Les ferments lactiques, solution aux troubles fonctionnels intestinaux

Rédigé par Stephen Boucher, le 26 Sep 2015, à 8 h 00 min

Colopathie fonctionnelle, inconfort intestinal, syndrome du côlon irritable : les troubles fonctionnels intestinaux chroniques touchent près d’un tiers de la population dans les pays industrialisés. Maux d’une alimentation moderne plus raffinée, on les appelle des maladies de civilisation. Leurs conséquences peuvent être graves : obésité, diabète, maladie de Crohn. Ils sont dus à l’altération de la flore et de la muqueuse intestinale. Les ferments lactiques peuvent leur apporter une réponse durable et efficace.

Les troubles fonctionnels intestinaux : quand ça vous prend aux tripes

L’intestin est une voie, mais également une barrière naturelle entre l’intérieur et l’extérieur de l’organisme. Quand il est déréglé, tout votre corps, mais aussi votre psychisme, s’en ressent. Les liens entre celui-ci et le cerveau, que la sagesse populaire avait déjà identifiés – « ça vous prend aux tripes » – ne sont d’ailleurs plus à démontrer.

Selon le World Journal of Gastroenterology de mars 2014, ce sont quelque 15 % de la population mondiale qui en souffrirait. Mais plutôt 20 % dans un pays industrialisé tel que la France, où l’on mange de plus en plus de produits raffinés.

« J’ai mal au ventre, je ne sais pas ce que j’ai » : souffrez-vous de troubles fonctionnels intestinaux ?

Les maux en résultant sont divers. Le particulier en souffrant parlera de douleur digestives, de spasmes, de diarrhées, de constipation : autant de termes qui doivent alerter la personne qui en souffre. Dans la description scientifique clinique des troubles fonctionnels intestinaux, selon les critères dits de « Rome III », si une douleur abdominale a persisté au moins trois jours par mois durant les trois derniers mois, et qu’elle a été associée à au moins deux des trois critères suivants, alors vous faites face à un cas de TFI :

  • Vous êtes soulagé-e au moment de la défécation ;
  • Les maux sont associés à un changement dans la fréquence de la défécation, définie par une fréquence supérieure à trois fois par jours, ou inférieure à trois fois par semaine ;
  • Et / ou les maux sont associés à un changement anormal de la consistance des selles, celles-ci étant soit trop solides, soit trop molles.

En somme, si vous vous surprenez à souvent répéter que vous avez mal au ventre, que ça ne passe pas, en fonction de ce que vous mangez et du stress que vous subissez, vous en arriverez probablement à modifier vous-même votre alimentation. Mais quelles solutions durables apporter ?

La flore intestinale est indispensable à la survie de l’homme, donc il est essentiel d’en prendre soin.
Vivian Quandalle, responsable nutrition pour Arkopharma

 

Les ferments lactiques agissent à deux niveaux pour soulager les troubles fonctionnels intestinaux

La médecine traditionnelle prescrit des antalgiques, des antispasmodiques pour réduire la douleur, ou des antilaxatifs en fonction de la consistance des selles, voire des antidépresseurs. S’il n’y a pas de solution miracle, et que vous êtes invité-e à prêter attention à ces maux et consulter un professionnel, un réel mieux être peut être trouvé grâce aux ferments lactiques. Ceux-ci vont en effet agir à deux niveaux :

  1. Ils permettent de réduire la douleur intestinale et abdominale qui handicape au quotidien ;
  2. Ils atténuent les inflammations chroniques de la paroi intestinale, et donc permettre à celle-ci de mieux vous protéger contre toutes sortes de pathologies annexes.

« De manière générale, tout part de l’alimentation, c’est la première médecine », insiste Vivian Quandalle, responsable nutrition pour Arkopharma, qui commercialise la marque Supraflor, une association innovante de six souches de ferments lactiques. Il ajoute : « Souvent, quand on a une hyper sensibilité intestinale, quand on fait un diagnostic des habitudes alimentaires, c’est qu’il y a un déséquilibre, donc il faut rééquilibrer les oméga 3, réduire les oméga 6, diminuer la teneur en sel de son alimentation, veiller à manger plus de 40 grammes de fibres par les fruits et légumes par jour. Et si la flore intestinale est déséquilibrée, elle est indispensable à la survie de l’homme, donc il est essentiel d’en prendre soin. »

troubles fonctionnels intestinaux

Manger des yaourts, c’est très bien, mais il en faudrait 10 pour arriver à l’apport minimum nécessaire en cas de TFI.

C’est en cas de déséquilibre que les ferments lactiques peuvent jouer un rôle positif. Certains objecteront, « oui, mais des ferments lactiques, on en mange depuis des milliers d’années, autant manger un yaourt ».

L’effet d’un yaourt sera réel, mais pas aussi important, puisque le consensus scientifique indique qu’il faut un minimum d’un milliard de ferments lactiques par jour pour avoir une efficacité démontrée. Or, un yaourt en contient au mieux 10 fois moins.

Donc pour une même gélule, il faudrait manger 10 yaourts. Quand on sait que ceux-ci sont le plus souvent sucrés, cela paraît non seulement irréaliste, mais, qui plus est, pas forcément sain. De plus, la concentration en bactéries d’un yaourt diminue au fur et à mesure que celles-ci ont mangé le lactose qu’il contient. Après 21 jours, la population va diminuer. Les compléments peuvent donc être un recours efficace.

Illustration bannière : Douleur à l’estomac – © Wayne0216 Shutterstock
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Actuellement Directeur général de consoGlobe et plus spécifiquement Directeur de la rédaction, Stephen Boucher est anciennement directeur de programme à...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Le kéfir d’eau (ou de fruits) n’est pas évoqué dans cet article. Cette boisson rafraîchissante que l’on peut faire maison semble couvrir tous les besoins en la matière. Avez-vous étudié le sujet qui semble permettre d’éviter des gélules et permettre que notre nourriture soit notre premier « médicament »!
    Vivez toutes et tous une merveilleuse semaine

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