholestérol, mais son transport et son accumulation excessive dans les artères.
« Bon » et « mauvais » cholestérol : quelle différence ?
Le cholestérol ne circule pas seul dans le sang. Il est transporté par des particules composées de graisses et de protéines, appelées lipoprotéines.
Les expressions « bon » et « mauvais cholestérol » désignent donc les transporteurs, et non deux cholestérols différents.
Le LDL-cholestérol
Les lipoprotéines de basse densité, ou LDL, transportent le cholestérol du foie vers les cellules.
Lorsque ces particules sont trop nombreuses, elles peuvent pénétrer dans la paroi des artères. Elles participent alors à la formation de plaques d’athérome. Ces dépôts réduisent progressivement le diamètre des vaisseaux et augmentent le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral.
C’est pourquoi le LDL-cholestérol est couramment qualifié de « mauvais cholestérol ». Il constitue la principale cible des traitements contre l’excès de cholestérol.
Le HDL-cholestérol
Les lipoprotéines de haute densité, ou HDL, participent au transport inverse. Elles récupèrent une partie du cholestérol présent dans les tissus pour le ramener vers le foie, où il pourra être recyclé ou éliminé.
Un HDL bas peut être associé à un risque cardiovasculaire plus élevé. Cependant, un taux important de HDL ne suffit pas à effacer les effets d’un LDL trop élevé, du tabac, de l’hypertension ou du diabète.
Un taux élevé de HDL protège-t-il vraiment le coeur ?
Pas complètement. Le HDL reste un indicateur intéressant, mais il ne doit pas être considéré comme un bouclier absolu.
Les recherches ont montré qu’augmenter artificiellement le HDL ne réduit pas nécessairement le nombre d’accidents cardiovasculaires. Les médecins cherchent donc surtout à abaisser le LDL et à réduire le risque cardiovasculaire global.
Ce risque dépend de nombreux éléments : l’âge, la tension artérielle, le tabagisme, le diabète, les antécédents familiaux, les maladies rénales ou encore les antécédents d’infarctus et d’AVC.
Boire de l’alcool pour tenter d’augmenter le HDL est une mauvaise idée. Les éventuels effets observés sur ce marqueur ne compensent pas les risques liés à l’alcool.
Comment lire les résultats d’un bilan de cholestérol ?
Le bilan lipidique mesure généralement le cholestérol total, le HDL-cholestérol et les triglycérides. Le LDL-cholestérol est mesuré directement ou calculé par le laboratoire.
Le cholestérol total apporte une première information, mais il ne suffit pas pour évaluer le risque. Deux personnes présentant le même résultat peuvent avoir des profils cardiovasculaires très différents.
Il n’existe donc plus un unique seuil valable pour tout le monde. L’objectif de LDL est fixé selon le niveau de risque individuel. À titre de repères, il peut être recherché :
- en dessous de 1,30 g/L lorsque le risque cardiovasculaire est faible ;
- en dessous de 1 g/L en cas de risque modéré ;
- en dessous de 0,70 g/L lorsque le risque est élevé ;
- en dessous de 0,55 g/L lorsque le risque est très élevé.
Le taux souhaitable de triglycérides se situe généralement sous 1,50 g/L. Ces chiffres doivent toujours être interprétés par un professionnel de santé.

Comprendre son bilan de cholestérol permet d’adapter son alimentation et son mode de vie.
Attention : ne modifiez jamais un traitement contre le cholestérol à partir d’un résultat de laboratoire ou d’un conseil trouvé en ligne. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Le cholestérol alimentaire est-il vraiment le principal responsable ?
Non. Chez la plupart des personnes, les graisses saturées et la qualité générale de l’alimentation influencent davantage le LDL que le cholestérol naturellement présent dans les aliments.
Les principales sources de graisses saturées sont les charcuteries, certaines viandes grasses, le beurre, la crème, les fromages et de nombreux produits ultratransformés. Elles sont également présentes dans certaines graisses végétales, notamment les huiles de palme et de coco.
