La bronchiolite, quand bébé ne respire pas bien

La bronchiolite bébé concerne un tiers des enfants mais reste stressante à gérer. Le point sur cette maladie et ce à quoi il faut prêter attention.

Rédigé par Elodie Mercier, le 25 Feb 2020, à 15 h 10 min

Selon l’Institut de Veille Sanitaire, chaque hiver la bronchiolite atteint 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, c’est à dire 480.000 enfants. Motif de consultation très fréquent chez les médecins traitants mais aussi aux urgences, elle reste assez stressante pour les parents. Faisons le point sur cette pathologie et les solutions naturelles à mettre en place.

Qu’est-ce que la bronchiolite du bébé ?

Il s’agit d’une infection aiguë respiratoire d’origine virale causée principalement par le VRS : virus respiratoire syncytial (dans 50 à 80 % des cas). Elle touche les nourrissons de 2 mois à 2 ans. L’épidémie débute vers la mi-octobre, atteint son pic en décembre pour se terminer à la fin de l’hiver.

Les symptômes sont : une toux grasse, une respiration accélérée et sifflante, de la fièvre et le nez bouché.

La période d’incubation est de 8 jours maximum et la guérison (hors complications) intervient au bout de 5 à 10 jours. Une toux résiduelle peut persister durant 4 semaines après la fin de l’épisode infectieux.

Niveau traitement, (hors complications) les antibiotiques, la ventoline, les sirops pour la toux ne sont pas forcément nécessaires. Cela sera, bien sûr, à voir avec votre pédiatre.

Quelle différence avec une bronchite ?

La bronchite est une inflammation des bronches, à savoir les branches principales de l’arbre respiratoire. Une bronchiolite est une inflammation des bronchioles qui sont d’un diamètre beaucoup plus petit que les bronches car ce sont les branches terminales de l’arbre respiratoire. L’inflammation crée alors un oedème plus gênant dans la mesure où les bronchioles sont plus vite obstruées par le mucus.

La bronchiolite se distingue bien de la bronchite – © Bernardo Emanuelle

Quels sont les critères de contagion ?

Le VRS est extrêmement contagieux. Il survit environ 30 minutes sur la peau et 6 à 7h sur les objets ou le linge. L’enfant contaminé est porteur du virus pendant 3 à 7 jours en moyenne (mais cela peut se prolonger jusqu’à 4 semaines). Il se transmet par :

  • voie aérienne via les gouttelettes mise en suspension avec la toux , les éternuements, les postillons
  • voie cutanée via le contact avec les mains d’objets contaminés

Le virus pénètre dans l’organisme par voie nasale et se multiplie pour ensuite gagner les voies respiratoires inférieures. Chez 70 à 80 % des enfants porteurs, la contamination entraînera une simple rhinopharyngite.

Les enfants les plus à risques sont :

  • ceux présentant des anomalies pulmonaires et cardiaques ou les anciens prématurés
  • ceux qui sont gardés en collectivité ou avec une fratrie nombreuse
  • ceux habitant en zone polluée
  • ceux exposés au tabagisme passif

Quelles sont les complications possibles de la bronchiolite ?

Il s’agit surtout de surinfections bactériennes qui seront traitées par antibiotiques. Elles concernent principalement les enfants présentant une fragilité pulmonaire ou cardiaque : asthme, broncho dysplasies, mucoviscidose, cardiopathies, prématurité.

Quand emmener bébé aux urgences ?

Plusieurs points sont à surveiller :

  • les troubles du comportement : bébé est très somnolent ou fait un malaise.
  • les troubles de la coloration : votre enfant a les extrémités bleues (lèvres, doigts) ou est très pâle.
  • évidemment aussi les troubles respiratoires : bébé respire très vite et s’épuise. Ses ailes de nez se rétractent à l’inspiration et il présente un tirage costal.
  • les troubles alimentaires : votre enfant ne mange ou ne s’hydrate plus suffisamment.

Prudence avec les nouveaux nés de moins de 6 semaines, ils sont vraiment très fragiles.

Zoom sur les mesures à mettre en place

  • L’hygiène renforcée pour toute la famille : Se laver régulièrement les mains, porter un masque en cas de rhume, éviter les bisous ou contacts en période d’épidémie, se tenir loin des foules avec bébé.
  • L’environnement : éviter les endroits pollués, bien aérer votre logement, maintenir la chambre à 19°, humidifier l’atmosphère pour fluidifier les sécrétions et favoriser leur évacuation.
  • Le lavage de nez ou désobstruction rhinopharyngée (DRP) : C’est LA mesure à mettre en place en priorité pour permettre à votre bébé qui respire principalement par le nez de ne pas s’épuiser au niveau respiratoire. Il s’agit de laver son nez à l’aide de pipettes de sérum physiologiques pour évacuer les sécrétions qui l’encombrent(1).
  • Le fractionnement de l’alimentation : si bébé a du mal à respirer, il lui sera difficile de boire ou de manger en grande quantité ou d’avaler son biberon en une seule fois. Pensez à faire des pauses ou à lui proposer de faire des collations plus régulières et légères.
  • Favoriser l’hydratation : mise au sein, biberon, eau, il est important de bien faire boire bébé pour fluidifier les sécrétions pulmonaires ou nasales et permettre une évacuation plus facile par la toux ou la DRP.

Dans tous les cas il faut fluidifier le mucus – © komokvm

Quid de la kiné respiratoire ?

Selon les derniers consensus médicaux, il n’a pas été prouvé que la kiné respiratoire participait à une guérison plus rapide ou plus efficace. Elle permet seulement de dégager transitoirement les voies respiratoires. Elle est surtout indiquée en cas de pathologie respiratoire chronique sous-jacente.

Quels sont les solutions naturelles à mettre en place ?

Les huiles essentielles pourront être un complément intéressant de la prise en charge indiquée par votre pédiatre mais attention aux précautions d’usage, parlez-en avec lui/elle.

Les huiles antivirales et immunostimulantes comme le tea tree, le saro, le ravintsara vont aider bébé à combattre le virus et désinfecter l’air ambiant. L’eucalyptus radié, expectorant, va aider bébé à évacuer ses sécrétions. La camomille romaine, anti inflammatoire et apaisante nerveuse, permettra à bébé de se sentir moins oppressé.


Huile essentielle d’Eucalyptus Radié bio

L’huile essentielle d’eucalyptus radié est réputée expectorante et décongestionnante du système respiratoire. On l’utilisera de manière ciblée pour lutter contre les affections des voies respiratoires supérieures : rhinite, sinusite, otite.

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Vous pouvez les utiliser :

  • en diffusion : 5 gouttes maximum 5 minutes par heure en dehors de la présence de l’enfant.
  • par voie cutanée : 1 goutte d’huile essentielle dans une cuillère à café d’huile végétale à masser au niveau du dos, du thorax et des voûtes plantaires.

N’oubliez pas que ces huiles essentielles sont contre-indiquées chez les bébés de moins de
3 mois, les femmes enceintes de moins de 3 mois ainsi que les personnes asthmatiques et
épileptiques. Pour les enfants, on demande un avis médical systématiquement.

Illustration bannière : Bronchiolite bébé – © komokvm
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Élodie est conseillère en aromathérapie et phytothérapie ainsi qu’animatrice en gestion du stress et en cohérence cardiaque. Elle accompagne au...

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