Bientôt la fin des cotons-tiges et des produits de gommage

Les cotons-tiges et les produits de gommage contenant des microbilles de plastique seront bientôt interdits. Une bonne nouvelle, quand on en connaît les risques.

Rédigé par Maylis Choné, le 9 Mar 2017, à 10 h 35 min

La loi sur la biodiversité prévoit d’interdire la mise sur le marché des cotons-tiges en plastique et des produits de gommage contenant des microbilles chimiques, nocives pour l’homme comme pour l’environnement.

Adieu gommages aux microbilles plastique !

C’est une bonne nouvelle pour l’homme et pour l’environnement : les microbilles en plastique contenues dans les gommages et les produits exfoliants ne seront plus autorisés. Ces microbilles sont en effet non biodégradables et se retrouvent dans l’eau, créant une pollution supplémentaire. Ce sera de l’histoire ancienne dès le 1er janvier 2018.

cotons tiges

Des soins pour la peau sans microbilles © TORWAISTUDIO Shutterstock

Pour remplacer ces produits cosmétiques, la loi prévoit toutefois que des soins de gommage contenant des « particules d’origine naturelle non susceptibles de subsister dans les milieux, d’y propager des principes actifs chimiques ou biologiques ou d’affecter les chaînes trophiques animales » pourront être vendus. Pas de danger pour les soins à base de noyaux d’abricot par exemple.

Les dangers des cotons-tiges

Les cotons-tiges en plastique ne seront pas épargnés, mais plus tard. La loi interdit leur vente à partir de 2020. En réalité, il aurait fallu que la loi aille plus loin et que les bâtonnets soient tout simplement retirés de la vente, plastique ou non, car leur utilisation est très mauvaise pour la santé des oreilles. Mais le marché juteux représentant 200 millions de dollars pour le géant Unilever – rien qu’aux États-Unis – ne le permet peut-être pas. 

Découvrez grâce au Planetoscope, les chiffres des ventes de cotons-tiges Unilever dans le monde

Les oreilles se nettoient toutes seules. Et les cotons-tiges viennent perturber cette fonction naturelle en poussant le cérumen au fond du conduit, vers le tympan, au lieu de respecter son chemin vers le pavillon. De nombreuses personnes détériorent ou perforent leur tympan de manière accidentelle à cause des bâtonnets ouatés. Et pour couronner le tout, le frottement régulier du coton dans le conduit auditif, constitué de peau extrêmement fine, favorise l’apparition d’eczéma. Alors, il vaudrait mieux opter pour un petit coup de douche tiède ou une serviette humide pour retirer l’excédent de cérumen à l’extérieur du conduit auditif.

Illustration bannière : Femme se nettoyant les oreilles – © PhotoMediaGroup Shutterstock
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. On en retrouve partout, de l’arctique à amazonie, au bord de seine au sahara

  2. Je me sers des coton-tiges pour de petites plaies ou pour retirer quelque chose dans l’oeil comme un cil. Il m’arrive de retirer l’humidité dans les oreilles après la douche; je n’ai jamais eu de problèmes. Après si les gens sont assez idiots pour les enfoncer profondément dans le conduit auditif… les interdire est vraiment stupide.

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