Le sucre ne se transforme pas directement en LDL-cholestérol. En revanche, une consommation excessive de boissons sucrées, pâtisseries et aliments ultratransformés peut favoriser la prise de poids, la hausse des triglycérides et un profil lipidique défavorable.
Faut-il supprimer les oeufs en cas de cholestérol ?
Le jaune d’oeuf contient naturellement du cholestérol. Cela ne signifie pas que les oeufs doivent être automatiquement bannis.
Chez la majorité des personnes, une consommation modérée peut s’intégrer dans une alimentation équilibrée. L’effet dépend du reste de l’assiette, de la fréquence de consommation et du profil médical.
Mieux vaut éviter d’associer systématiquement les oeufs à de la charcuterie, du beurre ou des produits frits. En cas de diabète, d’hypercholestérolémie familiale ou de maladie cardiovasculaire, un conseil personnalisé reste préférable.
Quels aliments aident à faire baisser le LDL-cholestérol ?
Aucun aliment ne fait disparaître le cholestérol à lui seul. En revanche, une alimentation riche en fibres et en graisses insaturées peut contribuer à réduire le LDL.
Privilégiez notamment :
- les légumes et les fruits entiers ;
- les légumineuses, comme les lentilles, pois chiches et haricots ;
- l’avoine et l’orge, riches en fibres solubles ;
- les noix, noisettes et amandes non salées ;
- les huiles de colza, d’olive ou de noix ;
- les poissons, dont les poissons gras une fois par semaine.
Remplacer une partie du beurre, des viandes grasses et des charcuteries par des huiles végétales, des légumineuses ou du poisson est plus utile que de simplement supprimer un aliment.
Le régime méditerranéen réunit ces principes. Il accorde une large place aux végétaux, aux céréales complètes, aux légumes secs et aux matières grasses insaturées.
Que penser des aliments enrichis en phytostérols ?
Les phytostérols sont des composés végétaux dont la structure ressemble à celle du cholestérol. À certaines doses, ils peuvent diminuer son absorption intestinale et réduire le LDL.
Toutefois, faire baisser un chiffre biologique ne prouve pas automatiquement une réduction des infarctus ou des AVC. Les produits enrichis ne sont donc pas indispensables à toute la population.
Ils sont notamment déconseillés aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes. Si vous suivez un traitement, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en consommer régulièrement.
Le saviez-vous ? Les phytostérols sont naturellement présents en petites quantités dans les huiles végétales, les graines, les noix, les céréales et les légumineuses.
Peut-on augmenter naturellement le « bon » cholestérol ?
L’objectif principal n’est plus de faire monter le HDL à tout prix. Il est plus pertinent d’agir sur l’ensemble des facteurs de risque.
Une activité physique régulière, l’arrêt du tabac, une alimentation équilibrée et la réduction de la sédentarité améliorent la santé cardiovasculaire.
Pour les adultes, un objectif courant consiste à atteindre au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine. La marche rapide, le vélo, la natation ou le jardinage actif peuvent y contribuer.
Quand les statines sont-elles nécessaires ?
Les statines réduisent la fabrication de cholestérol par le foie et font baisser le LDL. Elles sont particulièrement utiles chez les personnes présentant une maladie cardiovasculaire ou un risque élevé.
La prescription ne dépend donc pas seulement du taux de cholestérol. Le bénéfice attendu est évalué selon le risque d’infarctus ou d’AVC de chaque patient.
Les changements d’hygiène de vie restent indispensables, mais ils ne remplacent pas toujours le traitement. Certaines hypercholestérolémies, notamment familiales, nécessitent une prise en charge médicamenteuse précoce.
Des douleurs musculaires peuvent survenir. Elles doivent être signalées au médecin, qui pourra rechercher une autre cause, modifier la dose ou proposer une autre stratégie. Un traitement ne doit jamais être interrompu seul.
Cholestérol : les bons réflexes au quotidien
Pour protéger votre coeur, privilégiez une démarche globale : cuisine maison, végétaux variés, activité physique régulière, sommeil suffisant et arrêt du tabac.
