Véhicules électriques : 1,7 million de barils de pétrole en moins par jour en 2025
La guerre en Iran fait exploser le prix du pétrole. De quoi souligner encore l’intérêt de passer à la voiture électrique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une nouvelle attaque de l’Iran contre un site pétrolier qatari a fait passer le baril de pétrole brut à 130 dollars. Le prix à la pompe dépasse désormais largement les 2 euros le litre.
Ce qu’il faut retenir
- Le pétrole flambe et remet la question du coût des carburants au centre du débat.
- La voiture électrique amortit le choc en réduisant la dépendance directe au baril.
- Les économies peuvent être substantielles pour les automobilistes si les prix à la pompe restent durablement élevés.
- L’enjeu dépasse le porte-monnaie : moins de pétrole importé, c’est aussi plus de souveraineté énergétique.
Importer moins de barils de pétrole
En parallèle, l’essor des véhicules électriques a permis d’éviter de consommer 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. L’année précédente, cela avait permis de se passer de la consommation de 1,3 million de barils en 2024, selon une étude réalisée par le think-tank spécialisé sur l’énergie Ember.
Selon ce think-tank dont les calculs reposent sur les chiffres de l’Agence Internationale de l’Énergie, à chaque hausse de 10 dollars par baril, la facture nette mondiale des importations de pétrole augmente d’environ 160 milliards de dollars par an. La hausse actuelle du pétrole augmente encore l’intérêt de l’exercice.
Le chiffre qui change tout
1,7 million de barils de pétrole en moins chaque jour grâce aux voitures électriques. L’équivalent de la production de certains pays.
Reconquérir notre souveraineté énergétique
Selon l’ONG Transport & Environment (T&E), le recours à la voiture électrique constitue au fond le meilleur bouclier qui soit face à la hausse des prix du pétrole. Cela permet d’économiser 77 euros économisés en moyenne par mois. Sur un an, le gain total pourrait s’élever à 924 euros. En effet, si le prix de l’essence se maintient au-dessus des 2 euros par litre dans les semaines à venir, faire le plein de sa voiture coûtera alors 142 euros par mois en moyenne, contre 104 euros avant le début de la guerre en Iran. C’est donc largement plus que pour une voiture électrique, et même en cas de hausse potentielle des prix de l’électricité liée au coût du gaz.
En effet, il faudra dépenser seulement 65 euros de recharge chaque mois pour parcourir la même distance qu’avec un véhicule thermique. Sur le long terme, électrifier le parc automobile est la meilleure solution à la fois pour alléger notre facture d’énergie et reconquérir au passage une partie de notre souveraineté énergétique. Ainsi, les 8 millions de véhicules électriques déjà en circulation au sein de l’Union Européenne ont permis d’éviter l’importation de 46 millions de barils l’année dernière, soit une économie de 2,9 milliards d’euros.
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