Tabagisme passif : un risque pour le cerveau des enfants

Une étude canadienne vient de prouver le lien entre tabagisme passif et troubles du comportement chez l’enfant.

Rédigé par Anton Kunin, le 29 Nov 2016, à 11 h 35 min

Inhaler par inadvertance de la fumée de cigarette nuit à notre système respiratoire, tout le monde le sait. Mais voilà que l’existence d’un lien a été prouvée entre le tabagisme passif et le développement de troubles du comportement chez l’enfant.

Tabagisme passif : les enfants en première ligne

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi un millier d’enfants québécois de leur naissance jusqu’à leurs 12 ans. Sept entretiens avec les parents ont été organisés au cours de ces douze ans. Arrivés à l’âge de douze ans, les enfants ont dû répondre eux-mêmes à un questionnaire d’auto-évaluation portant sur leur propension au comportement anti-social.

Les enfants exposés à la fumée de tabac de façon régulière ou intermittente au cours de leur croissance avaient en effet une propension plus prononcée à l’agressivité, au manque de discipline scolaire et au décrochage scolaire. Cette étude vient donc confirmer la supposition qui existait jusqu’ici dans les milieux académiques, mais n’avait jamais trouvé de preuve.

Il s’avère également que l’importance de l’exposition au tabac a un rôle à jouer : plus l’enfant inhalait de la fumée souvent et longtemps, plus ses dispositions aux troubles étaient prononcées.

Les animaux domestiques aussi

Alors, un conseil : si vous avez un enfant, arrêtez de fumer. Ou bien, si cela n’est pas possible, du moins évitez de fumer dans l’appartement, même lorsque l’enfant en est absent : les résidus toxiques de la fumée s’accumulent dans les tissus, les meubles et même dans la peinture des murs.

Enfin, si le tabagisme passif est nocif pour les enfants, il l’est aussi pour les animaux domestiques  : dans une autre étude, des chercheurs ont démontré qu’un gène marqueur de cellules endommagées était plus présent chez les chiens qui vivaient dans un foyer fumeur. Ayant une fréquence respiratoire plus élevée que les hommes, les animaux inhalent plus de substances toxiques. Et du fait de leur petite taille, leur organisme a encore plus de mal à le gérer que le nôtre.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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