Un bilan lipidique isolé ne raconte qu’une partie de l’histoire. Son interprétation doit tenir compte de la tension artérielle, du diabète, des antécédents et du mode de vie.
Le cholestérol est indispensable à la vie. Lorsqu’il devient excessif, l’enjeu n’est pas de le supprimer, mais de ramener le LDL à un niveau adapté à votre risque cardiovasculaire.
Lire aussi
Où en êtes-vous avec votre cholestérol
La spiruline : l’algue anti-cholestérol
Article mis à jour août 2026
A lire absolument




































Bonjour ‘alors moi je fabrique le mauvais col »le medecin me donne pravastatine !,,avec pas mal de problemesc »cheville avec oedeme un peu les jambes ‘fourmillements dans une main » et j en passe »la je vais arreter ‘je ne suis pas grosse ‘je fais attention a toute ma nourriture je n aime pas le gras pas trop le sucre ‘et ne suis pas gourmande »’ j ai essaye voila 1 an des plantes mais ca revient au grand galop »si vous avez un remede suis preneuse ‘merci ‘
A partir de 40 ans mon cholestérol s’est élevé.
Le médecin m’a prescrit des statines à l’âge de 56 ans. Au bout de plusieurs semaines des douleurs musculaires me réveillaient la nuit.
J’ai cessé de prendre ces statines et depuis plus de douleurs qui me réveillent.
Mais mon taux est encore élevé malgré mes régimes : pas de fromage, yaourt sans matière grasse, lait écrémé, pas de beurre, pas de chocolat, pas de gâteaux…..
Fruits, légumes du jardin, poissons pêchés par la famille, huile de noix…. je mange sain, mais j’ai quand même du cholestérol.
Je ne bois pas d’alcool, je ne fume pas, je pratique la marche, le vélo, les randonnées, les raquettes.
Je déteste prendre des médicaments, ce n’est que du business, il y a certainement des plantes qui peuvent avoir un rôle important et nécessaire.
Il existe un fruit très sucré que l’on pose sur la langue et dont le sucre reste longtemps, cela permettant de ne pas manger de bonbons…. Mais il n’est pas commercialisé car trop intéressant pour le consommateur mais pas pour les laboratoires et les industriels qui préfèrent vendre des cochonneries pour s’en mettre plein les poches, après on dit que la SS est en déficit !
C’est ça la France, elle préfère s’endetter que de faire du bien au peuple !!!!
Ma mère souffre de diabète,cholestérol,et de l\’angine de pointrine,pouvez vous me dire se quelle peu prendre,car elle à beaucoup de cachets et aimerait mieux prendre du liquide.nJ\’espère,que vous allez trouver quelque chose,j\’ai oublié de vous dire avec les cachets quelle prend,lui font mal à l\’estomac.nJ\’attend,votre réponse.n Merci.
Bonsoir Chrystelle,
Merci pour votre question sur notre site.
Le cas de votre maman est malheureusement de plus en plus répandu.
J’entends qu’elle ne sait plus quoi manger et qu’elle doit avoir perdu tout plaisir à table.
Il m’est difficile de répondre précisément car je n’ai que peu d’informations, mais je peux vous conseiller de :
– privilégier les féculents à indice glycémique bas (voir l’article : http://www.consoglobe.com/controler-son-poids-avec-lindice-glycemique-cg ) pour améliorer le diabète et la glycémie et surtout ne plus avoir faim entre les repas. Cela permet aussi d’améliorer le transit intestinal.
– choisir les bons aliments qui aident à améliorer le « bon » cholestérol et à faire baisser le « mauvais ». Tout cela est expliqué dans l’article suivant : http://www.consoglobe.com/cholesterol-ayez-pas-peur-on-en-a-besoin-cg
– prendre le temps de manger lentement, en mâchant bien, dans des jolies assiettes, bien présentées, pour que le plaisir de manger reviennent.
Peut-être devrait-elle parler à son médecin de ses douleurs gastriques à la suite des sachets qu’elle prend ?
Je lui souhaite vivement d’aller mieux.
Merci pour votre fidélité à consoglobe.com. Je vais continuer à m’efforcer de répondre aux questions des lecteurs, comme la votre, dans mes articles et la newsletter du jeudi à laquelle vous pouvez vous abonnez. Bonne continuation et bonne lecture.
Bonjour,
Le mieux serait de pratiquer une activité physique régulière comme la marche dans la nature et de ne plus manger de cholestérol, de manger mieux en général. Tapez ma cuisine végétalienne sur internet pour obtenir de délicieuses recettes sans cholestérol et sans mauvaise graisse. Nous fabriquons notre cholestérol pas besoin d’en rajouter. Le bon cholestérol est celui que nous fabriquons et le mauvais cholestérol est celui que l’on trouve dans les produits animaux.
Moi aussi, je suis traité par statines depuis 30 ans puis par EZETROL depuis 3 ans pour palier aux méfaits(mémoire,vue, crampes musculaires…) des statines, puis on a rajouté la vitamine D à cause des effets secondaires de ceux ci et depuis la parution du livre de Philippe Evens, j’ai tout arrêté pour m’orienter vers le VÉGÉTALISME et est réussi mon 1er examen sanguin depuis 1982 ==> 1.80 g de cholestérol!!!
Traitée plus de 25 ans par les statines, j’ai constaté les effets secondaires : mémoire défaillante, douleurs dans les muscles, manque de vitamine D car les statines inhibent sa synthétisation, baisse de vue, fatigue physique, hypothyroidie. La seule solution : régime alimentaire ce qui fait des économies pour la Sécu et pour moi.
Y a t-il un seul article ou on ne parle pas de tabac….
-« Docteur j’ai un ongle incarné « !
-« C’est parce que vous fumez « ….
Pffff…
Vous expliquez la physiologie, ce qui en soi est plutôt intéressant, Les personnes qui prennent des statines ont pour la plupart des facteurs de risque de maladies vasculaires en plus d’un taux de cholestérol élevé. Ce n’est pas par luxe que ces personnes sont traitées mais bien parce qu’elles ont un risque accru de boucher leurs artères, elles en ont donc besoin. Cette dégradation de la paroi des artères et la constitution des plaques d’athérome est totalement physiologique, cependant la consommation de tabac principalement, l’hypertension artérielle ou encore l’obésité accélèrent ce processus. Ne confondez pas ce qui est de l’ordre du processus naturel et ce qui est provoqué par les comportements. Mangez équilibré va évidemment permettre aux personnes en bonne santé ainsi qu’à celles qui sont déjà malades de mieux se porter. Mais ce n’est pas un alternatif à la mise en place d’un traitement par statines chez ces dernières, qui est nécessaire à ce qu’aucun accident vasculaire ne survienne. (cf la polémique actuelle, arrêter un traitement par statines sous prétexte que c’est inutile peu tuer des gens. )
Le titre est un peu ambigüe, le cholestérol alimentaire, on en a pas besoin. Et la meilleure diète n’est pas la méditerranéenne, mais la végétalienne, et encore mieux crudivore.
Et dernier point le PNNS (modéré) qui ne connait rien du tout en matière de santé.
« L’alimentation : elle apporte seulement de 20 % à 1/3 du cholestérol. C’est donc très peu » : comme toujours il ne faut pas culpabiliser les mangeurs de chair, d’œufs, de lait, alors on leur répète en boucle que ce n’est pas leur faute s’ils font de l’hypercholestérolémie — et tant pis s’il n’y a du cholestérol QUE dans les produits animaux et tant pis s’il n’existe peut-être pas un(e) végétalien(ne) sur la terre qui souffre d’hypercholestérolémie ! (Je n’en ai jamais croisé pour ma part.)
Il ne faut pas les culpabiliser, ils ont le droit de se nourrir de souffrance, de torture, de meurtre et de sang !
Coquilles :
« Cette fabrication interne, par le fois » foie
« lipoprotéine des basse densité » de basse
« Oui, il l’est vrai dans la mesure où » c’est vrai ou qq chose comme ça.
« la combinaison des ces 3 résultats » de ces